Chiche ?

Zelensky a ouvertement menacé d’attaquer la parade du 9 mai à Moscou avec des drones, sans qu’aucun des nombreux dirigeants européens qui étaient avec lui à Erevan n’émette la moindre objection, alors qu’il s’agirait d’un évident crime de guerre.

Le ministère russe de la Défense, après avoir fait état du cessez-le-feu décrété par Vladimir Poutine pour les 8 et 9 mai, ajoute :

Dans le même temps, nous avons pris note de la déclaration faite par le chef du régime de Kiev à Erevan lors du sommet de la Communauté politique européenne, dans laquelle il menace de frapper Moscou précisément le 9 mai.

Les Forces armées de la Fédération de Russie prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des manifestations festives.

Si le régime de Kiev tente de mettre à exécution ses plans criminels visant à perturber la célébration du 81e anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre patriotique, les Forces armées de la Fédération de Russie lanceront une riposte massive sous forme de frappe de missiles sur le centre de Kiev.

La Russie, malgré les moyens dont elle dispose, s’était jusqu’à présent abstenue de telles actions pour des raisons humanitaires.

Nous avertissons la population civile de Kiev et le personnel des missions diplomatiques étrangères de la nécessité de quitter la ville sans délai.

Alberta libre ?

Les séparatistes de l’Alberta Prosperity Project avaient jusqu’au 2 mai pour réunir 178.000 signatures permettant d’organiser un référendum sur l’indépendance de la province. Ils ont déposé hier plus de 300.000 signatures…

A priori, vu d’ici, on ne comprend pas du tout pourquoi des citoyens de cette province, créée en 1905, en plein milieu du Canada, représentant 10% de la population totale, voudraient l’indépendance.

Sur le plan économique, il se trouve que la majorité des échanges de l’Alberta se fait avec les Etats-Unis, et non avec les autres provinces du Canada. Surtout, le « programme énergétique national » de Trudeau, en 1980, a été une catastrophe pour la province productrice de pétrole et qui ne pouvait plus le vendre. Des dizaines de milliers d’emplois ont disparu, les faillites ont bondi de 150%, la province a perdu entre 50 et 100 milliards de dollars. Le ressentiment est très fort contre les provinces dominantes : Québec et Ontario.

Sur le plan politique, le parti libéral, qui est au pouvoir sur le plan fédéral, a disparu de l’Alberta, dominée par les conservateurs.

L’actuel meneur du séparatisme, Mitch Sylvestre, déclare : « Nous ne sommes pas comme le reste du Canada. Nous sommes conservateurs à 100% et nous sommes gouvernés par des libéraux qui ne pensent pas comme nous. »

Il sera intéressant de voir le résultat du référendum, même si les séparatistes ne peuvent pas prétendre le gagner. Encore que 300.000 signatures sur 4 millions d’habitants, c’est vraiment énorme. Le résultat sera scruté aussi dans les provinces voisines, elles aussi « conservatrices », de la Saskatchewan et du Manitoba.

Rembourser le charcutage

Non pas un, non pas deux, non pas trois, mais quatre jugements rendus le même jour par le tribunal de Lyon, condamnant la caisse primaire d’assurance maladie du Rhône et la Caisse nationale d’assurance maladie pour avoir refusé de prendre en charge l’ablation des seins de quatre… « plaignants ». Des femmes devenues hommes par charcutage.

Les juges ont décidé qu’il s’agissait « d’une atteinte à la vie privée des requérants et une discrimination en raison de l’identité de genre ».

Les caisses d’assurance maladie ont été condamnées à verser à chacune des femmes par la grâce du bistouri poitrinalement hommes entre 2000 à 3000 euros au titre du « préjudice moral »… Et 500 euros pour chaque affaire aux lobbies SOS Homophobie, Centre LGBTI de Lyon, Chrysalide, le Collectif Fiertés en Lutte, Fransgenre, le Planning familial du Rhône et la Fédération LGBTI+…

Sinon les mutilations sont toujours interdites par la loi…

Des Chypriotes en Russie

Officiellement, après la reconnaissance (ou plutôt la fabrication) d’une fausse Eglise orthodoxe d’Ukraine par le patriarche Bartholomée, le patriarcat de Constantinople, le patriarcat grec-orthodoxe d’Alexandrie, et l’Eglise orthodoxe de Chypre ont « rompu la communion eucharistique » avec l’Eglise orthodoxe russe qui rejetait la nouvelle Eglise ukrainienne.

