Michigan : quatre avortoirs de moins

L’avortoir de Marquette était le seul de la « Péninsule supérieure ».

Le Planning familial du Michigan annonce la fermeture de trois de ses avortoirs et le « fusionnement » de deux autres. Cette branche de l’industrie de l’avortement n’est pas l’un des neuf destinataires de la lettre du gouvernement indiquant le gel de 27,5 millions de subventions pendant l’enquête sur les infractions à la loi interdisant l’idéologie DEI et l’immigration abortive. Mais on préfère prendre les devants, car les temps vont être durs pour les avortueurs. « Notre décision de restructurer reflète des mois de planification stratégique et d’analyse financière minutieuse. Ces changements nécessaires renforcent la capacité de PPMI à s’adapter rapidement dans un paysage politique difficile », dit la présidente, qui s’attend à « d’autres attaques » contre l’avortement.

La publication Michigan Advance se plaint qu’avec la fermeture des établissements de Marquette et de Petoskey c’est tout le nord de l’Etat qui se retrouve sans clinique de « soins de santé reproductive ».

Amber Roseboom, présidente de l’association Droit à la Vie du Michigan, déclare à LifeSiteNews :

 « Les politiques irresponsables prônées par Planned Parenthood, telles que la suppression des réglementations en matière de santé et de sécurité pour les cliniques et la suppression du consentement éclairé pour les femmes souhaitant avorter, ont entraîné une diminution spectaculaire des soins aux femmes. Ces quatre fermetures démontrent l’incapacité de Planned Parenthood à répondre aux besoins des femmes, alors qu’ils continuent de défendre un programme politique radical et une réponse uniquement axée sur l’avortement aux femmes confrontées à des grossesses non planifiées. Bien que l’avortement soit légal jusqu’au moment de la naissance dans le Michigan, les femmes sont de plus en plus intéressées par les options favorables à la vie rendues possibles par le bon travail des plus de 100 centres de ressources sur la grossesse (pregnancy resource centers) du Michigan. »

La fin de l’Eglise latine

Un autre aspect, relevé par l’abbé Barthe dans un article de Res Novae sur le « sacrement des malades » qui a remplacé l’extrême-onction :

Comme toujours dans la réforme liturgique, où l’aspect de « retour aux sources » des rites s’est conjugué avec la dévaluation de leur signification. Car la mue de ce sacrement a accompagné une dédramatisation générale de la mort, médicalisée, localisée à l’hôpital. « Le nouveau rituel de l’Onction des malades s’inscrit dans le mouvement qui tend à déritualiser, désacraliser même la mort en tant que mutation essentielle », écrivait François-André Isambert. La mort, devenue un tabou dans les sociétés occidentales. « On pourrait dire, pour citer une dernière fois Guillaume Cuchet, que la dédramatisation de la mort chrétienne et le silence sur les fins dernières sont la version catholique de ce nouveau tabou, l’Église ayant rompu avec son ancien discours sur la mort parce que les contemporains n’étaient plus en état de le supporter, ou qu’il ne faisait déjà plus sens pour eux depuis un certain temps. »

L’Acathiste à Athènes

Le chant intégral de l’Acathiste en l’église de l’Ascension d’Athènes, hier soir (dans sa langue originelle). L’Acathiste proprement dit commence à 11’28. Il est émouvant d’entendre à 1h34 la foule chanter le kondakion « Invincible chef d’armée ». Car l’église est pleine. Je soupçonne que certains sont là pour entendre un concert gratuit de Nicodème Kabarnos (par exemple à partir de 29’27, ou dans un autre registre à 37’12, ou à 52′), et ils ne sont pas déçus, mais même ceux-là sont debout (a-cathiste) depuis plus d’une heure et demie. Et cela se termine à 1h47 par le chant magnifique du tropaire « L’Ange Gabriel », par les chantres et les fidèles.

Τὴ ὑπερμάχω στρατηγῶ τὰ νικητήρια, ὡς λυτρωθεῖσα τῶν δεινῶν, εὐχαριστήρια, ἀναγράφω σοὶ ἡ Πόλις σου, Θεοτόκε, ἀλλ’ ὦς ἔχουσα τὸ κράτος ἀπροσμάχητον, ἐκ παντοίων μὲ κινδύνων ἐλευθέρωσον ἵνα κράζω σοί, Χαῖρε, Νύμφη ἀνύμφευτε.

Invincible chef d’armée, à toi les accents de victoire ! Libérée du danger, ta ville, ô Mère de Dieu, t’offre des hymnes de reconnaissance. Toi dont la puissance est irrésistible, de tout péril délivre-moi, pour que nous puissions t’acclamer : Salut à Toi, Epouse sans époux !

Τὴν ὡραιότητα, τῆς παρθενίας σου, καὶ τὸ ὑπέρλαμπρον, τὸ τῆς ἁγνείας σου, ὁ Γαβριὴλ καταπλαγείς, ἐβόα σοι Θεοτόκε. Ποῖόν σοι ἐγκώμιον,προσαγάγω ἐπάξιον, τί δὲ ὀνομάσω σε; ἀπορῶ καὶ ἐξίσταμαι· διὸ ὡς προσετάγην βοῶ σοι· Χαῖρε ἡ Κεχαριτωμένη.

