L’avortement en Russie

Lu sur le site du patriarcat de Moscou :

Le 5 septembre 2024, en la résidence patriarcale et synodale du monastère Saint-Daniel de Moscou, Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a rencontré l’archiprêtre Mikhaïl Potokine, président par intérim du Département synodal des œuvres caritatives ecclésiastiques et du service social, et le prêtre Théodore Loukianov, président de la Commission patriarcale pour la famille, la protection de la maternité et de l’enfance, V.R. Legoyda, président du Département synodal pour les relations avec l’Église, la société et les médias, vice-président de la Commission de démographie de la Chambre publique de la Fédération de Russie, N.I. Moskvitina, animatrice de la chaîne de télévision Spas, présidente de la fondation caritative « Femmes pour la vie ».

Selon les participants à la réunion, plus de 71 régions de la Fédération de Russie ont soutenu l’initiative de Sa Sainteté le Patriarche visant à restreindre les avortements ; 502 cliniques privées en Russie ont refusé de pratiquer des avortements, ce qui représente 18 % de toutes les cliniques qui ont une licence pour pratiquer des avortements.

Sur la demande de la Commission patriarcale pour les questions familiales, le Centre de sociologie de l’Académie des sciences de Russie a mené une étude sociologique qui a révélé que 77% des citoyens russes reconnaissent qu’un enfant avant sa naissance est déjà un être humain. 48% des citoyens considèrent également qu’il est nécessaire que ce ne soient pas les cliniques privées, mais l’État qui s’occupent des questions liées à l’interruption de grossesse. Selon l’étude, 77% des personnes interrogées pensent que l’État devrait imposer des restrictions à l’avortement, et 45% sont en faveur de la réduction du nombre d’organisations pratiquant des avortements. Une loi interdisant l’incitation des femmes à l’avortement a été adoptée dans 10 régions de la Fédération de Russie, et ce chiffre devrait doubler d’ici la fin de l’année.

Au cours de la conversation, d’autres questions d’activité visant à réduire le nombre d’avortements ont été abordées, dont notamment la création d’un Centre de coordination pour la démographie et les valeurs familiales au sein du Département synodal des œuvres caritatives ecclésiastiques et du service social, qui unirait tous les projets de l’Église dans cette direction.

En Floride

En 2023, le parlement de Floride avait voté une loi interdisant les médicaments et opérations de « changement de genre » pour les mineurs.

En juin dernier, un juge a bloqué la loi, déclarant qu’elle est « anticonstitutionnelle » puisqu’elle interdit un traitement « approprié » pour les mineurs « souffrant d’un trouble de genre ».

Le gouverneur Ron DeSantis avait annoncé qu’il ferait appel : « C’est mal de mutiler des mineurs. C’est mal de changer le sexe d’une personne de 16 ans. On n’a pas le droit de se faire tatouer, mais on peut se faire couper les parties intimes ? Lâchez-nous un peu ! »

La cour d’appel du 11e circuit vient d’infirmer le jugement, reconnaissant les « préoccupations légitimes » du législateur de Floride, et permettant l’application de la loi pendant que se poursuit devant la même cour la procédure sur sa « constitutionnalité ».