Russophobie polonaise et nordique

La chaĂ®ne publique polonaise TVP annonce qu’elle ne diffusera pas d’images des athlètes russes et biĂ©lorusses lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture des Jeux paralympiques d’hiver en Italie, en protestation contre le fait qu’ils soient autorisĂ©s Ă  participer aux Jeux sous leurs drapeaux nationaux.

Lorsqu’ils apparaĂ®tront pendant la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, qui aura lieu ce vendredi, TVP interrompra sa propre diffusion et affichera un message disant : « SolidaritĂ© avec l’Ukraine. TVP Sport s’oppose Ă  la participation des athlètes russes et biĂ©lorusses aux compĂ©titions sportives. Â»

Et l’on raffine… Si, pendant les Jeux, un athlète polonais remporte la mĂ©daille de bronze ou d’argent tandis que son homologue russe ou biĂ©lorusse remporte la mĂ©daille d’or, TVP « diffusera le moment de la remise des mĂ©dailles, mais l’Ă©mission s’arrĂŞtera avant l’hymne national et le lever des drapeaux Â».

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La Lettonie, l’Estonie et la Finlande ont annoncĂ© qu’elles ne retransmettraient pas du tout la cĂ©rĂ©monie d’ouverture. La Lituanie a suivi le mouvement « en solidaritĂ© Â» avec les autres…

Leur guerre

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 13 hôpitaux et autres centres de soins ont été détruits en Iran par des frappes américano-sionistes depuis le début de la guerre. Ce matin on pouvait déjà en ajouter au moins un autre : un centre ambulancier près de Shiraz : 20 morts, 30 blessés.

Selon l’enquête du New York Times, l’attaque de l’école de Minab, qui a fait 175 victimes dont plus de 160 fillettes, était probablement d’origine américaine.

Résistance hongroise

Aucune réaction des dirigeants de l’UE à la menace de mort de Zelensky contre Orban. Le président d’un Etat membre de l’UE est ouvertement et précisément menacé de mort par le dirigeant illégitime d’un Etat étranger à l’UE, et l’UE ne dit rien.

Les dirigeants des autres Etats de l’UE sont tout autant muets : bravo la solidaritĂ© europĂ©enne.

A l’exception de Robert Fico, qui a dit avec force et une colère non feinte :

« J’exprime ma pleine solidaritĂ© avec le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Si le prĂ©sident ukrainien persiste dans cette voie, d’autres États membres de l’UE pourraient bloquer le prĂŞt de 90 milliards d’euros accordĂ© Ă  l’Ukraine. Je demande officiellement Ă  tous les plus hauts reprĂ©sentants de l’Union europĂ©enne, et je serai très prĂ©cis :  la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, Ursula von der Leyen, le prĂ©sident du Conseil europĂ©en, Antonio Costa, ainsi que le haut reprĂ©sentant de l’UE pour les affaires Ă©trangères et la politique de sĂ©curitĂ©, Kaja Kallas, de se dĂ©solidariser de ces dĂ©clarations scandaleuses et menaçantes du prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky. Â»

On notera que le chef de l’opposition hongroise Peter Madjar a Ă©galement condamnĂ© la menace de Zelensky. Certes cela fait bien dans sa campagne, mais il l’a dit :

« Aucun dirigeant Ă©tranger ne peut menacer qui que ce soit, pas mĂŞme un seul Hongrois. Ni le gouvernement sortant d’Orban, ni le futur gouvernement Tisza. J’invite donc le prĂ©sident ukrainien Ă  s’expliquer sur ses propos et, s’il les a rĂ©ellement tenus, Ă  les retirer. Â»

Voulant atténuer son propos, Peter Madjar tombe dans l’hypocrisie. Car tout le monde peut voir la vidéo où Zelensky menace d’envoyer ses soldats au domicile de Viktor Orban.

