Samedi de la quatrième semaine de carême

La messe de ce jour est la dernière messe d’appel des catéchumènes au baptême. Dans les temps antiques on la connaissait sous le nom de « Sitientes », car c’est le premier mot de l’introït : « Vous qui avez soif, venez aux eaux, dit le Seigneur, et vous qui n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie » : Sitientes venite ad aquas, dicit Dóminus : et qui non habétis prétium, veníte et bibite cum lætitia.

Par les moniales de la chartreuse Notre-Dame de Benifaçà (Espagne), avec des images du monastère.

Isaïe parle aussi de cette eau dans la première lecture : « Celui qui a pitié d’eux les conduira et les mènera boire aux sources des eaux. » Le peuple d’Israël est assimilé à un troupeau de brebis que le bon Pasteur conduit dans les meilleurs pâturages et aux meilleures sources. C’est ce que chante aussi le psaume 22, qui est le chant de la communion : « C’est le Seigneur qui me conduit, et rien ne pourra me manquer : Il m’a établi dans un lieu de pâturages : Il m’a amené près d’une eau fortifiante. » Dóminus regit me, et nihil mihi déerit : in loco páscuæ ibi me collocávit : super aquam refectiónis educávit me.

Le baptême est une illumination, cette eau donne la lumière, et dans l’évangile (saint Jean 8, 12-20) Jésus déclare : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit (…) aura la lumière de la vie. » La lumière de la vie éternelle.

Et ceux à qui Jésus communique la lumière deviennent eux-mêmes lumière du monde, par participation à la lumière divine, comme il le dit à ses apôtres (en saint Matthieu) : « Vous êtes la lumière du monde, que votre lumière luise devant tes hommes, afin que voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans le ciel. »

Le Père dont Jésus ose dire aux pharisiens qu’ils ne le connaissent pas. Parce que pour connaître le Père, il faut renaître dans le Fils.

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Pour les bénédictins c’est aujourd’hui la fête de saint Benoît.

Cinq mois ferme pour pensée non conforme

Le procureur général du Canton de Vaud (qui est aussi militant « libéral-radical »…) Eric Kaltenrieder condamne Alain Soral à cinq mois de prison ferme et à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 170 francs suisses par jour, pour des « contenus vidéos, images et commentaires au sujet de personnes de confession juive », et pour « détention d’un spray d’autodéfense prohibé ».

Le Procureur général avait joint au dossier une demande de délégation de la poursuite pénale émanant du Pôle national de lutte contre la haine en ligne du Parquet du Tribunal judiciaire de Paris, concernant des « propos injurieux tenus par Alain Soral via son compte X à l’endroit d’une journaliste faisant l’objet d’une vague de haine et d’attaques en ligne », et de « plusieurs commentaires homophobes » relatifs à Gabriel Attal…

Alain Soral s’était installé en Suisse pour éviter la prison en France…

Aujourd’hui il est réfugié en Russie.

La persécution franco-suisse ne s’arrête pas pour autant. De nouveaux propos « à l’encontre de la communauté juive » ont fait l’objet d’une nouvelle dénonciation des autorités françaises et d’une auto-saisine du Procureur général suisse. Une nouvelle instruction pénale a été ouverte hier 19 mars…

Piraterie d’Etat

Macron fait une fois de plus le pirate. Et une fois de plus ça finira en eau de boudin. (On note au passage que dans la « guerre en Iran » il n’y a pas d’agresseur…)

Ubukraine

Le ministère ukrainien de la Culture a officiellement transféré à l’« Église orthodoxe d’Ukraine » (l’Eglise du pouvoir), pour 50 ans, le bâtiment de Simferopol en Crimée où se trouvait auparavant sa « cathédrale ». Cette décision confère officiellement au bâtiment le statut de « sanctuaire principal » en Crimée.

Ce bâtiment, qui avait été transformé en « cathédrale » par l’ajout de quatre colonnes et d’un fronton devant l’entrée, est aujourd’hui celui du ministère des relations foncières et immobilières de Crimée.

