Revoilà le 19e paquet…

Le commissaire européen à l’Économie et à la Productivité, Valdis Dombrovskis, a annoncé que la Commission européenne a proposé ce jour un 19e paquet de sanctions contre la Russie.

« La proposition de la Commission pour ce 19e paquet de sanctions vise à affaiblir davantage l’économie de guerre russe, déjà fortement fragilisée », a-t-il sans rire.

Puis Ursule a détaillé les nouvelles mesures:

La Commission a proposé une interdiction totale des transactions avec les banques russes, y compris celles opérant dans des pays tiers. La proposition inclut également une interdiction des investissements dans les zones économiques spéciales russes liées à la guerre et une prohibition complète des importations de GNL russe d’ici janvier 2027.

Les sanctions énergétiques comprendraient la levée des exemptions sur Rosneft et Gazprom Neft, élargissant ainsi la portée des restrictions.

En outre, l’UE prévoit d’étendre les sanctions à la flotte fantôme russe et propose des sanctions contre les individus impliqués dans l’enlèvement et l’endoctrinement d’enfants ukrainiens.

La dictature idéologique des universités américaines

Lu sur Life Site News :

Près de 90 % des étudiants participant à une étude récente ont déclaré feindre d’adhérer aux opinions de gauche afin de réussir sur le plan universitaire et social, ce qui constitue l’un des exemples les plus frappants à ce jour du parti pris du monde universitaire moderne.

Dans un article publié dans The Hill, les chercheurs en psychologie clinique Kevin Waldman et Forest Romm de l’université Northwestern détaillent les conclusions de 1 452 entretiens confidentiels menés sur deux ans auprès d’étudiants de premier cycle de Northwestern et de l’université du Michigan, explorant le thème « Qu’advient-il de la formation de l’identité lorsque les convictions sont remplacées par l’adhésion à l’orthodoxie ? ».

« Nous avons demandé : avez-vous déjà prétendu avoir des opinions plus progressistes que celles que vous défendez réellement afin de réussir sur le plan social ou universitaire ? Un pourcentage stupéfiant de 88 % a répondu oui », ont-ils écrit. « Ces étudiants n’étaient pas cyniques, mais s’adaptaient. Dans un environnement universitaire où les notes, le leadership et l’appartenance à un groupe dépendent souvent de la maîtrise de la moralité performative, les jeunes adultes apprennent rapidement à répéter ce qui est sans risque. »

« 78 % des étudiants nous ont dit qu’ils s’autocensuraient sur leurs convictions concernant l’identité de genre, 72 % sur la politique et 68 % sur les valeurs familiales », ont-ils poursuivi. « Plus de 80 % ont déclaré avoir rendu des travaux scolaires qui ne reflétaient pas leurs opinions afin de s’aligner sur celles de leurs professeurs (…) 77 % ont déclaré être en désaccord avec l’idée que l’identité de genre devrait primer sur le sexe biologique dans des domaines tels que le sport, les soins de santé ou les données publiques, mais n’oseraient jamais exprimer ce désaccord à voix haute. 38 % se sont décrits comme “moralement confus”, ne sachant pas si l’honnêteté est toujours éthique si elle implique l’exclusion. »

Walman et Romm ont notamment constaté que l’habitude de cacher ses véritables opinions afin de se conformer était si profondément ancrée que beaucoup le font désormais également en dehors du milieu universitaire : « 73 % des étudiants ont déclaré se méfier des conversations sur ces valeurs avec leurs amis proches. Près de la moitié ont déclaré qu’ils cachaient systématiquement leurs convictions dans leurs relations intimes par crainte de répercussions idéologiques. Il ne s’agit pas simplement de pression exercée par les pairs, mais d’une régulation de l’identité à grande échelle, qui est en train de s’institutionnaliser. »

La russophobie estonienne

Alors qu’à l’ouverture de la session parlementaire le président estonien avait une fois de plus critiqué le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe estonienne, le Parlement l’a votée une troisième fois, par 63 voix contre 15 et 9 abstentions (et 14 absents).

Après ses deux vetos, le président n’a plus d’autre solution que de la promulguer, ou de saisir la Cour suprême pour qu’il la déclare contraire à la Constitution. Il est vraisemblable qu’il choisisse la seconde option, puisqu’il a dit lui-même que cette loi viole la Constitution.

Léon XIV sans surprise

Le site Crux de John Allen publie une longue interview de Léon XIV réalisée par Elise-Ann Allen, la femme de John, correspondante de Crux à Rome, en juillet dernier. Elle paraîtra dans son livre « Léon XIV citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle » (déjà paru hier en espagnol au Pérou…).

Robert Jones a publié sur Life Site News un remarquable compte-rendu de ce qui compte vraiment dans cette interview. Il en résulte que Léon XIV s’inscrit explicitement dans les pas de François, et que seul son style personnel, plus discret, est différent. On en lira une traduction ci-dessous.

En ce qui concerne la messe, on lira la traduction intégrale du (bref) propos du pape sur le Salon Beige. C’est presque littéralement ce que disait François : les partisans de la messe traditionnelle opèrent un processus de « polarisation » (ils divisent l’Eglise), ils sont « dans l’idéologie », alors que « si nous célébrons la liturgie de Vatican II d’une manière appropriée » il n’y a pas de différence… Apparemment il ne sait pas de quoi il parle. Il ne connaît pas du tout la liturgie traditionnelle, et il dit ne pas avoir rencontré de personnes qui la défendent…

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Saint Janvier et ses compagnons

Bréviaire :

Janvier, Évêque de Bénévent, au temps où Dioclétien et Maximien sévissaient contre les chrétiens, fut vainement soumis par Timothée préfet de Campanie, aux tortures du feu et du chevalet. Bientôt après, enchaîné avec son diacre Festus et le lecteur Didier, il fut traîné à Pouzzoles, devant le char du préfet et, le lendemain, on leur adjoignit Sosie de Misène, Procule diacre de Pouzzoles, Eutyche et Acute, laïcs, pour les exposer aux bêtes. Mais comme elles ne leur firent aucun mal, près de cinq mille hommes acceptèrent la foi du Christ, ce qui mit en rage le préfet qui condamna l’Évêque et ses compagnons à périr par le glaive. Leurs corps furent soigneusement ensevelis par les chrétiens. Le corps de Janvier fut d’abord porté à Bénévent, puis de là au monastère de Monte Vergine et enfin déposé dans la grande église de Naples où il fut glorifié par beaucoup de miracles. Son sang conservé dans une ampoule de verre, quand il est mis en présence de la tête du même Martyr, se liquéfie en bouillonnant merveilleusement ; ce miracle se voit encore de nos jours.

La messe est la troisième du commun des martyrs. En voici le graduel, dont le texte vient du psaume 33. Le verset est somptueusement orné sur Dominus et corde.

Clamavérunt justi, et Dóminus exaudívit eos : et ex ómnibus tribulatiónibus eórum liberávit eos.
℣. Juxta est Dóminus his, qui tribuláto sunt corde : et húmiles spíritu salvábit. Allelúia, allelúia.

Les saints ont crié et le Seigneur les a exaucés : il les a délivrés de toutes leurs tribulations.
℣.  Le Seigneur est près de ceux qui ont le cœur affligé, et il sauvera ceux qui ont l’esprit abattu. Alléluia, alléluia.

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En 2020 j’avais mis l’introït, par les mêmes moines de Kergonan.