En Allemagne

A l’issue des élections régionales du Bade-Wurtemberg (11 millions d’habitants, Land limitrophe de l’Alsace), les Verts ont réussi de justesse à conserver leur première place devant la CDU, avec laquelle ils devront former une coalition (30,2% et 29,7%). Le ministre-président sera le « musulman laïc » Cem Özdemir, allemand depuis 1983, ancien président des Verts, ancien ministre fédéral.

L’information intéressante est que l’AfD a doublé son score, à 18,8% (35 députés contre 17), alors que le SPD a divisé le sien par deux, chutant à 5,5%, et que les libéraux sont éliminés.

Coïncidence…

Viktor Orbán : « Je vois surgir de nulle part un parti pro-ukrainien doté de ressources financières illimitées. Je constate une présence inhabituellement forte de voix pro-ukrainiennes dans les médias. Je veux savoir d’où vient cet argent. Nous avons des questions, et nous trouverons les réponses ! »

Dans le même temps, la Commission européenne fait savoir que l’Ukraine ne sera en fait confrontée à un déficit budgétaire qu’à la fin avril, plusieurs semaines plus tard que prévu. Donc l’Ukraine ne sera pas à court d’argent avant… les élections hongroises. Et ensuite l’Ukraine recevra les 90 milliards d’euros… (Non dit, mais tout le monde comprend : parce que les élections en Hongrie auront porté au pouvoir l’opposition pro-Ukraine…) L’ingérence c’est très mal, sauf quand c’est nous qui la faisons.

La queue qui remue le chien

Vladimir Poutine, à la suite des menaces de mort proférées par Zelensky contre Orban, qui n’empêchent pas le soutien absolu de l’UE à l’Ukraine :

« La situation est très étrange. En effet, j’ai l’impression que c’est un cas où c’est la queue qui remue le chien, et non l’inverse. »