La réunion d’Istanbul

Une nouvelle réunion entre Américains et Russes a eu lieu aujourd’hui, à Istanbul. Non seulement elle se déroulait à huis clos, mais les noms des participants n’ont pas été divulgués. Elle a duré six heures et demie.

Voici ce qu’en a dit Maria Zakharova ce matin :

Dans le cadre du développement d’une série de contacts bilatéraux de haut niveau, une réunion d’experts se tient aujourd’hui à Istanbul pour trouver des solutions aux nombreux « irritants » qui persistent dans le dialogue bilatéral en raison du terreau que les précédentes administrations américaines ont créé par leurs actions destructrices.

Ces questions problématiques se sont accumulées à la suite des activités répréhensibles de plusieurs équipes précédentes à la Maison Blanche. Elles ont délibérément créé des obstacles au fonctionnement de l’ambassade russe à Washington et ont ainsi porté atteinte à la structure même des relations diplomatiques entre nos deux pays. Comme vous le savez, la Russie a été contrainte de prendre des mesures miroirs.

La nouvelle équipe de la Maison Blanche a compris que cette situation ne pouvait pas durer indéfiniment.

Nous espérons que la réunion d’aujourd’hui sera la première d’une série de consultations d’experts qui nous permettront, à nous et aux États-Unis, de surmonter les divergences qui sont apparues et de renforcer les mesures de confiance.

Dans son discours au FSB en début d’après-midi, Vladimir Poutine a déclaré que la communication initiale avec l’administration américaine « inspire certains espoirs». « Il existe une volonté réciproque d’œuvrer au rétablissement des relations entre les pays, à une résolution progressive de l’arriéré colossal de problèmes systémiques et stratégiques dans l’architecture mondiale. »

Les actuels partenaires américains « font preuve de pragmatisme, d’une vision réaliste des choses et abandonnent de nombreux stéréotypes, les soi-disant règles et clichés idéologiques messianiques de leurs prédécesseurs, qui, pour l’essentiel, ont été les raisons qui ont conduit à la crise de l’ensemble du système des relations internationales ».

Il a ajouté que tout le monde n’est pas satisfait du dialogue entre la Russie et les États-Unis, et certains vont donc tenter de le perturber ou de le discréditer. « Nous devons en tenir compte et utiliser toutes les ressources diplomatiques et de renseignement disponibles pour déjouer de telles tentatives. »

Interdire les chansons russes ?

Théoriquement tout ce qui est russe est interdit en Ukraine, mais l’interdiction n’est pas facile à faire respecter dans un pays où tout le monde parle russe… La dernière initiative en date est une pétition demandant l’interdiction de la diffusion des chansons russes sur les plateformes comme Apple Music ou Spotify. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est que le rappeur russe Morgenstern avait cinq chansons dans les dix principaux succès du classement de ce mois. Déjà en 2022 certains se plaignaient qu’un quart des chansons du Top-100 d’Apple Music en Ukraine soient russes.

La pétition ayant recueilli plus de 25.000 signatures, le conseil des ministres a l’obligation de la prendre en considération.

Mais une interdiction ne changerait rien, puisque ces plateformes ne sont pas en Ukraine. Et si on interdit la diffusion de ces plateformes en Ukraine ça ne changera rien non plus, puisqu’il est très facile de contourner ces interdictions sur internet.

Le tchat sexuel transgenre de la NSA

Tulsi Gabbard, nouvelle directrice du Renseignement national des Etats-Unis, annonce le licenciement d’une centaine de responsables de la NSA (Agence nationale de sécurité) qui participaient à un forum de discussion interne de l’agence, un « tchat sexuel transgenre » où l’on discutait de polyamour et de chirurgies transgenres tout en fantasmant sur le fait d’avoir des bébés hermaphrodites et en dénigrant les chrétiens. Certains y passaient toute la journée pour « transformer leurs perversions et pathologies en tâches officielles », notamment de recrutement, comme dit LifeSiteNews. Car ce forum faisait très officiellement partie de la politique DEI (diversité, équité inclusion) de la NSA, « non seulement essentielle à sa mission, mais impérative ». Mais il a été fermé quand Donald Trump a interdit la DEI.

« La décision prise aujourd’hui de tenir ces individus pour responsables n’est que le début de ce que nous voyons à travers l’administration Trump pour faire le ménage et rétablir la confiance dans les institutions fédérales », a déclaré Tulsi Gabbard.

Routine démocratique

En Autriche, puisque la strèmdroate a gagné les élections et a le plus grand nombre de députés, la droite, la gauche et les libéraux se sont unis pour gouverner ensemble. Ils ont mis exactement cinq mois pour y arriver, et ce n’est pas encore sûr, mais il faut ce qu’il faut quand on est confronté au danger d’une politique qui pourrait remettre le pays sur les rails.

En Allemagne la strèmedroate n’a pas gagné les élections mais le résultat est le même : il faut que la droite et la gauche s’unissent (là-bas les libéraux viennent de disparaître) pour constituer une majorité…

Des majorités forcément vouées à ne pouvoir rien faire. Mais puisque c’est Bruxelles qui décide…