Même pas peur…

Il s’installe dans une rue de Porto où il n’y a que des immigrés, avec son grand drapeau portugais. Il essuie des menaces de mort, on essaie de lui enlever son drapeau, mais il résiste. C’est Afonso Gonçalves, « nationaliste et catholique », président de Reconquista, qu’il a fondé en 2023. Voici la version anglaise de sa vidéo (« la plus dangereuse que j’ai réalisée jusqu’ici »). La version originelle en portugais est ici.

« Ici c’est le Portugal. Ils veulent nous expulser de notre propre capitale. Mais cette ville nous appartient. Le Portugal appartient au peuple portugais. Et même si ces envahisseurs hostiles veulent nous expulser de notre propre ville, cette terre appartient au peuple portugais. La seule présence du drapeau portugais est une raison suffisante pour eux de vouloir nous expulser, nous attaquer, d’être en colère et contrariés. Ceci est notre capitale et nous ne partirons jamais. Nous refusons d’être remplacés sur notre terre par des envahisseurs hostiles du tiers monde qui ont la haine de notre peuple et veulent nous voir morts, nos enfants violés et notre pays complètement pillé et volé. Ce drapeau sera toujours le drapeau de Portugal… »

Mercredi de la troisième semaine de carême

La lecture biblique de cette semaine est l’histoire de Joseph, dans les derniers chapitres de la Genèse. Les répons de l’office des matines sont des agencements de versets de cette histoire pris dans la Vulgate, sauf deux d’entre eux : l’un reprend des expressions de psaumes 80 et 104 qui évoquent Joseph, l’autre, qui est le troisième aujourd’hui… ne correspond à aucun texte de l’Ecriture.

℟. Lamentabátur Jacob de duóbus fíliis suis : Heu me, dolens sum de Joseph pérdito, et tristis nimis de Bénjamin ducto pro alimóniis : * Precor cæléstem Regem, ut me doléntem nímium fáciat eos cérnere.
℣. Prósternens se Jacob veheménter cum lácrimis pronus in terram, et adórans ait.
℟. Precor cæléstem Regem, ut me doléntem nímium fáciat eos cérnere.

Jacob se lamentait à propos de ses deux fils : Malheureux que je suis, je souffre de la perte de Joseph, et je suis triste à l’excès à propos de Benjamin emmené pour avoir des vivres. Accablé de douleur, je prie le Roi céleste qu’il me les fasse revoir. Se prosternant instamment avec larmes jusqu’à terre et adorant il dit : Je prie le Roi céleste qu’il me les fasse revoir.

On a vraiment l’impression d’une citation de la Genèse, mais on ne l’y trouvera pas. Certes, Jacob se lamente, mais le mot ne s’y trouve pas. Certes il est triste, mais le mot ne s’y trouve pas non plus. Et il n’est fait nulle mention de sa prière en ces termes-là. Voici les versets qui correspondent au répons.

Chapitre 42 :

Alors Jacob, leur père, leur dit : Vous m’avez réduit à être sans enfants ; Joseph n’est plus, Siméon est en prison, et vous voulez m’enlever Benjamin. Tous ces maux sont retombés sur moi. (…) Non, dit Jacob, mon fils n’ira point avec vous. Son frère est mort, lui seul est resté. S’il lui arrive quelque malheur au pays où vous allez, vous accablerez mes cheveux blancs d’une douleur qui m’emportera au tombeau.

Chapitre 43 :

Je prie mon Dieu tout-puissant de vous le rendre favorable, afin qu’il renvoie avec vous votre frère qu’il tient prisonnier, et Benjamin ; cependant moi je demeurerai seul, comme si j’étais sans enfants.

Il convient aussi de se reporter au chapitre 37, quand Jacob apprend la mort (croit-il) de Joseph. C’est en fait plus proche du répons, alors que la scène a lieu bien des années avant.

Ayant déchiré ses vêtements, il se couvrit d’un cilice, pleurant son fils fort longtemps. Alors tous ses enfants s’assemblèrent pour tâcher de soulager leur père dans sa douleur ; mais il ne voulut point recevoir de consolation, et il leur dit : Je pleurerai toujours, jusqu’à ce que je descende avec mon fils aux enfers. Ainsi il continua toujours de pleurer.

La poignante expression de ce répons a inspiré les compositeurs de la Renaissance. Le plus connu est celui de Cristobal de Morales. Les interprètes en rajoutent généralement dans la « lamentation », de façon caricaturalement sentimentale. En voici une plus sobre, qui date de la fin de l’année dernière.

Hétérotélie

Lu sur les gazettes :

Chris Coons, sénateur démocrate du Delaware : « En ce moment, le plus clair gagnant de cette guerre en Iran est la Russie. »

C’est aussi ce que constatent les chroniqueurs de divers journaux anglo-saxons.

Les vrais médias fiables

Séquence de la ZDF (« deuxième télévision allemande ») sur les plus gros exportateurs d’armes du monde selon les statistiques du Peace Research Institute qui viennent de sortir. En deuxième position, l’Italie qui a le drapeau français. En troisième position la France qui a le drapeau… russe.

La persécution en Ukraine

Un bel aveu du « métropolite Siméon de Khmelnytskyï » de l’Eglise Porochenko-CIA-Bartholomée : on manque cruellement de prêtres…

Si les voyous de l’Eglise du pouvoir peuvent « transférer » de force de nombreuses paroisses de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, ils ne peuvent pas obliger leurs curés à rejoindre leur structure… De ce fait, se plaint le « métropolite Siméon », « nous avons une pénurie de personnel, pour ainsi dire », et de nombreux prêtres de l’Eglise du pouvoir sont obligés de desservir jusqu’à cinq paroisses. « Ils essaient de les visiter toutes le samedi et le dimanche et d’y célébrer des offices afin de ne pas priver les fidèles de la prière commune. Ils célèbrent une liturgie ici, un office là, une prière ailleurs… »

Si les prêtres de l’Eglise orthodoxe ukrainienne refusent de rejoindre l’Eglise du pouvoir, c’est selon lui parce qu’ils « ne veulent pas sortir de leur zone de confort ». Sic ! Alors il les appelle à « ne pas s’accrocher au manteau puant du patriarcat de Moscou ».

(Né dans la région de Khmelnytskyï, il fut séminariste au grand séminaire de Moscou puis moine au monastère Danilov de Moscou, avant de devenir évêque puis métropolite en Ukraine, et de trahir son Eglise en décembre 2018, espérant devenir le chef de l’Eglise du pouvoir, mais il n’arriva que deuxième derrière l’autre métropolite, « Epiphane ».)