Les anglicans poussent le bouchon

Ça va vraiment être difficile de rivaliser avec les anglicans, quand la dhimmitude va jusqu’à prêter une prestigieuse église londonienne pour un… défilé de mode islamique. C’était la semaine dernière en l’église Saint-Jean de Hyde Park, la « Modest Fashion Week », un défilé de mode conforme à la charia.

Aucune mosquée ne permettrait cela, constate l’auteur de la vidéo…

Le site de la paroisse avait prévenu qu’il n’y aurait aucun service liturgique les 16 et 17 septembre. On lit sur ce site : « Nous sommes une communauté diversifiée, socialement progressiste et inclusive, qui célèbre le culte dans la tradition catholique moderne. » Sic.

L’AfD s’envole

Pour les élections de l’assemblée parlementaire du Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, les derniers sondages donnaient l’AfD légèrement derrière le SPD toujours majoritaire, et la CDU légèrement au-dessus de 6%.

Les électeurs, qui là aussi se sont déplacés en masse, ont fait mentir le sondage. C’est l’AfD qui est arrivée en tête, avec 38,2% des voix, soit 21,5 points de plus qu’en 2021, passant de 14 à 32 représentants, et la CDU du chancelier Merz s’effondre à 4,9% des voix : elle n’a donc plus aucun député (c’est l’autre bonne nouvelle du jour).

Le SPD conservera la direction du Land, avec l’appui des Verts (et éventuellement de l’extrême gauche, ayant chacun 5 députés), mais il restera que le premier groupe sera celui de l’AfD…

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Il y avait aussi des élections à Berlin, la capitale étant un Land à elle seule. La coalition CDU-SPD a perdu, face aux gauchistes woke immigrationnistes qui remportent la mise dans la capitale la plus pourrie d’Europe. Le prochain maire sera une femme née de parents turcs, qui a créé une faction turque au sein du parti gauchiste… (Il y a 250.000 Turcs de nationalité allemande à Berlin, outre les 190.000 Turcs non encore naturalisés.) Mais on constate que même à Berlin l’AfD a augmenté son score, de 7 points, à 16,3%, passant de 17 à 29 représentants.

Saint Matthieu

Le doxastikon des laudes byzantines, par un chantre anonyme mais chevronné.

Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι

Κροτήσωμεν ἐν ᾄσμασι σήμερον πιστοί, ἐπὶ τῇ μνήμῃ τοῦ σεπτοῦ Ἀποστόλου, καὶ Εὐαγγελιστοῦ Ματθαίου· οὗτος γὰρ ῥίψας τὸν ζυγόν, καὶ τὸν χρυσὸν τοῦ τελωνείου, ἠκολούθησε Χριστῷ, καὶ κήρυξ τοῦ Εὐαγγελίου θεῖος ἐχρημάτισεν· ὅθεν ἐξῆλθε προφητικῶς ὁ φθόγγος αὐτοῦ, εἰς τὴν οἰκουμένην, καὶ πρεσβεύει σωθῆναι τὰς ψυχάς ἡμῶν.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Fidèles, en ce jour battons des mains, rythmant des cantiques en souvenir du saint apôtre et évangéliste Matthieu ; car il s’est défait de son joug, il a quitté ses richesses de publicain, pour suivre le Christ et prêcher l’Evangile divin ; c’est pourquoi son message a retenti par toute la terre, comme le prophète l’a dit (psaume 18), et désormais il intercède pour que nos âmes soient sauvées.

17e dimanche après la Pentecôte

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus cite aux pharisiens le premier verset du psaume 109 :

« Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau sous tes pieds. »

On constate que le texte du psaume selon Jésus est notablement différent de ce que l’on peut lire dans les traductions modernes, tant dans les Bibles (où en plus on lui donne le numéro 110) que dans la néo-liturgie. D’où l’inévitable alternative : ou bien Jésus ne connaissait pas bien les psaumes, ou bien ce sont les traductions modernes qui sont fautives. La réponse va de soi.

La citation que fait Jésus du psaume 109 est mot pour mot ce que l’on peut lire dans la version grecque des Septante, et (donc) aussi dans la Vulgate. Autrement dit, Jésus authentifie la liturgie grecque et la liturgie latine traditionnelle.

Il y a autre chose ici à remarquer. Le premier mot du psaume, en hébreux, est YHWH, le tétragramme sacré, le Nom de Dieu. C’était l’occasion pour Jésus de nous révéler comment on doit le prononcer, ou ce qu’on doit en faire.

Eh bien il le fait, en donnant la version liturgique du psaume : YHWH se dit Κύριος : Kyrios, en latin Dominus, en français Seigneur (en hébreu Adonaï).

Ce faisant, il condamne ceux qui prétendent, non seulement connaître les psaumes mieux que lui, le Verbe de Dieu, mais prétendent en outre vocaliser le Nom imprononçable.

« Le Seigneur a dit à mon Seigneur. » Le premier « Seigneur » est donc Dieu, qui parle à David. L’autre Seigneur, c’est, selon la tradition juive interprétant ce psaume considéré comme messianique depuis toujours, le Messie qui doit venir. Or le Messie est le « fils de David », comme répondent les pharisiens à Jésus. Mais alors, reprend celui-ci, comment se fait-il que David, parlant de son fils, l’appelle son seigneur ?

« Et personne ne pouvait rien lui répondre. »

Car David était le roi d’Israël, il n’y avait personne au-dessus de lui. Personne sauf Dieu. Les pharisiens ne peuvent pas répondre à la question parce qu’il n’y a qu’une seule réponse possible et qu’ils ne peuvent pas l’admettre : si David dit que le Messie son fils est son Seigneur, c’est que le Messie est Dieu.

Et personne ne peut donner cette interprétation, et la donner avec une telle autorité, s’il n’est lui-même le Messie. Ce qui implique non seulement de reconnaître que Jésus est le Messie, mais qu’il est Dieu.

« Et, depuis ce jour, nul n’osa plus lui poser des questions… »