En Géorgie

Le nouveau président de la Géorgie, Mikhaïl Kavelachvili, a prêté serment hier matin, sur la Bible, devant le Parlement et en présence de représentants de l’Eglise. Il a notamment appelé au respect de « nos traditions, nos valeurs, notre identité nationale, le caractère sacré de la famille et la foi ».

« Moi, président de la Géorgie, je jure devant Dieu et devant le peuple de protéger la Constitution de la Géorgie, l’indépendance, l’intégrité et l’indivisibilité du pays, de remplir les devoirs du président en toute bonne foi, de veiller à la sécurité et au bien-être des citoyens de mon pays, à la renaissance et à la puissance de ma nation et de la patrie.

« La foi chrétienne a joué un rôle particulier dans la formation finale et l’unification de notre nation. Au fil du temps, l’orthodoxie et la Géorgie sont devenues inséparables l’une de l’autre, elles sont devenues un seul et même concept. »

L’ancienne présidente Salomé Zourabichvili, qui avait héroïquement juré à plusieurs reprises qu’elle ne quitterait pas ses fonctions, a immédiatement quitté le palais présidentiel. Saluant les cocus qui continuaient de manifester, elle s’est engouffrée dans une voiture, destination inconnue, après avoir déclaré : « Je reste la seule présidente légitime de la Géorgie. Je vais quitter le palais présidentiel pour me tenir à vos côtés, portant avec moi la légitimité, le drapeau et votre confiance. »

Il ne serait pas étonnant qu’on la retrouve à Paris, puisqu’elle est française. Après tout, on pourrait lui trouver un petit boulot : par exemple succéder à François Bayrou dans quelques semaines…

On ne peut qu’avoir de l’admiration pour les dirigeants géorgiens qui ont tenu bon, face aux émeutiers qui tenaient la rue depuis plus d’un mois avec l’appui de toutes les forces occidentales de la décadence.

Le gouvernement d’Irakli Kobakhidzé s’inscrit dans l’histoire comme celui a réussi à empêcher une « révolution de couleur » de faire sombrer le pays dans un scénario ukrainien.

Voici une pancarte brandie lors des dernières manifestations, elle a le mérite d’être claire : « L’Ukraine est un lion, la Géorgie est un aigle, Dieu bénisse l’Amérique ».

Et l’on ne s’étonne même pas d’entendre les manifestants entonner l’hymne… américain :


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Une réflexion sur “En Géorgie

  1. La pancarte brandie qui dit en anglais »que Dieu bénisse l’Amérique » est en soi un aveu que ces pauvres types sont manipulés par l’Occident décadent dégénéré…

    Si ce n’est pas ça, c’est moi alors qui suis bête comme mes pieds puisque je ne suis pas capable de comprendre qu’il s’agit là de l’attention bienveillante, gratuite et désintéressée de l’UE et surtout des Anglo-saxons qui ne recherchent que le bonheur des Géorgiens comme ils l’avaient voulu pour les Irakiens, les Serbes, les Libyens, les Syriens, les Ukrainiens, et j’en oublie…

    En effet, je dirais même plus : God bless America !

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