Addendum 15h. La Commission europĂ©enne rĂ©agit enfin, mais de façon anonyme, par la voix d’un porte-parole : « Ce type de langage est inacceptable. Il ne doit y avoir aucune menace Ă  l’encontre des États membres de l’UE. »

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Viktor Orban, dĂ©clarant que la menace concerne tous les Hongrois, passe Ă  la vitesse supĂ©rieure : il interdit tout transit important de marchandises vers l’Ukraine.

Hier, le Centre antiterroriste hongrois a intercepté deux véhicules blindés avec à leur bord sept Ukrainiens dont un ancien général des services secrets. Ils transportaient 35 millions d’euros en liquide et 9 kg d’or.

Selon l’Ochtchabank, la banque d’épargne d’Etat ukrainienne, cet argent et cet or venaient de la Raiffeisen Bank d’Autriche et lui étaient destinés.

Evidemment l’Ukraine crie très fort. Le ministre des Affaires Ă©trangères Andriy Sybiha dĂ©clare :

« Il s’agit de la Hongrie qui prend des otages et vole de l’argent. Si c’est lĂ  le “pouvoir” dont parle Orban, alors c’est le pouvoir d’un groupe criminel. Il s’agit de terrorisme d’État et de racket. Nous avons dĂ©jĂ  envoyĂ© une note officielle exigeant la libĂ©ration immĂ©diate de nos citoyens. Nous allons Ă©galement faire appel Ă  l’Union europĂ©enne pour lui demander d’expliquer clairement les actions illĂ©gales de la Hongrie, la prise d’otages et le vol. Â»

La suite (si Bruxelles n’étouffe pas l’affaire) risque d’être intéressante.

Selon le fisc hongrois, rien que cette annĂ©e, plus de 900 millions de dollars, 420 millions d’euros et 146 kilogrammes de lingots d’or ont Ă©tĂ© transportĂ©s Ă  travers le territoire hongrois vers l’Ukraine. Du blanchiment industriel…

Vendredi de la deuxième semaine de carĂŞme

L’évangile de ce jour est la parabole des vignerons homicides en Matthieu 21, 33-46. Quand JĂ©sus demande aux princes des prĂŞtres et aux anciens du peuple ce que fera le maĂ®tre de la vigne de ces vignerons assez mĂ©chants pour tuer son propre fils, ils rĂ©pondent qu’il « fera pĂ©rir misĂ©rablement ces misĂ©rables, et il louera sa vigne Ă  d’autres vignerons, qui en rendront les fruits en leur temps Â». Ainsi se condamnent-ils eux-mĂŞmes et annoncent-ils eux-mĂŞmes que la grâce va passer aux paĂŻens. Voici le commentaire de saint Jean Chrysostome Ă  partir de ce verset 41.

Saint Matthieu marque que ce furent les Juifs eux-mêmes qui prononcèrent leur arrêt. C’est ainsi que Dieu traita autrefois David, lorsqu’il lui fit prononcer son arrêt par lui-même dans la parabole de Nathan. Il ne faut point d’autre preuve de la justice de ce châtiment, que de voir les coupables s’y condamner les premiers.

Et pour montrer en mĂŞme temps que ce ne serait pas seulement la justice qui attirerait sur les gentils une faveur qu’ils mĂ©ritaient si peu, et que le Saint-Esprit avait prĂ©dit cette grâce longtemps auparavant, JĂ©sus-Christ rapporte cette prophĂ©tie : « N’avez-vous jamais lu cette parole dans les Ecritures : la pierre qui a Ă©tĂ© rejetĂ©e par ceux qui bâtissaient, est devenue la principale pierre de l’angle ; c’est le Seigneur qui l’a fait, et nos yeux le voient avec admiration (42) ? Â» JĂ©sus-Christ montre de plusieurs manières qu’il rejetterait les Juifs Ă  cause de leur incrĂ©dulitĂ©, et qu’il appellerait les gentils Ă  la foi de l’Evangile. C’est ce qu’il avait dĂ©jĂ  fait voir par la femme chananĂ©nne, par cet ânon sur lequel personne n’avait encore montĂ©, par le centenier, et par beaucoup d’autres paraboles qui prouvent la mĂŞme chose que celle-ci. Il ajoute pour ce sujet : « C’est le Seigneur qui l’a fait, et nos yeux le voient avec admiration Â»; marquant ainsi que les gentils qui croiraient, et que ceux d’entre les Juifs qui seraient fidèles, ne seraient qu’une mĂŞme chose, quoiqu’auparavant il y eĂ»t entre eux une si prodigieuse diffĂ©rence. Et, pour leur apprendre qu’il n’y aurait rien dans ce changement si Ă©trange qui fĂ»t opposĂ© Ă  Dieu, qui ne lui fĂ»t au contraire très-agrĂ©able, qui ne fĂ»t miraculeux et digne d’étonnement, il ajoute : « C’est le Seigneur qui l’a fait. Â» Il se donne Ă  lui-mĂŞme le nom de « pierre Â» ; et il appelle les Juifs architectes.