Sur la photo on voit avec le ministre de la Culture le « métropolite Clément », qui a la lourde tâche de diriger en Crimée une Eglise qui n’existe pas et où il ne peut pas mettre les pieds.

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Autrement plus grave est l’affaire Boutiaguine, révélant le degré de la russophobie polonaise jusque dans les rouages de la Justice.

Hier, un tribunal polonais a approuvé l’extradition de l’archéologue russe Alexandre Boutiaguine vers l’Ukraine. Un pays où il sera condamné à cinq ans de prison pour avoir fait son métier, si par miracle il n’est pas assassiné avant.

Alexandre Boutiaguine est un des grands archéologues russes. Professeur d’archéologie et d’histoire de l’art à l’université de Saint-Pétersbourg, organisateur d’expositions, chef du secteur archéologique de la région nord de la mer Noire au musée de l’Ermitage, chef de l’expédition archéologique de Myrmekion en Crimée (site grec, puis romain) depuis 1999, il est accusé par l’Ukraine d’avoir continué ses recherches après 2014, donc sans autorisation du gouvernement ukrainien… Il est inculpé pour « fouilles illégales sur un site du patrimoine archéologique, destruction, dégradation ou endommagement d’objets du patrimoine culturel » ukrainien. Il est également accusé d’avoir « volé » tout ce qu’il a trouvé, dont un trésor de pièces d’or en 2022. A quoi la Russie répond que tout ce que Boutiaguine a trouvé à Myrmekion se trouve dans un musée en République de Crimée.

Le 4 décembre 2025, Alexandre Boutiaguine a été arrêté à l’aéroport de Varsovie, à la demande de l’Ukraine, alors qu’il allait prononcer une conférence.

Depuis lors la Russie demande la libération de l’archéologue. Mais hier la justice polonaise a donc décidé de le livrer aux « autorités » de Kiev. Il fait appel de cette décision, et la Russie exige sa libération immédiate.

Continuité

Voici le premier et le dernier paragraphes du « Message du Saint-Père Léon XIV à l’occasion du dixième anniversaire de l’Exhortation apostolique postsynodale Amoris Laetitia » publié hier :

Le 19 mars 2016, le Pape François a offert à l’Église universelle un message lumineux d’espérance concernant l’amour conjugal et familial : l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, fruit de trois années de discernement synodal soutenues par l’Année Sainte de la Miséricorde. En ce dixième anniversaire, nous voulons rendre grâce au Seigneur pour l’élan donné à l’étude et à la conversion pastorale de l’Église et lui demander le courage de poursuivre le chemin, en accueillant toujours à nouveau l’Évangile, dans la joie de pouvoir l’annoncer à tous.
Prenant acte des changements qui continuent d’influencer les familles, j’ai décidé de convoquer en octobre 2026 les Présidents des Conférences Épiscopales du monde entier, afin de procéder, dans l’écoute réciproque, à un discernement synodal sur les mesures à prendre pour annoncer l’Évangile aux familles aujourd’hui, à la lumière d’Amoris laetitia et en tenant compte de ce qui se réalise dans les Églises locales.

Amoris Laetitia est ce document hérétique qui permet aux adultères dits « divorcés remariés » de communier. Les papolâtres ont tenté (et tentent encore) de prétendre qu’il n’en est rien, et que c’est là une interprétation indue d’une simple note de bas de page. Il faut donc rappeler que des évêques argentins avaient publié un texte affirmant qu’Amoris Laetitia permettait bel et bien aux adultères dits « divorcés remariés » de communier, que François avait écrit à ces évêques pour les féliciter d’avoir donné la bonne interprétation, et que les deux textes ont été promus au rang de magistère authentique (Magisterium authenticum) par François et publiés comme tels dans les Acta Apostolicae Sedis d’octobre 2017.

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A propos du culte de Pachamama, voici une autre photo, en couleurs, où l’on voit le futur pape à genoux devant l’officiant du culte païen. C’est dans une collection de photos du « symposium » publiée il y a neuf ans sur YouTube (à 0’41).