La fête du cochon interdite à Pont-Scorff

Extrait d’un article de Breizh-Info :

Le mécanisme est désormais bien rodé. Un journaliste « repère » sur les réseaux sociaux un événement qui ne relève pourtant d’aucune actualité, ni d’aucune nuisance publique. Il téléphone à l’organisateur et le pousse à se défendre par anticipation. L’article paraît. Les élus, alertés par la parution, se sentent obligés de réagir. La polémique est ainsi fabriquée à partir de rien : avant l’article, il n’y avait qu’un repas. Après l’article, il y a une « affaire ».

Le lendemain, la suite était écrite d’avance. Yvonnick Le Coupannec, maire de Pont-Scorff, annonce dans les colonnes du même Télégramme que la Fête du cochon n’aura finalement pas lieu sur sa commune – oubliant tout de même de préciser qu’il n’a absolument pas son mot à dire sur une fête à caractère privé, dans un lieu privé, la seule menace éventuelle de trouble à l’ordre public pouvant émaner uniquement d’opposants à cette fête privée « révélée » par une presse militante.

La municipalité, explique-t-il, n’avait pas été informée — ce qui est parfaitement normal s’agissant d’un déjeuner privé entre adultes consentants chez un particulier — et juge l’événement susceptible d’entraver l’ordre public. L’édile invoque la journée de la Résistance du 27 mai, le Conseil national de la Résistance, la devise républicaine, et conclut son intervention par un avertissement général : tout projet « extrémiste », d’un côté comme de l’autre, sera désormais empêché sur le territoire communal.

Reste à comprendre comment la mairie peut interdire un repas qui se tient sur une propriété privée, entre personnes invitées. La question, posée en ces termes, n’a guère de réponse juridique solide. Les libertés individuelles, que l’édile dit pourtant respecter, incluent traditionnellement celle de recevoir qui l’on veut chez soi. Mais la pression médiatique, relayée par le ton martial de l’annonce municipale, a manifestement suffi à faire plier l’organisateur.

Evolution

Premier stade : l’OTAN nie que l’espace aérien de ses membres soit utilisé par l’Ukraine pour attaquer la Rusie. Les drones qui y sont repérés sont forcément des drones de l’agresseur russe.

Deuxième stade : on ne peut plus cacher que ce sont effectivement des drones ukrainiens, dont certains font des dégâts, et il faut donc rappeler à l’Ukraine qu’elle n’a pas la permission d’utiliser l’espace aérien des pays de l’OTAN.

Troisième stade : le Premier ministre suédois explique à Mark Rutte que l’OTAN doit aider l’Ukraine à diriger ses attaques dans la bonne direction…

Enseignement moral et civique

En Lituanie, les enfants des écoles aussi doivent se réfugier dans des abris souterrains en cas d’alerte quand les drones ukrainiens survolent le territoire. On en profite pour leur faire un cours d’Enseignement moral et civique : nos amis ukrainiens fabriquent d’excellents drones intelligents, mais quelquefois ils se trompent de route. Il faut savoir qu’ils ne viennent pas pour nous tuer, mais qu’ils passent pour aller tuer les méchants Russes…

La dictature hongroise, c’est maintenant

Le nouveau Premier ministre hongrois Péter Magyar a présenté son premier projet d’amendement constitutionnel.

Il consiste à limiter à huit ans les mandats de Premier ministre, avec effet rétroactif, ce qui est illégal dans toute démocratie mais permet d’empêcher Viktor Orban de revenir au pouvoir.

Et à nationaliser (c’est une demande de Bruxelles) les 34 « fondations de gestion des biens d’intérêt public » qui contrôlent notamment 21 universités.

Le président du conseil d’administration d’une de ces universités a qualifié cette initiative de « tentative choquante de nationalisation » d’actifs privés qui serait « inacceptable même dans une dictature modérée ».

Et des juristes libéraux condamnent la mesure rétroactive de limitation des mandats de Premier ministre.

Mais Péter Magyar a une majorité de plus de 70% de députés et peut donc modifier la Constitution comme il l’entend, tant que c’est en phase avec la volonté de ses maîtres de Bruxelles.