Mais les choses ne sont pas si simples. Ainsi, une délégation de moines de quatre monastères et de prêtres de la métropole chypriote de Limassol est actuellement en Russie. Le 28 avril ils étaient reçus au monastère féminin Saint-Nicolas-Tchernoostrovski, dans la province de Kalouga.

Il y a 25 ans, l’abbé d’un de ces monastères chypriotes s’était rendu dans ce monastère russe et il avait été ému par son œuvre caritative auprès des enfants orphelins ; il avait invité l’abbesse et les moniales à Chypre pour étudier le chant byzantin, la broderie et les pratiques monastiques selon les traditions du Mont Athos.

Le patriarcat de Moscou raconte :

Les invités chypriotes ont été accueillis par l’abbesse Nikolaya, en compagnie des sœurs et des élèves de l’internat d’Otrada, ainsi que par des abbesses et des sœurs de monastères de toute la métropole de Kalouga. Un dîner et un concert mettant à l’honneur des chants et des danses spirituels grecs ont été organisés, suivis d’une conférence monastique consacrée à l’héritage spirituel de saint Joseph l’Hésychaste.

Le schima-archimandrite Gennadios, abbé du monastère de l’Archange Michel à Monagri, qui a passé 20 ans au monastère de Vatopedi, a partagé ses souvenirs de l’ancien Joseph de Vatopedi, en particulier sa foi inébranlable. À l’issue de la conférence, la délégation a visité un musée interactif local avant de repartir pour Moscou afin de poursuivre son programme.

La visite des moines chypriotes s’est faite avec la bénédiction du métropolite Athanasios de Limassol, fils spirituel de l’ancien Joseph de Vatopedi et petit-fils spirituel de saint Joseph l’Hésychaste.

L’abbé-primat des bénédictins et la messe

Voici une traduction d’un extrait de l’interview de l’abbé-primat de l’ordre de saint Benoît Jeremias Schröder sur Katholisch.de le 30 avril.

Observe-t-on une tendance au retour à l’ancienne liturgie dans les monastères bénédictins ? Y a-t-il un conflit entre les traditionalistes et les modernes ?

— Je ne vois pas de conflit à ce sujet. Chez nous, les bénédictins, la liturgie traditionnelle et la liturgie actuelle coexistent en parfaite harmonie. Dans l’ensemble de l’ordre, nous avons une dizaine d’abbayes qui célèbrent selon l’ancien rite, la plupart en France. Celles-ci appartiennent pour la plupart à la Congrégation de Solesmes, où la majorité des monastères a toutefois adopté le nouveau missel. À partir de l’abbaye de Fontgombault, un groupe de monastères célébrant selon l’ancien rite s’est toutefois constitué. Ceux-ci sont pleinement intégrés à leur congrégation. Puis nous avons aussi le monastère du Barroux avec ses fondations filiales, qui était au départ d’orientation lefebvristes. Après les ordinations épiscopales illicites de 1988, l’abbaye est revenue en pleine communion avec Rome et dépend directement de moi en tant qu’abbé primat. Et puis il y a encore la communauté de Norcia. Nous nous traitons tous avec respect, et en tant qu’abbé-primat, je suis également l’abbé-primat de ces communautés, bien que je ne puisse moi-même célébrer la messe qu’avec le nouveau missel. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait lorsque j’ai été invité à Fontgombault pour célébrer l’office conventuel, et cela a bien sûr été accepté.

Les bénédictins peuvent-ils ainsi servir de modèle à toute l’Église ?

— D’une certaine manière, oui, car nous pratiquons déjà cette coexistence pacifique. Je suis très curieux de voir comment le pape Léon abordera le problème. Maintenant que le pape Benoît a ouvert des portes dans ce domaine, on ne pourra plus tout à fait mettre dehors l’ancienne forme. Nous avons des confrères et aussi des sœurs qui ont fondé leur vie religieuse sur cette forme de prière et de célébration de la messe. Cela a désormais aussi sa place dans l’Église et devrait être autorisé, au moins dans certaines zones.

« Wenigstens in einigen Bereichen ». Au moins, ou du moins, dans certaines zones. Ce qu’on appelle des réserves, pour les Indiens ?