
Le Monde participe tellement du fantasme ambiant qu’il le théorise dans son éditorial de ce jour.
Quel est le péril pour l’Europe ? C’est que le plan américain est une « capitulation » de l’Ukraine, et que ce « serait aussi celle de l’Europe, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine ».
Mais la sécurité de « l’Europe » n’est en aucune manière liée à celle de l’Ukraine. D’autant que ses ennemis sont à l’intérieur, et non dans les délires des services extérieurs.
Le péril pour l’Europe est ailleurs : c’est qu’en cas de paix imposée à l’Ukraine par les Etats-Unis et la Russie dans le dos de l’Union européenne, ces deux puissances pourront reprendre des relations normales, et que l’Union européenne sera marginalisée. Or elle l’aura bien cherché. Et avec assiduité. Et plus elle « refusera la perspective d’une solution imposée à l’Ukraine », plus elle sera ensuite tenue à l’écart, soumise à l’inévitable mépris de ceux qui décident.
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