L’histoire qui s’écrit sous nos yeux

Cette photo prise à l’issue des quatre heures et demie d’entretiens entre les ministres russe et américain des Affaires étrangères résume parfaitement les commentaires qui en ont été faits à Washington et à Moscou. Elle annonce déjà la poignée de mains entre Trump et Poutine, qui désormais ne saurait tarder.

Naturellement, cette nouvelle situation est insupportable pour les Européens russophobes, et la Kallas a résumé la question :

Avec les ministres des Affaires étrangères européens, j’ai parlé à M. Rubio après ses entretiens à Riyad. La Russie va essayer de nous diviser. Ne tombons pas dans ses pièges. En travaillant ensemble avec les États-Unis, nous pouvons parvenir à une paix juste et durable, selon les conditions de l’Ukraine.

« En travaillant ensemble avec les États-Unis », cela se dit sur un ton larmoyant et suppliant : s’il vous plaît, donnez-nous un strapontin…

Hélas la France est clairement dans le camp des russophobes extrémistes. Notre ministre des Affaires étrangères affirme lui aussi, aujourd’hui, que la Russie est « l’ennemi de l’Europe », et le Premier ministre se plaint : « On assiste à une alliance inenvisageable de Poutine et Trump qui marginalise l’Europe sur son propre sol. »

Inenvisageable ? Eh bien il va falloir l’envisager.

D’autant que Donald Trump est déjà passé à la vitesse supérieure, et il accuse carrément l’Ukraine d’être responsable de la guerre :

« Aujourd’hui j’ai entendu “Oh nous n’étions pas invités“. Eh bien, vous l’étiez depuis trois ans. Vous auriez dû mettre un terme à cette guerre il y a trois ans. Vous n’auriez jamais dû la commencer. Il n’y a pas eu d’élections en Ukraine depuis longtemps. Même si c’est triste pour moi de le dire, Zelensky aujourd’hui est crédité de 4%. Si l’Ukraine veut une place à la table des négociations, il doit y avoir des élections. »

Le député ukrainien Oleksandr Doubinsky écrivait hier sur son fil Telegram (qui est en russe et non en ukrainien, soit dit en passant…) : « Je ne peux pas me refuser, ni vous refuser, un tel plaisir. En bref, s’il y a des élections demain, pour qui voterez-vous ? » Zelensky, ou une serpillère ? Résultat du sondage : 97% pour la serpillère, 3% pour Zelensky. Aujourd’hui Doubinsky commente : « Trump exprime la voix du peuple ukrainien. Sur mon fil, Zelensky a obtenu 3 %. Coïncidence étonnante… »

Mercredi de la Septuagésime

Le « Speculum Humanae Salvationis » de Darmstadt, 1360.

C’est aujourd’hui que la lecture biblique en arrive à l’épisode de la chute, qui est au centre de la semaine de la Septuagésime. Avec ce répons :

℟. Ecce Adam quasi unus ex nobis factus est sciens bonum et malum : * Vidéte, ne forte sumat de ligno vitæ, et vivat in ætérnum.
. Fecit quoque Dóminus Deus Adæ túnicam pellíceam, et índuit eum, et dixit.
℟. Vidéte, ne forte sumat de ligno vitæ, et vivat in ætérnum.

Voici qu’Adam est devenu comme l’un de nous, connaissant le bien et le mal : Voyez qu’il ne vienne à prendre de l’arbre de vie, et qu’il vive pour l’éternité. Le Seigneur Dieu fit aussi à Adam une tunique de peau, l’en revêtit et dit : Voyez qu’il ne vienne à prendre de l’arbre de vie, et qu’il ne vive pour l’éternité.

Cette « tunique de peau » est la condition de l’homme biologique après la chute. Elle va se tacher, s’user, se déchirer, et finalement se détruire, toutes choses qui ne pouvaient arriver dans la condition de l’homme au paradis terrestre. C’est la chair soumise au péché et à la corruption, par opposition à la chair créée immaculée, celle d’Adam et Eve avant la chute, celle du Christ le Verbe qui s’est fait chair. Il ne sera plus question de la « tunique de peau » dans la Sainte Ecriture, jusqu’à la fin, juste avant l’Apocalypse : au dernier verset de l’épître de saint Jude avant la doxologie finale : « Reprenez ceux qui sont jugés, sauvez-les en les retirant du feu, ayez pitié des autres dans la crainte, et en haïssant cette tunique souillée de la chair. »

Haka anti-LGBT

C’était samedi à Auckland en Nouvelle-Zélande. Des membres d’une communauté évangélique ont interrompu quelques instants le défilé de l’« Auckland Pride » par un haka de protestation.

Le maire a dénoncé un comportement de « voyous », et le Premier ministre en personne, Christopher Luxon, a condamné cette action d’intimidation des invertis et des pervers. Le Premier ministre a surtout réagi à la perturbation, par les mêmes manifestants, un peu plus tôt dans la journée, d’une « lecture pour enfants » animée par un « drag-king » (sic). L’événement a dû être interrompu quand les manifestants ont forcé l’entrée du bâtiment avec des pancartes « Non à la propagande des Fiertés » ou « Il n’y a que deux genres ».

La police a ouvert une enquête et souligne l’impact « considérable » de la manifestation sur les enfants, le personnel de la bibliothèque et les visiteurs.

Car tel est le monde à l’envers. Il est interdit de protester contre la perversité et la laideur des « drags », on doit trouver normal que les enfants soient déstabilisés et entraînés vers la perversion. Je pense toujours à cette brève séquence où une « drag queen » s’adresse à une petite fille en lui disant bonjour, et la petite fille répond : « Bonjour monsieur. » Et l’autre : « Il faut dire bonjour madame, je suis une femme. » La petite fille : « Mais non, vous êtes un homme. » Et il faudra répéter et répéter la leçon jusqu’à ce que la petite fille dise « bonjour madame »…

Grand malade

« N’arrêtez jamais de paniquer. »

Ce tweet du président letton n’était pas une mauvaise blague. Ce n’était pas du tout ironique. Edgars Rinkēvičs adjure réellement les Européens de ne pas arrêter de paniquer. Face à la menace russe, évidemment.

Son conseiller en communication a même souligné l’importance du message, en expliquant qu’il s’agit d’une réflexion (sic) du président à propos du sommet informel qui s’est tenu à Paris… où la Lettonie n’était pas invitée.

Le journal letton Jauns ajoute :

Les experts soulignent que les questions de sécurité européenne sont d’une importance vitale pour les États baltes – en particulier la Lettonie – car la défense de l’Ukraine est perçue comme essentielle à la sécurité de la région elle-même. Rinkēvičs est depuis des années l’un des plus actifs à alerter sur la menace d’agression russe, sa déclaration est donc perçue comme un signal symbolique adressé aux dirigeants occidentaux pour qu’ils ne relâchent pas leur soutien à l’Ukraine et renforcent la défense européenne.

Le gaz russe : toujours plus…

La France est toujours le premier importateur européen de gaz russe liquéfié, ce qui est logique puisque nous avons le plus grand nombre de terminaux de regazéification.

Mais les importations ont augmenté de… 81% entre 2023 et 2024, pour une facture s’élevant à 2,68 milliards d’euros.

Une grande partie de ce gaz est revendu aux pays qui en soutien vertueux de l’Ukraine n’achètent plus de gaz à la Russie, particulièrement l’Allemagne…

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Gag : notre ministre des Affaires étrangères annonce que le 16e paquet de sanctions contre la Russie portera « essentiellement sur les ressources énergétiques que la Russie utilise pour financer son effort de guerre »