C’est ce qu’EzĂ©chiel exprime lorsqu’il dit : « Ils bâtissent une muraille et la crĂ©pissent sans art Â», EzĂ©ch. XIII, 1.) Comment ont-ils « rejetĂ©  » JĂ©sus-Christ, sinon en disant :  » Cet homme n’est pas de Dieu, cet homme sĂ©duit le peuple  » -? Et ailleurs :  » Vous ĂŞtes un samaritain et vous ĂŞtes-possĂ©dĂ© du dĂ©mon « ? (Jean, VII, 8, 9.)

Il leur fait voir ensuite que la punition que Dieu leur infligerait, ne se terminerait pas seulement à être rejetés de lui ; il marque les autres peines qu’ils doivent attendre. « C’est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera ôté, et qu’il sera donné à un peuple qui en produira les fruits (43). Celui qui se laissera tomber sur cette pierre s’y brisera, et elle écrasera celui sur qui elle tombera (44). » Il marque ici une double ruine des Juifs. La première, qui aurait lieu en ce qu’ils seraient scandalisés de Jésus-Christ, ce qui est marqué par ce mot : « Celui qui se laissera tomber sur cette pierre », l’autre en ce qu’ils seraient captifs; celle-ci est exprimée par ce mot : « Elle écrasera celui sur qui elle tombera », ce qui marque la captivité et la misère horrible dans laquelle ils devaient vivre jusqu’à la fin du monde. On peut aussi remarquer en passant que ces paroles : « Elle écrasera celui sur qui elle tombera », marquent sa résurrection. Nous voyons dans le prophète Isaïe que Dieu fait un reproche à sa vigne, au lieu que Jésus adresse ici ces reproches au prince du peuple. Il dit là : « Que devais-je faire à ma vigne que je n’aie point fait ? » (Isaïe, V, 2) Et il lui dit par un autre prophète : « Que vous ai-je fait, et que vos pères ont-ils trouvé de mal en moi ? » (Jérém. II, 5.) Et ailleurs : « Mon peuple, que vous ai-je fait, et en quoi vous ai-je offensé ? » (Mich. VI, 3.) Marquant par tous ces endroits leur ingratitude étrange qui leur avait toujours fait rendre le mal pour le bien et les plus grands outrages pour les faveurs dont Dieu les comblait.

