UE : le sommet qui fait pschitt

Le sommet de l’UE devait durer deux jours comme d’habitude, mais il s’est terminé au bout de la première journée, après avoir de nouveau prolongé de six mois les sanctions contre la Russie.

La décision importante devait être le nouveau paquet de sanctions, le 18e. Viktor Orban était arrivé en disant qu’on lui avait une promesse qui lui permettait finalement de voter pour. Mais les Slovaques, qui a priori étaient hésitants, ont voté contre.

Une claque pour Kallas qui avait annoncé le 18e paquet pour aujourd’hui…

Le sommet a échoué aussi à réitérer son soutien à l’Ukraine. Parce que la Hongrie a mis son veto.

Et c’est aussi la Hongrie qui a mis son veto à un document ouvrant la voie au début des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE.

Alors Ursule, après minuit, a pleurniché sur X que l’UE devait tenir ses engagements envers l’Ukraine parce que l’Ukraine tient ses engagements envers l’UE… « Car le processus d’adhésion repose sur le mérite. Et l’Ukraine mérite d’aller de l’avant. » Sic.

Le Sacré-Cœur

Veníte, cuncti cúrrite
Ad Cor Jesu mitíssimum :
Cunctos vocat : accédite
Ad Cor amóre sáucium.

Venez, tous ; vous tous, accourez
Vers le très doux Cœur de Jésus !
Tous, il vous appelle : approchez
De son cœur percé par l’amour.

Hic puræ mentes háuriunt
Ætérnæ fontes grátiæ ;
Abscónditos repériunt
Thesáuros sapiéntiæ.

C’est ici que les cœurs purs boivent
La grâce à jamais jaillissante :
C’est ici que de la sagesse
Ils trouvent les trésors secrets.

Qui sitítis justítiam,
Rebus spretis fallácibus,
Plenam hauríte grátiam
De Cordis Christi fóntibus.

Vous, les assoiffés de justice,
Qui dédaignez les biens trompeurs,
Buvez donc la grâce plénière
A sa source, le Cœur du Christ.

Hic floret innocéntia :
Hic inflammátur cáritas :
Hic reis datur vénia :
Hic sanátur infírmitas.

Ici l’innocence fleurit,
Ici l’amour flambe en brasier,
Ici le pécheur est lavé,
Ici le malade est guéri.

Hic casta spirant lília,
Quibus nitéscunt vírgines :
Hic ungúntur ad prǽlia
Mox coronándi púgiles.

Ici le lis immaculé,
Parure des vierges, embaume ;
Ici, pour remporter la palme,
Les lutteurs s’imprègnent de force.

Terræ cedant divítiæ ;
Mundi cedant inánia :
Nostræ Christus divítiæ,
Nobis Christus est ómnia.

Fuyez, richesses de la terre !
Fuyez, bagatelles du monde !
Le Christ, voilà notre richesse ;
Le Christ seul : pour nous tout est là.

Castis amícum méntibus,
Jesu Cor amantíssimum,
Puris amándum córdibus,
In corde regnet ómnium.

Il est l’ami des âmes pures,
Le cœur très aimant de Jésus ;
Des cœurs purs, ah, qu’il ait l’amour,
De tous les cœurs qu’il soit le Roi !

Jesu qui lux de lúmine
Plenus es sapiéntia,
Cordis plenitúdine
Da fluat in nos grátia.

Jésus, lumière de lumière,
Plénitude de la sagesse,
De votre Cœur puisse la grâce
Déborder et couler en nous.

Qui candor es, in méntibus
Lux una nostris fúlgeas ;
Qui cáritas es, córdibus
Ignis consúmens árdeas. Amen.

Vous êtes la clarté suprême ;
Brillez en nous, lumière unique ;
Vous êtes l’amour : feu ardent,
Brûlez et consumez nos cœurs ! Amen.

*

Cette séquence de la messe du Sacré-Cœur se trouvait encore dans le missel romano-lyonnais avant la destruction liturgique de 1969 (traduction dom Gaspar Lefebvre). Merci à Alexandre qui l’avait mise dans les commentaires en 2018. La première strophe se trouvait presque identique dans la messe publiée par l’archevêque de Paris Christophe de Beaumont en 1767 :

Venite, cuncti, currite
Ad Cor Jesu mitissimum:
Cunctos vocat, confidite;
Amoris est incendium.

