Saint Grégoire de Nazianze

Le doxastikon des laudes, version de Pierre de Péloponnèse (XVIIIe siècle), par Spyridon Ioannou, professeur de musique et protopsalte de l’église métropolitaine de l’Annonciation (Panagia Evangelistria) d’Idalion (Dali), à Chypre.

Δόξα…
Τὴν λύραν τοῦ Πνεύματος, τὸ τῶν αἱρέσεων θέριστρον, καὶ ὀρθοδόξων ἥδυσμα, τὸν δεύτερον Ἐπιστήθιον, τὸν τοῦ Λόγου αὐτόπτην, τοῖς δόγμασι γενόμενον, τὸν σοφόν Ἀρχιποίμενα, τῆς Ἐκκλησίας τὰ θρέμματα, θεολογικοῖς ὕμνοις προσείπωμεν. Σὺ εἶ ὁ Ποιμὴν ὁ καλός, ὁ δοὺς σεαυτὸν Γρηγόριε, ὡς ὁ Διδάσκαλος Χριστός, ὑπὲρ ἡμῶν, καὶ σὺν Παύλῳ χορεύεις, καὶ πρεσβεύεις ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

Gloire au Père…
La lyre de l’Esprit, l’émondeur des hérésies, la suave douceur de la vraie foi, le second Théologien se penchant sur la poitrine du Christ, celui qui vit le Verbe de ses yeux de docteur, le sage guide des Pasteurs, nous, les brebis de l’Eglise, invoquons-le par des hymnes saintes et disons-lui : Grégoire, c’est toi le bon pasteur donnant sa vie comme le Christ, ton Maître, pour nous ; et tu exultes en compagnie de saint Paul, intercédant pour nos âmes.

En Bulgarie et en Roumanie

L’ancien président bulgare Rumen Radev, qui avait démissionné pour devenir chef du gouvernement et mener une autre politique, et a de fait remporté les élections, a été élu Premier ministre par les députés : 124 voix pour, 70 contre, et 36 abstentions. Il a constitué son cabinet, formé intégralement de membres de sa coalition, et essentiellement d’anciens ministres. On note que le ministre des Finances, Galab Donev, un proche de Radev, s’était comme lui opposé à la rupture avec le gazier russe Gazprom. Et qu’un des vice-Premiers ministres est Ivo Hristov, ancien secrétaire général de la présidence, ouvertement hostile à l’aide à l’Ukraine.

Le nouveau ministre de la Justice est Nickolay Naydenov, inconnu du grand public, mais ancien secrétaire général de la commission anti-corruption.

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Chez le voisin du nord, la Roumanie, le gouvernement issu du vol des élections a été renversé par une motion de censure, moins d’un an après avoir été imposé par Bruxelles et les lobbies.

France Info est catégorique :

En fait la prétendue extrême droite (c’est le fait d’être eurosceptique et de ne pas être russophobe ni ukrainomaniaque) avait déjà gagné…

Les drones de la Baltique…

Deux drones ukrainiens se sont de nouveau écrasés en Lettonie. Le ministre letton des Affaires étrangères a officiellement protesté par une note remise au chargé d’affaires russe à Riga.

Naturellement nos gazettes accusent également les Russes. Ce qui montre que nous avons désormais dépassé l’Ukraine en matière de désinformation. Car le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Adreï Sibiga, a présenté ses excuses ce matin à l’Estonie, à la Lettonie et à la Finlande pour ces « incidents non intentionnels », ajoutant que « nos agences spécialisées travaillent en étroite collaboration pour minimiser le risque que ces incidents se reproduisent ».

Ce n’est un secret pour personne que les Ukrainiens passent par les pays Baltes afin de pouvoir frapper la région de Saint-Pétersbourg en évitant que les drones soient interceptés longtemps avant, au-dessus du territoire russe. Les gouvernements baltes le savent parfaitement et ont déjà protesté (très mollement) en disant qu’ils n’avaient pas donné l’autorisation à l’Ukraine de passer par leur espace aérien. Mais ils laissent faire, comme contribution passive à la guerre contre la Russie.

Et le fait que les drones soient ukrainiens ne change rien au fait que ce sont les Russes les coupables, comme n’hésite pas à l’affirmer le Premier ministre letton Evika Siliņa (un clone de Kaja Kallas) : « Je ne considère pas que ce soit une question fondamentale de savoir à qui sont les drones qui ont attaqué notre dépôt de carburant : dans tous les cas la responsabilité de ce qui arrive incombe à la Russie. »

La Russie serait quant à elle fondée à conclure que les centaines de drones qui l’attaquent sans cesse en provenance de Lettonie, d’Estonie et de Finlande sont une attaque de l’OTAN, qui légitimerait une riposte. Mais elle ne le fait pas. On voit là la différence entre l’hystérie de l’UE et la retenue de la Russie.