Où ça se passe

La table des grands (aujourd’hui à Ryad) :

La table des petits (hier à l’Elysée) :

Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Fédération de Russie à l’ONU :

Aujourd’hui, nous nous rendons compte que les garants de Minsk, et en général les pays de l’UE et le Royaume-Uni, sont absolument incapables de participer à tout accord futur sur le règlement de la crise ukrainienne. Ils sont aveuglés par une russophobie aveugle, un désir maniaque de vaincre notre pays sur le champ de bataille par l’intermédiaire des Ukrainiens survivants.

Les élites européennes d’aujourd’hui sont malheureusement incapables de penser stratégiquement et d’imaginer une quelconque équation de sécurité impliquant la Russie, car elles ont construit exclusivement des configurations politiques et militaires anti-russes pendant de nombreuses années, de manière secrète ou ouverte.

Un cessez-le-feu et le gel du conflit ukrainien le long de la ligne de contact ne sont pas en eux-mêmes des garanties de sa résolution. C’est la leçon la plus importante de Minsk et elle devrait être apprise par ceux qui travailleront aujourd’hui sur les nouveaux contours d’éventuels accords.

Mardi de la Septuagésime

« Le Seigneur Dieu ayant donc formé de la terre tous les animaux terrestres et tous les oiseaux du ciel, il les amena devant Adam, afin qu’il vît comment il les appellerait. Et le nom qu’Adam donna à chacun des animaux est son nom véritable. Adam appela tous les animaux d’un nom qui leur était propre, tant les oiseaux du ciel que les bêtes de la terre. »

(Fresque de Théophane le Grec, monastère Saint-Nicolas, Météores, 1527.)

Rubio et Lavrov

Le ministère russe des Affaires étrangères a fait état samedi d’une conversation téléphonique entre les ministres américain et russe des Affaires étrangères. C’est autrement plus important que les objurgations de plus en plus folles de la Kallas et de la Baerbock (sans parler du délire de Zelensky) qui occupent les médias.

Une conversation téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays a eu lieu à l’initiative des États-Unis.

À la suite de la conversation téléphonique entre les présidents de la Russie et des États-Unis le 12 février, les ministres des Affaires étrangères ont convenu de maintenir un canal de communication pour relever les défis accumulés dans les relations russo-américaines. Cette initiative vise à éliminer les barrières unilatérales héritées de l’administration précédente, ouvrant la voie à une coopération commerciale, économique et d’investissement mutuellement bénéfique.

Ils ont convenu de contacts réguliers, y compris pour préparer un sommet russo-américain.

Lavrov et Rubio ont confirmé leur volonté de travailler ensemble pour rétablir un dialogue interétatique respectueux de chacun, conformément au ton donné par les présidents.

La détermination mutuelle à interagir sur les grandes questions internationales, y compris le règlement autour de l’Ukraine, la situation autour de la Palestine et en général au Moyen-Orient et dans d’autres voies régionales a été soulignée.

Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les moyens de mettre rapidement fin à la politique lancée par l’administration de Barack Obama en 2016 sur le durcissement maximal des conditions de fonctionnement des missions diplomatiques russes aux États-Unis, ce qui, bien sûr, a entraîné des mesures de rétorsion. Il a été convenu d’organiser une réunion d’experts dans un avenir proche afin de convenir de mesures concrètes pour éliminer mutuellement les obstacles au travail des missions étrangères russes et américaines.

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Demain, Serguei Lavrov et Iouri Ouchakov (ancien ambassadeur de Russie aux Etas-Unis et conseiller de Poutine) auront des entretiens à Ryad avec leurs homologues américains, « qui portera principalement sur le rétablissement des relations russo-américaines dans tous les domaines », a annoncé Dmitri Peskov.

Un commentaire d’Elon Musk qui ne passe pas inaperçu : « Voilà à quoi ressemble un leadership compétent. »

Le Kazakhstan menacé…

L’ineffable russophobe d’Asia News, Vladimir Rozanskij, se penche aujourd’hui sur le triste sort du Kazakhstan, où divers médias « indépendants », dont Radio Svoboda, sont menacés de mort à cause de la fin des versements de l’USAID : 45 millions de dollars.

Après avoir évoqué la menace sur le mouvement féministe, il conclut :

Le « Conseil des parents » du Kazakhstan est également intervenu ces derniers jours pour défendre les valeurs traditionnelles, contre la propagande « sur le sujet de l’identité de genre qui embrouille l’esprit de nos enfants, qui un jour commenceront à dresser des barricades dans notre société ». La crainte est qu’« un enfant d’aujourd’hui veuille devenir le dirigeant du pays de demain et fasse une révolution contre sa propre famille », et la présidente de l’Association des parents, Bagila Baltabaeva, se demande « qui gouvernera notre pays dans deux ou trois générations ». Il est donc préférable de compter sur la protection de Trump et de Musk pour défendre le Kazakhstan et toute l’Asie centrale.

On appréciera la défense de l’idéologie du genre dans un média de l’Institut pontifical des missions étrangères, et l’extraordinaire phrase finale : la « protection » de Trump et Musk, c’est seulement qu’ils suppriment des subventions, ce qui ne permet plus de « défendre le Kazakhstan », c’est-à-dire les mouvements et médias subversifs…