Alberta libre ?

Les séparatistes de l’Alberta Prosperity Project avaient jusqu’au 2 mai pour réunir 178.000 signatures permettant d’organiser un référendum sur l’indépendance de la province. Ils ont déposé hier plus de 300.000 signatures…

A priori, vu d’ici, on ne comprend pas du tout pourquoi des citoyens de cette province, créée en 1905, en plein milieu du Canada, représentant 10% de la population totale, voudraient l’indépendance.

Sur le plan économique, il se trouve que la majorité des échanges de l’Alberta se fait avec les Etats-Unis, et non avec les autres provinces du Canada. Surtout, le « programme énergétique national » de Trudeau, en 1980, a été une catastrophe pour la province productrice de pétrole et qui ne pouvait plus le vendre. Des dizaines de milliers d’emplois ont disparu, les faillites ont bondi de 150%, la province a perdu entre 50 et 100 milliards de dollars. Le ressentiment est très fort contre les provinces dominantes : Québec et Ontario.

Sur le plan politique, le parti libéral, qui est au pouvoir sur le plan fédéral, a disparu de l’Alberta, dominée par les conservateurs.

L’actuel meneur du séparatisme, Mitch Sylvestre, déclare : « Nous ne sommes pas comme le reste du Canada. Nous sommes conservateurs à 100% et nous sommes gouvernés par des libéraux qui ne pensent pas comme nous. »

Il sera intéressant de voir le résultat du référendum, même si les séparatistes ne peuvent pas prétendre le gagner. Encore que 300.000 signatures sur 4 millions d’habitants, c’est vraiment énorme. Le résultat sera scruté aussi dans les provinces voisines, elles aussi « conservatrices », de la Saskatchewan et du Manitoba.


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10 réflexions sur “Alberta libre ?

  1. Ce serait le Québec surtout qui devrait, toit comme la France se libérer. Ils sont un îlot perdu dans une mer anglophone. Au fond, De Gaulle avait raison, comme presque toujours, prémonitoire, avec des dizaines d’année d’avance : ‘Vive le Québec, vive le Québec libre!’ (Le 25 juillet 1967 au balcon de l’hôtel de ville de Montréal).

    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00012649/charles-de-gaulle-vive-le-quebec-libre

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    • « ‘Vive le Québec, vive le Québec libre!’  » c’est du même tonneau que le « Je vous ai compris » à Alger le 4 juin 1958, une boutade mensongère. S’il était resté au pouvoir De Gaulle n’aurait eu aucune intention de favoriser une autonomie du Québec. Malgré ses fanfaronnades, il a subi les décolonisations imposées par les siono-anglo-saxons, toujours au détriment des populations chrétiennes.

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      • Toujours cette sempiternelle rengaine des opposés au général De Gaulle. La grandeur, la politique visionnaire ne sont pas des valeurs si répandues. Que pouvait-il faire de mieux ? Dans le contexte puissant de la décolonisation qui commença à s’affirmer surtout au lendemain de la seconde guerre mondiale, la 4ème République a mal géré l’Algérie. Elle a amené le conflit armé. La guerre d’Algérie était en cours depuis près de 4 années, avec une augmentation grandissante d’envoi de troupes du contingent (au total ils seront 1.3000.000 militaires en 8 années), quand Charles De Gaulle accéda au Pouvoir (son gouvernement est investi le 1er juin 1958, il se rend aussitôt en Alger – le discours d’Alger que d’aucuns utilisent pour le discréditer, date du 4 juin) . Le 28 septembre1958, il propose la paix, basée sur le Plan de Constantine de réformes économiques et sociales en faveur des musulmans, que refusera le GPRA (le Gouvernement provisoire de la République algérienne de Ferhat Abbas et Ben Bella). En 1959, l’armée française entreprend une action sociale (les SAS) trop tardivement (elle aurait dû déjà avoir lieu au plus tard dès 1946, même avant), mais qui parvient à vaincre les méfaits du FNL. Cependant De Gaulle sait que l’opinion algérienne est déjà acquise majoritairement à l’indépendance. L’autodétermination algérienne est alors exposée par lui le 16 septembre 1959 et proposée par référendum le 8 janvier 1961. L’autodétermination sera véritablement plébiscitée par une écrasante majorité aussi bien en Algérie qu’en France métropolitaine. Des éléments troubles sabordèrent le tout. Il fallut alors négocier en vue d’accorder l’indépendance à l’Algérie. Survinrent alors les attentats terroristes de l’OAS (organisation qui vut le jour en février 1961, pilotée intelligemment par la CIA), le putsch du quarteron des généraux d’Alger en avril 61, plusieurs attentats visent carrément le Chef de l’Etat dont le fameux attentat du Petit-Clamart du 22 août 1962 (50 jours après l’indépendance de l’Algérie !) d’où il échappa miraculeusement ainsi que son épouse Yvonne et son chauffeur…L’indépendance sera effective le 3 juillet 1962. Un million de pieds-noirs, et, cela est vrai (c’est là le seul point noir que l’on peut lui reprocher), beaucoup trop peu de harkis furent rapatriés ; ces derniers, ‘oubliés’ furent massacrés par le FNL. Noter, ce que beaucoup de fanatiques revanchards omettent de signaler qu’un enfant amoureux du pays Constantinois, Albert Camus, décédé trop tôt, pensait que De Gaulle ne pouvait agir autrement et qu’il avait fait de son mieux. Entre 1954-1962, 30.000 français perdirent la vie et 400.000 algériens.

