Dédicace de Saint-Michel

L’antienne de communion, par les moniales d’Argentan, avec le premier verset du cantique de Daniel dont le verset 58 est le texte de l’antienne. (Benedicite omnia opera Domini Domino : laudate et superexaltate eum in sæcula. Bénissez le Seigneur, toutes les œuvres du Seigneur, dites des hymnes et superexaltez-le dans les siècles.)

Benedícite, omnes Angeli Dómini, Dóminum: hymnum dícite et superexaltáte eum in sǽcula, allelúia.
Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur ; dites-lui des hymnes et superexaltez-le dans tous les siècles.

L’antienne de communion reprend le mode et le contenu de l’introït et du graduel. À maintes reprises, les chœurs des anges sont exhortés à louer Dieu. Un seul appel ne suffit pas. Le prophète ne se contente pas de dire : « Louez le Seigneur », mais il s’écrie : « Chantez un cantique et exaltez-le au-dessus de tout à jamais. » Aujourd’hui, cette exaltation suprême revêt une signification particulière. Lucifer s’était écrié : « Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu » (Is 14, 18) ; mais aujourd’hui, les anges chantent : « Comment es-tu tombé, ô Lucifer, toi qui te levais au matin… Tu as été précipité aux enfers, dans les profondeurs de l’abîme » (Is 14, 12, 15). Et sans cesse, ils proclament avec Michel : « Qui est semblable à Dieu ? »

La mélodie, toutefois, ne s’inspire pas de cette pensée ; elle manifeste une réserve pleine de dignité. Le mot « Benedicite » commence dans un sentiment de respectueuse vénération et descend jusqu’au ré grave avant l’intervalle de quarte qui suit. Le même mouvement s’est produit deux fois dans le graduel précédent. Ensuite, cependant, une énergie plus vive se manifeste. Les mots « Hymnum dicite » reprennent la mélodie de « omnes Angeli ». À la fin, l’expression significative « in saecula » est fortement accentuée et reçoit une mélodie d’une richesse ornementale sans pareille. Elle conserve néanmoins la même tessiture, les mêmes intervalles et, surtout, le même esprit de solennité que le début.

Le fait que Notre Seigneur ait daigné nous faire participer au Pain des anges dans la sainte Communion devrait nous apporter une consolation particulière lorsque nous exhortons les esprits angéliques à poursuivre leur « Sanctus, Sanctus » éternel.

Dom Dominic Johner

Non aux ingérences ?

L’Union européenne impose des sanctions à dix juges, procureurs et juristes russes accusés d’être responsables de l’interdiction des listes du parti Iabloko lors des dernières élections.

Et ça ce n’est pas une ingérence, et grossière, dans la vie politique d’un Etat ?

La justice russe avait établi que le parti Iabloko utilisait pour sa campagne des œuvres sous copyright sans autorisation, et recevait des fonds de personnes recevant des financements de pays étrangers.

Jamais ?

Friedrich Merz : « le pétrole et le gaz bon marché de Russie ne reviendront jamais. »

Markus Frohnmaier, vice-président du groupe AfD au Bundestag, dans une interview aux Izvestia : « Nous sommes en contact avec M. Dmitriev. Des informations seront publiées en temps voulu. »

Des contacts pour rétablir le flux de gaz russe dès que l’AfD accèdera au pouvoir.

On se souvient que début juin Markus Frohnmaier avait rencontré le PDG de Gazprom à Saint-Pétersbourg.

*

Merz tente d’expliquer aux Allemands qu’ils doivent accepter le déclin de leur pays et de se serrer la ceinture parce que les Russes sont méchants.

Macron dit la même chose, mais de façon proprement délirante :

La neutralité suisse

Les Suisses ont rejeté, par 70% des voix, une initiative populaire visant à préciser dans la Constitution ce qu’on entend par la « neutralité » du pays, stipulant que le pays « n’adhère à aucune alliance militaire ou défensive » et « ne participe pas aux conflits militaires entre États tiers et elle ne prend pas non plus de mesures coercitives non militaires contre un État belligérant ».

Dans le contexte actuel, cela avait pour conséquence que la Suisse ne participe en aucune manière aux sanctions contre la Russie.

Il faut croire que les Suisses ont succombé aussi à la propagande de plus en plus prégnante et odieuse sur la « menace russe » et ont voulu montrer leur solidarité avec les bellicistes de Londres, Berlin et Paris…