L’ange Gabriel, stupéfait de ta virginité et de l’éclat de ta pureté, s’écria vers toi : Ô Mère de Dieu, quelle digne louange puis-je t’offrir ? Comment puis-je t’appeler ? Je suis embarrassé et consterné. C’est pourquoi, fidèle à l’ordre que j’ai reçu, je te crie : Salut, pleine de grâce.

Samedi de la quatrième semaine de carême

La lecture biblique de cette semaine, c’était l’Exode. A partir de demain, dimanche de la Passion, ce sera Jérémie. Pour prendre congé de Moïse voici les trois répons des matines de ce jour (qui sont ceux du troisième nocturne des matines de dimanche dernier). Le verset du deuxième vient du psaume 80, et le troisième est le début du psaume 77, l’un de ceux qui retracent l’Exode.

℟. Spléndida facta est fácies Móysi, dum respíceret in eum Dóminus : * Vidéntes senióres claritátem vultus ejus, admirántes timuérunt valde.
℣. Cumque descendísset de monte Sínai, portábat duas tábulas testimónii, ignórans quod cornúta esset fácies eius ex consórtio sermónis Dei.
℟. Vidéntes senióres claritátem vultus ejus, admirántes timuérunt valde.

℟. La face de Moïse était devenue rayonnante de lumière, depuis que le Seigneur l’avait regardé : * Les anciens d’Israël voyant la face de Moïse rayonnante, l’admirèrent et furent saisis de crainte.
℣. Et lorsque Moïse descendit de la montagne de Sinaï, il tenait les deux tables du témoignage, et il ignorait que sa face était rayonnante de lumière depuis l’entretien du Seigneur avec lui.
℟. Les anciens d’Israël voyant la face de Moïse rayonnante, l’admirèrent et furent saisis de crainte.

℟. Ecce mitto Angelum meum, qui præcédat te, et custódiat semper:  * Obsérva et audi vocem meam, et inimícus ero inimícis tuis, et affligéntes te afflígam : et præcédet te Angelus meus.
℣. Israël, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum : ego enim Dóminus.
℟. Obsérva et audi vocem meam, et inimícus ero inimícis tuis, et affligéntes te afflígam : et præcédet te Angelus meus.

℟. Voici que j’enverrai mon Ange, afin qu’il te précède et te garde toujours : * Observe et écoute ma voix, et je serai un ennemi pour ton ennemi, et j’affligerai ceux qui t’affligeront, et mon Ange te précédera.
℣. Israël, si tu m’écoutes, il n’y aura pas au milieu de toi de dieu nouveau, et tu n’adoreras pas de dieu étranger, car c’est moi qui suis le Seigneur.
℟. Observe et écoute ma voix, et je serai un ennemi pour ton ennemi, et j’affligerai ceux qui t’affligeront, et mon Ange te précédera

℟. Atténdite, pópule meus, legem meam : * Inclináte aurem vestram in verba oris mei.
℣. Apériam in parábolis os meum : loquar propositiónes ab inítio sǽculi.
℟. Inclináte aurem vestram in verba oris mei.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Inclináte aurem vestram in verba oris mei.

℟. Appliquez-vous à la loi, ô mon peuple : * Inclinez votre oreille aux paroles de ma bouche.
℣. J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je dirai des choses cachées dès le commencement.
℟. Inclinez votre oreille aux paroles de ma bouche.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit
℟. Inclinez votre oreille aux paroles de ma bouche.

Le samedi de l’Acathiste

Demain dans la liturgie byzantine c’est le samedi de l’Acathiste, l’hymne à la Mère de Dieu qui ce jour-là est chanté en entier. Comme il s’agit des matines, dans les paroisses il est chanté le vendredi soir. En voici des extraits, dans la tradition d’Alep, par le Père Fahmé, en hommage au chantre de Saint-Julien le Pauvre mort le 27 mars dernier. L’enregistrement date de 2011 (le CD est ici) : le Père Fahmé avait 87 ans et il était toujours en pleine possession de ses moyens vocaux.

Tropaire du samedi de l’Acathiste, en arabe :

Lorsque l’incorporel prit connaissance de l’ordre mystérieux, il se présenta aussitôt dans la maison de Joseph et dit à la Vierge : Celui qui, en descendant sur la terre, a incliné les cieux, demeure entièrement en toi, sans éprouver de changement. Le voyant dans ton sein prendre la forme d’un esclave, de stupeur vers toi je m’écrie : Salut à toi, Epouse sans époux !

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Hirmos de la première ode, en arabe :

J’ouvrirai la bouche, et elle sera remplie de l’Esprit, et je parlerai d’abondance à la louange de celle qui est Mère et Reine ; on me verra la célébrer avec éclat et joyeux je chanterai ses merveilles. Ô Mère de Dieu toute sainte, sauve-nous. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen.

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Le premier kondakion, en grec :

Invincible chef d’armée, à toi les accents de victoire ! Libérée du danger, ta ville, ô Mère de Dieu, t’offre des hymnes de reconnaissance. Toi dont la puissance est irrésistible, de tout péril délivre-moi, pour que nous puissions t’acclamer : Salut à Toi, Epouse sans époux !