Résistance serbe

La dictature eurocratique a évidemment très mal pris la rencntre entre Poutine et le vice-président serbe Aleksandar Vulin à Vladivostok, et encore moins le propos de ce dernier selon lequel « la Serbie n’est pas seulement un partenaire, mais aussi un allié de la Russie ».

L’ineffable porte-parole en chef pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de la Commission européenne, Peter Stano, a tonné :

« La Serbie a demandé son adhésion à l’UE. Je pense que désormais tout le monde sait quels sont les principes du processus d’adhésion à l’UE. La Russie est un pays qui, sous la direction de Poutine, viole la Charte des Nations Unies et le droit international, ce qui est contraire aux principes sur lesquels l’UE a été construite. Nous attendons de la Serbie qu’elle s’abstienne d’intensifier ses liens avec la Russie et que tous les dirigeants du gouvernement serbe respectent les obligations que la Serbie a volontairement contractées concernant le processus d’adhésion à l’UE. Maintenir et même renforcer les liens avec la Russie pendant son agression illégale contre l’Ukraine et le peuple ukrainien n’est pas conforme aux valeurs de l’UE et au processus d’adhésion. »

Aleksandar Vulin a répondu que Viktor Orban, dirigeant d’un pays de l’UE, a également rencontré Vladimir Poutine, et qu’il est fier d’avoir eu l’opportunité de rencontrer le président russe. Il a ajouté :

« Je demanderai en particulier au porte-parole de l’UE de ne pas utiliser les termes “agression”, “droit international” ou “Charte des Nations Unies”. Après 1999 et l’agression de l’OTAN contre la Serbie, après la violation de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU et la reconnaissance du soi-disant Kosovo, vous avez perdu le droit de parler de moralité ou de droit international. »


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3 réflexions sur “Résistance serbe

  1. Réponse bien méritée. Je me souviens qu’à l’époque je croyais que le camp de l’OTAN nous protégeait contre les méchants communistes. Même s’il restait une culture communiste chez les nationalistes serbes, on réalise aujourd’hui à quel point prendre parti dans des conflits aussi complexes n’est pas forcément une bonne idée.

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