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      • « beaucoup trop peu de harkis furent rapatriés ; ces derniers, ‘oubliés’ furent massacrés par le FNL » Ah? Bon? Cela on ne peut pas le lui reprocher? Plus de 100 000, avec interdiction formelle aux officiers de les rapatrier, et sanctions pour ceux (honneur à eux) qui n’obéirent pas à ces ordres honteux. Et les Européens kidnappés et jamais retrouvés, c’était dans les accords d’Evian? Et les 100 000 « épurés » laissés aux mains des tribunaux illégaux communistes? Cela non plus on ne peut pas le lui reprocher? On a trouvé tout un tas de raisons pour dédouaner De Gaulle, mais « Vive l’Algérie française », les pied-noirs l’ont bien entendu et aussi « je vous ai compris » que l’humoriste Desproges avait rectifié en « je vous hais! Compris? ». Il a livré le pays (France+Algérie) aux communistes du PCF (transports, ports, universités) et au FLN. La « grandeur » au prix de milliers de cadavres?

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      • Et il leur a refilé le Sahara avec le gaz et le pétrole. Ce n’était pourtant pas prévu. Un vrai visionaire.

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  2. Je puis témoigner que moins d’une vingtaine d’années par après, il y avait bien du ressentiment à l’égard d’une France qui n’avait pas su tenir le rôle que lui voulait le général De Gaulle. La Belle Province devra encore patienter que la France catholique de redresse enfin. Elle pourra alors rayonner sur le monde francophone partout dans le monde (le français deviendra la 3ème langue la plus parlée dans le monde, devant l’espagnol, dans une génération), particulièrement sur le Québec ; ce reliquat français qui fut abandonné par Elle…un peu comme la Wallonie. La Suisse francophone est à part au sein de la Confédération helvétique.

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    • Peut-être, sauf qu’hélas le Québec n’est même plus l’ombre de lui-même. Il est l’ombre et du libéralisme et de l’islamisme galopant. Une ombre géante avec la substitution de population qui l’accompagne. Avec un clergé catholique collaborateur, l’espoir d’un retour au christianisme repose sur le miracle, rien de moins. Et cela ne nous appartient pas.