Mais JĂ©sus-Christ parlĂ© ici avec beaucoup plus de force. Car ce n’est plus lui qui dit « Que devais-je faire que, je n’aie point fait »? Â» Mais il les contraint de prononcer cette sentence contre eux-mĂŞmes, et d’annoncer que ce MaĂ®tre n’avait rien omis de tout ce qu’il devait faire Ă  ces ouvriers ingrats. Car lorsqu’ils disent : « Il perdra ces mĂ©chants comme ils le mĂ©ritent, et louera sa vigne Ă  d’autres vignerons Â», ils se condamnent de leur propre bouche. C’est le reproche que leur fit le bienheureux martyr Etienne, et qui les frappa si vivement, lorsqu’il les accusait d’avoir toujours Ă©tĂ© ingrats envers Dieu, et de n’avoir payĂ© que de contradictions et de murmures toutes les grâces qu’il leur avait faites. Tous ces tĂ©moignages prouvaient clairement que c’étaient ceux mĂŞmes qui Ă©taient punis qui s’attiraient ces supplices, et qu’il n’en fallait point rejeter la cause sur Dieu qui les punissait. C’est ce que JĂ©sus-Christ promet par cette parabole et par une double prophĂ©tie ; l’une de David et l’autre de lui-mĂŞme. Que devaient donc faire les Juifs, eu Ă©coutant toutes ces choses ? Ne devaient-ils pas se jeter aux pieds de JĂ©sus-Christ pour l’adorer ? Ne devaient-ils pas admirer les soins qu’il avait toujours tĂ©moignĂ©, et qu’il tĂ©moignait encore pour eux ? Et si cela n’était pas assez fort pour les toucher, la crainte de tant de punitions ne devait-elle pas les retenir ? Cependant rien ne leur sert.

« Les princes des prĂŞtres ayant entendu ces paraboles, connurent bien que c’était d’eux qu’il parlait (45). Et voulant se saisir de lui, ils apprĂ©hendèrent le peuple, parce qu’il en Ă©tait considĂ©rĂ© comme un prophète (46). Â»

Ils comprirent enfin que tout ce discours les regardait. Quelquefois, lorsqu’ils se saisissaient de JĂ©sus-Christ, il passait au milieu d’eux sans en ĂŞtre vu ; et quelquefois, sans se cacher, il se contentait de rĂ©primer en-eux-mĂŞmes le dĂ©sir qu’ils avaient de le perdre. Ce qui faisait dire par admiration : « N’est-ce pas lĂ  ce JĂ©sus qu’ils cherchent pour le faire mourir ? Il parle hardiment en public, et ils ne lui disent mot Â» (Jean. VII, 26.) Mais ici, comme la crainte du peuple les retenait assez d’elle-mĂŞme, il ne voulut point faire d’autre miracle ni se rendre invisible comme autrefois. Car il voulait toujours, le plus qu’il lui Ă©tait possible, agir en homme, afin de mieux Ă©tablir la foi de son incarnation. Cependant, ni le respect de tout ce peuple pour le Sauveur, ni toutes les paroles de JĂ©sus-Christ, ni tous les oracles des prophètes, ni le jugement que les autres portaient d’eux, ni celui qu’eux-mĂŞmes avaient prononcĂ© contre eux, n’ont pu les empĂŞcher de devenir les ennemis et les meurtriers de JĂ©sus-Christ ; tant l’avarice, l’ambition, et l’attache aux choses de la terre Ă©taient enracinĂ©es dans leur cĹ“ur.

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Dans la nĂ©o-liturgie, il se trouve que l’évangile est le mĂŞme en ce jour. A une diffĂ©rence près… On a supprimĂ© le verset 44 : « Et celui qui tombera sur cette pierre, s’y brisera, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. Â» La raison de cette censure de la parole du Seigneur est bien sĂ»r que le propos n’est pas sympathique et choque la dĂ©licatesse de l’homme d’aujourd’hui. La « traduction liturgique de la Bible Â» prĂ©tend qu’on a enlevĂ© le verset parce qu’il est « absent de nombreux manuscrits Â». C’est un gros mensonge. Il est absent de DEUX manuscrits : le 33 qui date du IXe siècle, et le codex Bezae qui est assez souvent en dĂ©saccord avec les autres. MĂŞme les fabricants de la NĂ©o-Vulgate ne l’ont pas enlevĂ©.

Beyrouth aussi

L’armĂ©e israĂ©lienne demande aux habitants de la banlieue sud de Beyrouth de partir. Le ministre Smotrich dit ouvertement que ces quartiers (Ă  majoritĂ© chiite, donc Hezbollah…) ressembleront bientĂ´t Ă  Khan Younès Ă  Gaza : ils seront entièrement dĂ©truits. Il y a lĂ  plus de 600.000 habitants.