Tucker Carlson sans filtre

A la télévision israélienne Canal 13.

Le journaliste :

— Peut-être avez-vous tort de ne pas voir cette vérité très crue, que si les Etats-Unis cédaient au régime terroriste iranien, qui contrôle aussi désormais le détroit d’Ormuz, et le réseau terroriste qu’il a mis en place au Proche Orient, peut-être que la situation serait encore pire pour tous les citoyens du monde, pas seulement en Israël, mais aussi aux Etats-Unis. Et c’est exactement ce qu’a dit Donald Trump. Il a déclaré que les Etats-Unis auraient été en danger. Vous ne croyez donc pas Donald Trump ?

Tucker Carlson :

— Je ne crois pas Donald Trump, et je pense aussi qu’en tant qu’Israélien vous devriez réfléchir à deux fois avant d’utiliser l’expression « régime terroriste » alors que vous vivez dans un pays qui vient d’assassiner des milliers d’enfants à Gaza. Nous devrions tous modérer un peu nos propos.

Bardella a un nouveau copain…

Ce qu’est devenu le mouvement de Jean-Marie Le Pen…

Jordan Bardella hier au Parlement européen :

« J’ai indiqué que le Rassemblement national était attaché à l’équilibre franco-allemand en tant que moteur de la construction européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et j’ai indiqué que naturellement le prochain gouvernement français, si c’était un gouvernement issu du Rassemblement national, travaillerait avec l’ensemble des chefs d’Etat européens, et qu’il y avait des convergences, me semble-t-il, sur le plan idéologique, avec le chancelier Merz sur un certain nombre de sujets – pas sur tous le sujets naturellement, mais que en l’occurrence sur la remise en cause qu’il a exprimée de la politique d’Ursula von der Leyen sur le Green Deal, la remise en cause des normes qui frappent l’industrie, le secteur automobile ou encore la gestion des flux migratoires, je crois qu’il est important de souligner ces convergences et de pouvoir envisager de continuer à œuvrer ensemble pour bâtir des nations européennes puissantes, autonomes, libres, indépendantes, capables de créer les conditions de la croissance et de protéger leurs frontières. Je note que l’Allemagne a fait le choix depuis plusieurs mois de se rapprocher de l’Italie de Giorgia Melloni. Il est évident que si le siège français devait basculer au Conseil en notre faveur dans quelques mois, nous nous inscririons dans cette dynamique… »

La retranscription des propos du président du Rassemblement national fait prendre conscience qu’il dit absolument n’importe quoi, au-delà même de sa romance avec Merz : bâtir des nations indépendantes avec les européistes…

Et il faudrait que Merz reste en place pour que Bardella participe à la « dynamique »… de son effondrement (sa cote est désormais la plus basse jamais atteinte par un chancelier depuis qu’il y a des sondages). En septembre il y aura des élections en Saxe-Anhalt, et l’AfD, aujourd’hui à 41% dans les sondages locaux, pourrait remporter le Land contre tous les autres partis réunis.

Réaction de Tino Chrupalla, co-président de l’AfD :

« M. Bardella devrait d’abord devenir président. Il devrait se concentrer là-dessus et ne pas se jeter au cou de Friedrich Merz. Toute ingérence de la part d’autres partis étrangers dans notre pays est extrêmement problématique. Nous ne faisons pas cela, et je pense qu’il y a là un manque de connaissances, du moins de la part du Rassemblement national, mais aussi de Mme Meloni. »

*

Quant à Bruno Retailleau, autre candidat à la présidentielle, il est aujourd’hui à Kiev:

« J’ai choisi de réserver mon premier déplacement international de campagne à l’Ukraine, qui depuis plus de quatre ans, fait face à l’agression russe. »

Soutien à l’Ukraine, déversement de dizaines de milliards dans le trou sans fond, voilà une convergence avec Bardella et Merz…

L’Ukraine attaque l’OTAN

De plus en plus de drones ukrainiens « s’égarent » dans l’espace aérien des pays baltes. Avec des conséquences politiques graves : en Lettonie, le gouvernement est tombé, après le limogeage du ministre de la Défense jugé responsable de ne pas avoir empêché la destruction d’une infrastructure énergétique.

Hier, un avion roumain de l’OTAN a détruit un drone ukrainien au-dessus de l’Estonie. Et il n’y a plus aucune discussion sur le fait qu’il s’agit bien, toujours, de drones ukrainiens, et non russes.

Ce matin, l’armée lituanienne a appelé les habitants de la capitale Vilnius à se rendre dans des abris :

« Alerte aérienne ! Rendez-vous immédiatement dans un abri ou un endroit sûr, prenez soin des membres de votre famille et attendez de nouvelles recommandations. »

Le président, le Premier ministre, et les députés, ont été conduits dans des abris souterrains.

Autrement dit, l’Ukraine attaque des pays de l’OTAN.

Selon le traité de l’Atlantique nord, l’OTAN doit les défendre et riposter…

Mais il n’en sera rien, parce que de toute façon c’est la Russie qui est responsable (comme vient encore de l’affirmer Ursule), et le gouvernement ukrainien n’hésite pas à prétendre que ce sont les Russes qui détournent les drones ukrainiens…

Et Boutcha ?

Serguei Lavrov a envoyé une nouvelle lettre au secrétaire général de l’ONU concernant la provocation de Boutcha, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia :

« Depuis quatre ans, nous demandons au secrétaire général de l’ONU de nous aider à obtenir la liste des victimes de la provocation de Boutcha. Le fait est que lui et son équipe ont accusé la Russie sans mener aucune enquête. Le 1er mai, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a adressé une nouvelle lettre au secrétaire général Guterres contenant 12 questions formulées en termes clairs. Nous attendons des réponses directes, et non une nouvelle réponse formelle comme celles que nous avons vues auparavant. »

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a déclaré : « Cette lettre a été reçue, et une réponse a été rédigée. Elle n’a pas encore été envoyée. »

Les Serbes dénoncent la persécution en Ukraine

Le Saint Synode de l’Église orthodoxe serbe s’est réuni à Belgrade et a publié hier un communiqué où il souligne notamment l’ampleur des « souffrances infligées à l’Église orthodoxe ukrainienne par les autorités actuelles de Kiev ».

Evoquant les faits relatifs à la saisie d’églises et de monastères, à la confiscation illégale de biens ecclésiastiques, ainsi qu’à la persécution systématique de l’épiscopat, du clergé et de la communauté monastique, le communiqué souligne que les fidèles de l’Église canonique en Ukraine sont aujourd’hui privés des droits et libertés fondamentaux garantis par les conventions internationales. « C’est pourquoi le Synode, encore et encore, élève la voix pour défendre ses frères orthodoxes privés de droits et persécutés. »

Et l’Église orthodoxe serbe adresse un appel direct à toutes les institutions internationales, leur demandant de cesser d’ignorer ce qui se passe et de réagir face à « cette grande injustice ».