Trump vu de Russie

Les dirigeant russes font officiellement semblant de ne pas avoir d’opinion sur l’élection de Trump, mais sur son fil Telegram Maria Zakharova s’est lâchée :

7h25
Kamala Harris avait raison lorsqu’elle a cité le Psaume 29:6 : « Les pleurs peuvent rester dans la nuit, mais la joie vient au matin ».
Alléluia, ajouterai-je pour ma part.

8h25
Nancy Pelosi, à 84 ans, a été réélue sénatrice de Californie, d’où elle va se retrouver à Washington encerclée par une majorité républicaine et Trump aux commandes. Un enfer qu’elle méritait, honnêtement, pour sa russophobie.

8h38
Ils gagnent, ceux qui vivent dans l’amour de leur pays, et non dans la haine de celui des autres.

9h06
Macron a félicité Trump pour sa victoire.
Rappelons que la veille, le même Macron avait déclaré : « Pour autant que je sois informé, je ne pense pas que Donald Trump deviendra président des États-Unis d’Amérique ».
Apparemment, les mêmes informateurs que pour l’Ukraine, hein Emmanuel ?
Le président français devrait changer ses sources d’information 😉

*

Ci-dessous la déclaration officielle du ministère russe des Affaires étrangères, diplomatiquement pessimiste… Mais peut-être moins dure que la déclaration de Peskov : « Je ne sais rien d’un projet du président russe de féliciter Trump pour l’élection. N’oublions pas que nous parlons d’un pays hostile qui est directement et indirectement impliqué dans une guerre contre notre Etat. » Ce qui est vrai. Mais il y a des photos qui ne s’oublient pas…

Déclaration du ministère russe des Affaires étrangères en relation avec l’élection américaine.

La victoire à l’élection présidentielle américaine de D. Trump, qui revient à la Maison Blanche après un hiatus de quatre ans, reflète sans aucun doute le mécontentement des Américains tant à l’égard des résultats de l’administration Biden que du programme électoral du Parti démocrate proposé par son candidat désigné à la hâte, la vice-présidente K. Harris, à la place du chef de l’État en exercice.

Malgré la puissante campagne de propagande déclenchée contre D. Trump par les démocrates utilisant des ressources administratives avec le soutien des médias libéraux, le candidat républicain, ayant l’expérience de sa première présidence à son actif, a misé sur les questions d’économie et d’immigration illégale qui préoccupent réellement les électeurs par opposition au cours mondialiste de la Maison Blanche.

Dans ces conditions, même les défauts chroniques de la « démocratie » américaine, avec sa nature archaïque et son non-respect des normes modernes en matière d’élections directes, équitables et transparentes, n’ont pas aidé le groupe dirigeant à empêcher la défaite de K. Harris.

Toutefois, cela n’annule pas la profonde division civile aux États-Unis, où l’électorat est presque également divisé. En fait, il s’agit d’une confrontation entre les États démocrates et républicains, ainsi qu’entre les partisans des valeurs « progressistes » et ceux des valeurs traditionnelles. On peut s’attendre à ce que le retour de D. Trump alimente les tensions internes et le durcissement des camps opposés.

Nous ne nous faisons pas d’illusions sur l’élection du président américain, bien connu en Russie, et sur la nouvelle composition du Congrès, où les Républicains, selon des données préliminaires, prennent l’ascendant. L’élite politique au pouvoir aux États-Unis, quel que soit le parti auquel elle appartient, adhère à des attitudes antirusses et à la ligne consistant à « contenir Moscou ». Cette ligne n’est pas soumise aux fluctuations du baromètre politique intérieur américain, qu’il s’agisse de « l’Amérique d’abord » telle qu’interprétée par Trump et ses partisans ou de « l’ordre mondial fondé sur des règles » sur lequel les démocrates font « une fixation ».

La Russie travaillera avec la nouvelle administration lorsqu’elle « s’installera » à la Maison Blanche, en défendant rigoureusement les intérêts nationaux russes et en se concentrant sur la réalisation de tous les objectifs de l’opération militaire spéciale.

Nos conditions restent inchangées et sont bien connues à Washington.


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