Orban et Macron

Emmanuel Macron a fait venir Viktor Orban à Paris, aujourd’hui, veille du « conseil européen extraordinaire » sur l’Ukraine en présence de Zelensky, pour tenter de le persuader de ne pas mettre de bâtons dans les roues d’un nouveau soutien massif à l’Ukraine.

Mais dans l’avion Viktor Orban n’y paraissait pas prêt du tout :

« Maintenant que l’Amérique n’est plus là, le camp de la guerre est devenu beaucoup plus faible. Alors pourquoi pensent-ils pouvoir l’emporter ? J’aimerais avoir une réponse à cette question. Est-il raisonnable que la France reste dans le camp pro-guerre ? »

Russophobie euro-épiscopale

La « présidence de la COMECE » (c’est la brochette d’individus en noir ci-dessus) se fend d’une déclaration où elle

– réaffirme « la proximité et la solidarité sincère des évêques de l’UE avec le peuple ukrainien, qui souffre depuis plus de trois ans de l’invasion massive et injustifiable de la Russie ». ;

– et exprime sa « gratitude aux décideurs de l’UE pour le soutien humanitaire, politique, économique, financier et militaire sans précédent qu’ils ont apporté à l’Ukraine et à son peuple au cours des dernières années ».

Comme d’habitude, la COMECE répète le politiquement correct médiatique (et c’est pourquoi on n’en parle jamais) :

La lutte de l’Ukraine pour la paix et la défense de son intégrité territoriale n’est pas seulement une lutte pour son propre avenir. Son issue sera également décisive pour le sort de l’ensemble du continent européen et d’un monde libre et démocratique.

Il y en a encore comme cela une tartine, sur la « violation flagrante du droit international », les « actes atroces commis à l’encontre de la population civile » qui « exigent que justice soit faite ».

Il y a même un passage amusant :

La communauté internationale doit continuer à aider l’Ukraine à reconstruire les infrastructures détruites. La Russie, l’agresseur, doit participer de manière adéquate à cet effort.

Quand on voit comment Marioupol (démolie par les nazis d’Azov) a été reconstruite, et agrandie de nouveaux quartiers, et avec de nouvelles infrastructures (hôpitaux, écoles, cinéma, gymnase ultra-moderne, gigantesque école navale…), on peut constater que la Russie a déjà participé de façon spectaculaire « à cet effort »…

L’Ukraine en bref

Suite aux révélations de journaux britanniques, le directeur de la CIA John Ratcliffe, puis le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump Mike Waltz, ont confirmé que les Etats-Unis ont arrêté tout partage de renseignement avec l’Ukraine.

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Une cour martiale russe a condamné le mercenaire britannique Scott Rees Anderson, capturé dans la région de Koursk, à 19 ans de prison. Le mercenaire disait qu’il était un « voyageur dans le temps » et était en fait l’empereur Nicolas II. Bizarrement, les juges n’ont pas cru que Nicolas II se battait contre la Russie…

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Les autorités lettones vont faire don à l’Ukraine d’un nouveau lot de 31 automobiles confisquées pour conduite en état d’ivresse. Depuis un an, la Lettonie a remis à l’Ukraine 676 véhicules confisqués à des conducteurs ivres, pour une valeur de 99.000 €. Ukraine Watch commente : « Il semble que Zelensky ait trouvé un substitut au financement américain : les alcooliques lettons. »

En Colombie, l’euthanasie des adolescents

La culture de mort galope en Amérique latine. La Colombie prend la tête ce mois-ci, avec l’injonction de sa Cour constitutionnelle au ministère de la « Santé », lui demandant d’« adapter la réglementation relative au droit de mourir dans la dignité pour les enfants et les adolescents », afin de « garantir que les mineurs atteints de déficience intellectuelle ne soient pas exclus de la possibilité de présenter des demandes d’euthanasie ».

En Ecosse, l’avortement sacro-saint

Sara Spencer, étudiante sage-femme américaine en Ecosse, a été suspendue pour avoir dit qu’elle était contre l’avortement sur un forum Facebook.

Elle répondait à cette question : « Les sages-femmes ont-elles quelque chose à voir avec les avortements, et peuvent-elles refuser d’y participer en raison de leurs convictions ? »

« On a le droit de refuser de participer, la loi protège le droit statutaire à l’objection de conscience. Je m’opposerai toujours personnellement à participer à tuer un enfant à naître. »

Dénoncée pour cette prise de position, elle a été convoquée par la direction de son service de santé et a été envoyée à l’université d’Edimbourg, où l’on a ouvert une enquête sur son aptitude à exercer, pour a) avoir jeté le discrédit sur la profession ou l’université ; b) s’être comportée d’une manière « préjudiciable à la sécurité, à la dignité, au bien-être et à la réputation personnelle et/ou professionnelle d’autrui » ; c) avoir fait un usage abusif des médias sociaux ; et d) s’être comportée d’une manière ne répondant pas aux attentes du code professionnel de l’étudiant.

Pour finir elle a bénéficié d’un non-lieu. La direction du service de santé a protesté, puis s’est écrasé après intervention de l’université. Mais ses professeurs ont continué de critiquer Sara Spencer et ses croyances pro-vie « inappropriées ».

Sara Spencer demande quant à elle à la direction du service de santé de reconnaître explicitement et publiquement son droit à l’objection de conscience, à la liberté d’expression et à la protection de sa foi, et d’assurer qu’il n’y aura pas de discrimination à l’avenir contre les étudiants et les professionnels qui expriment des opinions pro-vie.