De la férie

Dans le calendrier romain comme dans le calendrier bénédictin, ce jour est une férie du temps pascal, avec mémoire de saint Georges. Dans le calendrier byzantin c’est la fête du « saint et glorieux grand martyr Georges le Tropéophore » (porteur du trophée de la victoire).

Voici l’apolytikion, dans la version de Théophane de Vatopedi, par le Chœur byzantin de l’Institut de musique de l’archidiocèse orthodoxe d’Athènes.

Ὡς τῶν αἰχμαλώτων ἐλευθερωτής, καὶ τῶν πτωχῶν ὑπερασπιστής, ἀσθενούντων ἰατρός, βασιλέων ὑπέρμαχος, Τροπαιοφόρε Μεγαλομάρτυς Γεώργιε, πρέσβευε Χριστῷ τῷ Θεῷ, σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.

Libérateur des prisonniers et défenseur des pauvres, médecin des malades, soutien des princes, ô Georges, grand martyr victorieux, intercède auprès du Christ Dieu pour le salut de nos âmes.

Saint Georges est honoré comme soldat, mais son nom vient de γεωργὸς, littéralement celui qui travaille la terre. Et la liturgie y fait également allusion, dans le doxastikon des vêpres :

Digne de ton nom fut la vie que tu menas, bienheureux Georges, soldat du Christ : ayant pris sur tes épaules sa croix, tu bonifias le terrain qu'avait rendu stérile un diabolique égarement ; et ayant déraciné les ronces du culte des faux dieux, tu plantas le cep de la vraie foi ; c'est pourquoi tu distilles les guérisons pour tous les fidèles du monde, toi qui t'es montré un bon jardinier de la sainte Trinité. Intercède, nous t'en prions, pour la paix du monde et le salut de nos âmes.

Et aussi dans le kondakion :

Cultivé toi-même par Dieu, tu devins le vénérable jardinier de la foi, recueillant les gerbes des vertus : ayant semé dans les larmes, tu moissonnas dans la joie ; pour le combat sanglant que tu menas, tu obtins le Christ comme prix ; par tes prières, saint Georges, tu procures à tous le pardon de leurs péchés.

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