C’était juste la célébration liturgique de la fête de saint Georges, ce matin, en la cathédrale patriarcale de la Résurrection du Christ, à Moscou. Bon, c’est la cathédrale des armées, et saint Georges est le saint patron des armées. Mais quand même…
Les gazettes américaines célèbrent un événement « historique » : pour la première fois un homme noir déguisé en femme, paralysé, en fauteuil roulant, participe au gala du MET (Metropolitan Museum of Art, New York) célébrant « l’art du costume ».
Aaron Rose Philip, dit « Aariana », est la « première femme transgenre noire tétraplégique à signer avec une grande agence de mannequins »…
Pour la première fois, hier, la fête de sainte Irène de Thessalonique, patronne de la célèbre île grecque de Santorin, a pu être célébrée de façon grandiose et toute la journée, parce que par décret présidentiel datant de septembre dernier, le 5 mai est désormais jour férié sur l’île.
La journée a commencé par une divine liturgie solennelle célébrée par le métropolite Amphilochios de Thira. Dans l’après-midi a eu lieu un spectacle dans la cour de la cathédrale, en présence des autorités religieuses et civiles, et le soir un concert de Sokratis Charis.
Le nom de Santorin (en grec comme en italien Santorini) vient de sainte Irène. Les premiers Occidentaux, sans doute des croisés italiens, à venir sur l’île avaient débarqué dans une baie où il y avait une église dédiée à sainte Irène, Irini en grec. Ils avaient appelé l’île « Santa Irini », qui au fil du temps est devenue Santorini pour tout le monde, alors que son nom est Thira, et que c’est son nom officiel depuis l’indépendance de la Grèce.
Comme l’aurait dit M. de la Palice, il n’y a pas de « lectures » à la messe puisque l’épître et l’évangile sont chantés, comme tout ce qui n’est pas prière secrète du célébrant.
Dans les livres liturgiques, un chant est assigné à l’épître et un autre à l’évangile. Il n’y a aucune ambigüité.
Dans la liturgie latine, il s’agit évidemment et forcément du chant de ces textes en latin. Au moyen âge il y avait diverses mélodies selon les lieux. Le Liber usualis en donne deux, et une troisième « plus ancienne ». Ce sont de très beaux chants, d’une extrême simplicité et d’une profonde spiritualité, comme celui de la Préface dont Mozart disait qu’il donnerait tout ce qu’il a produit pour avoir composé cela.
L’acceptation de l’idée moderne (protestante) qu’il y aurait des « lectures » à la messe, aggravée par le diktat de Bergoglio sur la lecture des « traductions » officielles, fait qu’il y a désormais des générations de fidèles qui se croient liturgiquement 100% tradi et qui n’ont jamais entendu chanter l’évangile, ou du moins qui trouvent normal de ne pas entendre chanter l’évangile à leurs messes habituelles, alors que c’est un abus. Et un abus répété tous les dimanches et fêtes ne devient pas pour autant légitime…
Hymne des vêpres au temps pascal, interprétée par le « Chœur grégorien des vêpres à Sainte-Philomène », église de Cleveland (Ohio). Ce chœur, qui chante aujourd’hui la messe traditionnelle en l’église de l’Immaculée Conception de la même ville, avait enregistré un disque en 1978. On en trouve l’intégralité sur YouTube, sur une chaîne très curieusement intitulée « Urbain VIII », alors que le chœur chante la version authentique de l’hymne, qui fut tellement charcutée par Urbain VIII qu’il n’en resta que… trois vers intacts (c’est l’hymne Ad regias Agni dapes).
Ad cœnam Agni próvidi, Et stolis albis cándidi, Post tránsitum maris Rubri Christo canámus Príncipi.
Cujus corpus sanctíssimum In ara crucis tórridum, Cruóre ejus róseo Gustándo vívimus Deo.
Protécti paschæ véspere A devastánte Angelo, Erépti de duríssimo Pharaónis império.
Jam pascha nostrum Christus est, Qui immolátus agnus est : Sinceritátis ázyma Caro ejus obláta est.
O vere digna hóstia, Per quam fracta sunt tártara, Redémpta plebs captiváta, Réddita vitæ prǽmia.
Consúrgit Christus túmulo, Victor redit de bárathro, Tyránnum trudens vínculo Et Paradísum réserans.
Quǽsumus, Auctor ómnium, In hoc pascháli gáudio, Ab omni mortis ímpetu Tuum defénde pópulum.
Glória tibi Dómine, Qui surrexísti a mórtuis, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
Invités au repas de l’Agneau, revêtus de nos robes blanches, après avoir passé la mer rouge, chantons au Christ notre Chef.
En goûtant sa chair toute sainte brulée sur l’autel de la Croix, en goûtant le vin de son sang, nous vivons de la vie de Dieu.
Protégés au soir de la Pâque contre l’Ange exterminateur, nous avons été arrachés au dur pouvoir de Pharaon.
C’est le Christ qui est notre Pâque, qui est l’agneau immolé ; azyme de sincérité, c’est sa chair qui est livrée.
O victime vraiment digne brisant la porte des enfers : le peuple captif est racheté, les biens de la vie sont rendus.
Le Christ se lève de la tombe ; il revient de l’abîme en vainqueur, poussant le tyran enchaîné, rouvrant l’entrée du Paradis.
Nous vous prions, Auteur de toute chose, en cette joie pascale de tout assaut de la mort défendez votre peuple.
Gloire à Vous, Seigneur, ressuscité d’entre les morts ; avec le Père et l’Esprit bienfaisant, dans les siècles éternels. Amen.