Le Parlement estonien a adopté hier, sans surprise, par 60 voix contre 13 (16 députés n’ont pas participé au vote), le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe. Sans surprise, la bonne volonté des orthodoxes, qui ont changé le nom de leur Eglise, n’aura servi à rien.
Comme en Ukraine, l’interdiction de l’Eglise devra passer par les tribunaux pour chaque entité, qui a deux mois pour se conformer à la loi, à savoir prouver qu’elle n’a strictement aucun lien avec la Russie, ce qui est évidemment impossible, et pas seulement pour le monastère de Pühtitsa qui dépend directement du patriarche de Moscou.
Intéressante réaction d’un député qui n’a pas pris part au vote, Maria Jufereva-Skuratovski : « À un moment donné, j’ai compris qu’en adoptant cette loi, nous ne résoudrions pas nos problèmes, mais au contraire, nous en créerions d’autres qu’il faudra résoudre pendant des années. J’ai compris que je n’étais pas prête à assumer la responsabilité du destin de l’Église orthodoxe en Estonie. »
Ci-dessous le communiqué de l’« Église orthodoxe chrétienne d’Estonie » (le nom d’Eglise orthodoxe d’Estonie étant réservé à la petite scission russophobe adoubée par le gouvernement et reconnue par Constantinople) :
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