Mais la suite était très différente. Une autre version est la septième strophe de l’hymne des premières vêpres de la « solennité du Cœur admirable de Jésus », de saint Jean Eudes (qui parle curieusement du Cœur… du Père) :

Venite, gentes, currite
Ad Cor Patris mitissimum:
Omnes amat, confidite,
Amoris est incendium.

La prise de Chevtchenko

Presque tous les jours l’armée russe reprend à l’Ukraine une localité, parfois deux comme hier. L’une des deux ne passe pas inaperçue : Chevtchenko. Car là se trouve l’un des quatre gisements « ukrainiens » de lithium, l’un des plus importants d’Europe orientale.

C’est le gros point noir qu’on voit sur la carte à droite. Celui qui est plus au sud est le gisement de Kruta Balka, qui a été repris par les Russes dès février 2022. Tous deux sont dans la République de Donetsk.

Gestapo

La police allemande a effectué hier matin à 6h plus de 150 descentes chez des personnes soupçonnées de « discours de haine » sur les réseaux sociaux, dans le cadre de la 12e « journée d’action contre la haine et l’incitation à la violence en ligne ».

La plupart de ces « incendiaires numériques », selon l’expression du ministère de l’Intérieur de Rhénanie du Nord, sont de l’horrible strèmdroâte.

Les poursuites pour « discours de haine » ont quadruplé ces trois dernières années, grâce à la vigilance et au traditionnel savoir-faire de la police allemande.

A Berlin même, la police se vante d’avoir envoyé 55 enquêteurs chez 9 personnes, et d’avoir trouvé aux neuf domiciles perquisitionnés des « preuves » qui vont « être analysées ».

La police de Berlin ajoute des conseils de délation :

« Il existe déjà aujourd’hui de nombreux moyens faciles de signaler les crimes haineux sur Internet. Dans ce contexte, la police recommande de porter plainte auprès de n’importe quel commissariat de police ou en ligne via la police en ligne, de contacter des centres de signalement centralisés tels que REspect, HateAid ou le Centre de signalement des contenus illégaux sur Internet (ZMI), de signaler les messages haineux aux fournisseurs de réseaux sociaux et de leur demander de supprimer les contenus punissables, et de sauvegarder soi-même le message concerné, par exemple sous forme de capture d’écran, afin de conserver les preuves. »

Outre l’intimidation contre la strèmedroâte qui menace d’arriver au pouvoir, cela permet bien sûr de détourner l’attention des innombrables crimes perpétrés par des immigrés.

Ursulgbt

Hier soir, Ursule a publié une immonde vidéo de propagande LGBT, à vomir, pour appeler les autorités hongroises « à autoriser la Pride de Budapest à se dérouler sans crainte de sanctions pénales ou administratives à l’encontre des organisateurs ou des participants ». Et d’ajouter : « A la communauté LGBTIQ+ en Hongrie et au-delà : je serai toujours votre alliée. »

Viktor Orban a répliqué : « J’exhorte la Commission européenne à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires policières des États membres, où elle n’a aucun rôle à jouer. »

Le gouvernement hongrois a demandé que le sordide événement se déroule dans un lieu fermé, comme un stade ou un hippodrome, à l’abri du regard des mineurs, afin de respecter la loi. La municipalité de Budapest et les organisateurs ont refusé, « préférant la confrontation et l’illégalité », a remarqué le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs sur X. « Il ne s’agit pas ici de droits ou de liberté, mais bien de provocation. La loi était claire et ils ont choisi de l’ignorer. »

Le ministre hongrois de la Justice, Bence Tuzson, a envoyé une lettre aux États membres et institutions de l’UE rappelant que la marche a été interdite « afin de protéger les droits des enfants » et que « ceux qui participent à un évènement interdit par les autorités commettent une infraction »passible d’une amende de 500€ et d’une peine de prison d’un an : « Veuillez vous assurer que vos collaborateurs et collègues sont dûment informés de ces faits, dans un souci de clarté. »

Outre Hadja Lahbib, commissaire à l’Égalité, plusieurs eurodéputés ont prévu de participer à cette gay pride samedi, dont Iratxe García Pérez, la présidente du groupe socialiste.

Les représentations diplomatiques et culturelles de 33 pays ont publié une déclaration de soutien au défilé des invertis. L’Italie, la Croatie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie ne font pas partie des signataires.