Le martyrologe fait brièvement mémoire, en sixième position, de saint Similien :
Nannéte, in Británnia minóre, sancti Similiáni, Epíscopi et Confessóris.
A Nantes, en Petite-Bretagne, saint Similien, évêque et confesseur.
Il est le seul évêque de Nantes inscrit au martyrologe. Il aurait été le troisième évêque de la ville, et l’évangélisateur des martyrs Rogatien et Donatien. Dès le Ve siècle une église lui est dédiée, et c’est l’une des trois églises primitives de la ville, avec la cathédrale et celle dédiée à Donatien et Rogatien.
Saint Grégoire de Tours raconte qu’au temps de Clovis Nantes fut assiégée par les barbares. Le siège durait depuis soixante jours, lorsqu’au milieu de la nuit, des hommes vêtus de blanc et portant des cierges allumés, parurent sortir de la basilique des saints martyrs Donatien et Rogatien. Au même moment, une procession semblable sortait de la basilique de saint Similien. Les deux processions se dirigèrent l’une vers l’autre, s’unirent pour prier, puis chacune d’elles retourna au lieu d’où elle était partie. Les Barbares, effrayés de cette vision, s’enfuirent, et leur chef, frappé de ce prodige, se convertit et demanda le baptême.
L’église Saint-Similien a été plusieurs fois reconstruite (et son orientation respectée jusqu’en 1894…) :

On y voit un puits, dont on dit que des infidèles (sans doute les Normands qui occupèrent Nantes de 844 à 939 et détruisirent la première église) y jetèrent la tête du saint. Son eau est (était ?) réputée miraculeuse.


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