De la férie

Le martyrologe romain de ce jour commence par une phrase lapidaire :

Relátio púeri Jesu de Ægýpto.

Le retour de l’enfant Jésus d’Egypte.

Aucune précision n’est donnée, aucune explication de la date non plus, alors que rien dans la liturgie (du moins dans les livres actuels) ne permet de fixer cet événement au 7 janvier. Sans doute est-ce simplement parce que c’est le lendemain de l’Epiphanie et que la fuite en Egypte est directement liée à la visite des mages.

Nulle part d’ailleurs dans le déroulement du temps de Noël il n’est question du retour d’Egypte, sauf de façon incidente lors de la fête des Saints Innocents, où c’est le début de l’évangile :

Voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : « Lève toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu’à ce que je t’avertisse ; car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Et lui se leva, prit l’enfant et sa mère de nuit et se retira en Egypte. Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète : J’ai appelé mon fils d’Egypte.

Le retour d’Egypte est narré après le massacre des enfants de Bethléem :

Mais Hérode étant mort, voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Egypte, et dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël ; car ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant sont morts. » Joseph, s’étant levé, prit l’enfant et sa mère, et vint dans le pays d’Israël. Mais ayant appris qu’Archélaüs régnait en Judée, à la place d’Hérode son père, il craignit d’y aller ; et, averti en songe, il se retira dans la province de Galilée. Et il vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

« J’ai appelé mon fils d’Egypte. » La prophétie est d’Osée (11,1). Au sens littéral il s’agit du peuple hébreu que Dieu fait sortir d’Egypte. Mais le peuple élu est une figure du Christ, d’autant plus du Christ enfant que le texte d’Osée dit juste avant : « Israël est un enfant et je l’aime. »

Cette prophétie est devenue l’antienne de Magnificat du vendredi de la première semaine de l’Avent, avec l’ajout qui précise sa portée christique :

Ex Ægýpto vocávi Fílium meum : véniet, ut salvet pópulum suum.

De l’Égypte j’ai appelé mon Fils ; il viendra pour sauver son peuple.

Vitrail de Chartres.

Constat géorgien

Du président du Parlement de Géorgie :

Quelle ironie de voir les autorités allemandes et françaises se plaindre de l’ingérence étrangère dans les élections. Quelle parodie de voir les gouvernements de Michael Roth et de Nathalie Loiseau oser se plaindre, hypocritement, de l’ingérence dans les élections d’un autre pays. Espérons qu’ils se rendront bientôt compte qu’en s’ingérant de manière honteuse, grossière et illégale dans les élections géorgiennes, ils coupent les branches de la démocratie et de la souveraineté sur lesquelles ils sont si fiers de se percher.

Médaille de la Liberté

Jobidon a décerné la plus haute distinction civile américaine, la médaille présidentielle de la Liberté, à 19 personnes, avant son départ de la Maison Blanche.

Parmi les heureux mais sataniques bénéficiaires, George Soros et Hillary Clinton, ainsi que le principal donateur de la campagne pour le « mariage » des invertis Tim Gill, les avocats vedettes de la cause LGBT Mary Bonauto et Evan Wolfson, la présidente de la fondation Majorité féministe Ellie Smeal, l’ancienne sénatrice républicaine du Kansas Nancy Kassebaum qui faisait campagne pour le droit à l’avortement, etc.

Jobidon avait déjà décoré de cette médaille Al Gore, Nancy Pelosi, le prêtre jésuite LGBT Greg Boyle, et, bizarrement en privé, la présidente du Planning familial Cecile Richards.

Russophobie

Un nouvel exploit de la russophobie balte : le Parlement estonien a supprimé la version russe de son site internet.

(Près d’un quart de la population est russophone, 90% à Narva, la troisième ville du pays.)