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  3. Dauphin, Michel les antigaullistes. Que fallait-il faire ? D’abord le contexte. Il ne faut pas perdre de vue la forte pression internationale des anglo-saxons (surtout états-uniennes, la plus grande puissance) et soviétiques quant à la décolonisation, particulièrement au lendemain de la seconde guerre. Dès lors, accueillir 1 millions de rapatriés + 1 autre millions de harkis et leurs familles (car les 250.000 supplétifs de l’armée française exfiltrés sans leur famille, cela aurait été condamner sûrement celles-ci aux pires représailles). En sus, ils étaient quasi tous musulmans, car ni les Républiques ni le Second Empire n’ont toléré la christianisation des populations. En quelques mois, c »eût été impossible politiquement ! Dailleurs, la preuve éclate aujourd’hui : avec 400.000 immigrés chaque année en France (puisque 4 millions par an imposés par les européistes), sans compter le regroupement familial et l’avortement sous Giscard, l’européiste, la France n’assimile plus les nouvelles populations. Enfin,il y a beaucoup plus : le droit international (kescèquesa ?). Il impose que l’on respecte les traités et la parole donnée. De Gaulle, le seul président catholique, fut sans doute le seul (avec, encore maintenant seules la Russie et la Chine) à respecter le droit international : ce droit foulé allègrement aux pieds et pourtant essentiel pour tenter de saufgarder une certaine paix dans le monde, impose aussi, e.a. la non-ingérence dans les affaires d’un autre État, sauf si ce dernier la réclame ! Il est facile de critiquer à tout venant, mais faire face à des problèmes capitaux pour assurer la défense des intérêts d’un État que l’on dirige oblige à des choix, avec les moindres conséquences possibles. Vous auriez fait quoi ?

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    • La solution? Celle que tous les gaullistes aveugles ont déclaré impossible: garder l’Algérie française pour le plus grand bien des Algériens et des Français qui auraient continué à développer le pays. Et les pressions étrangères? Y résister. Mais pour cela, il fallait une certaine notion de la valeur de la civilisation chrétienne et de la grandeur qui va avec.

      Quand on sait que le pouvoir algérien rackette la France depuis les accords d’Evian et que depuis l’Algérie est aux mains de dictateurs corrompus (comme la France aujourd’hui)…

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      • Dauphin, la suite des événements ailleurs renforcent, à mes yeux, la decision prise par le général De Gaulle. Comparez l’évolution de deux pays africains proches, issus de la Rhodésie. La Rhodésie du Nord, la Zambie devenue indépendante le 24 octobre 1964 et la Rhodésie du Sud, le Zimbabwe qui ne le sera que le 18 mars 1980. Le Zimbabwe a connu une scission sous la gouvernance (que j’approuvai plutôt) de Ian Smith d’avec Londres. Il a subi des sanctions et ne se pas laissé faire, conscient qu’il était que le paus n’était pas mûr. La Zambie se porte actuellement un peu mieux que le Zimbabwe aux plans économique, social et politique. Ce peut être une indication.Si l’intention avait été d’une Algérie française, le siècle qui précéda les événements montre qu’il nen etait rien ; subitement, cela fut projeté sur le devant de la scène au lendemain de la seconde guerre mondiale. De Gaulle a dû réglé en quatre malheureuses années la chose déjà bien évenimée depuis 1954, héritage d’un siècle mal géré. Impossible ! Il a agi au mieux. Je précise que je suis fils d’un colonial (qui a fait 35 ans d’Afrique noire, au Congo juste sous la ligne de l’équateur) et quej’estime au plus haut niveau le travail fait par les administrations française comme belge par ailleurs, même si la RDC est un malheureux contre-exemple dû à l’intervention pernicieuse des anglo-saxons (toujours eux!). Regardez l’évolution admirable même de la Perle de l’Empire, la sublime lndochine (un de mes grand-oncles maternels y fut), malgré que lui furent imposés à Elle, l’horrible guerre états-uniennes et le génocide communiste chinois des Khmers rouges ! De Gaulle a agi au mieux, j’en suis convaincu. Il était beaucoup trop tard pour une Algérie française. Il l’avait compris, même encore bercé d’un fol espoir (comprenez bien les termes du discours du 4 juin 1958 : Je vous ai compris !..qu’à partir d’aujourd’hui, il n’y ait qu’une seule catégorie d’habitants…français à part entière…que les 10 millions de Français …élisent leurs représentants…et avec ces représentants élus, nous verrons comment faire le reste…que puissent y participer …ceux qui mènent ..un combat…cruel et fratricide..j’ouvre les portes de la réconciliation) ; et j’y reviens, Albert Camus, e.a. ,également, soutenait les décisions de De Gaulle.

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