Le cordon qui pète

Le « cordon sanitaire », ou « front républicain », contre « l’extrême droite » (qu’on doit désigner aussi désormais de « pro-Poutine »)est en train de péter partout.

Samedi, le chancelier autrichien a mis fin aux discussions qui duraient depuis plus de trois mois pour former un gouvernement excluant le Parti de la Liberté. Et il a annoncé sa démission, et son remplacement à la tête du parti conservateur par le secrétaire général Christian Stocker, lequel a aussitôt annoncé des négociations pour une coalition avec « l’extrême droite » arrivée en tête aux élections de septembre. Le président Alexander Van der Bellen a rencontré ce matin le chef du Parti de la Liberté Herbert Kickl et l’a chargé de constituer une majorité de gouvernement.

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Les chaînes publiques de télévision allemandes ARD et ZDF ont décidé de ne pas inviter la dirigeante de l’AfD au grand débat électoral du 9 février. L’AfD étant en tête des sondages, il ne faut pas lui donner la parole. Mais c’est si grossièrement antidémocratique que ça risque fort de se retourner contre les censeurs.

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L’ancien dirigeant libéral roumain Crin Antonescu, qui avait été promu candidat unique de tous les partis de l’établissement à la présidentielle après l’annulation du scrutin qui n’avait pas donné le bon résultat, fait savoir que les dirigeants qui ont signé cet accord « n’avaient pas l’autorité suffisante » pour le faire. Selon des politologues, sa désignation était quelque peu improvisée, et les sondages ne sont pas brillants…

Roumanie : parti unique contre « l’extrême droite »

Le « président » roumain Klaus Iohannis a nommé Premier ministre Marcel Ciolacu, qui est le Premier ministre sortant, comme s’il ne s’était rien passé. Ciolacu est arrivé troisième au premier tour de l’élection présidentielle scandaleusement invalidée : il a donc été clairement désavoué par les électeurs. Mais un accord de coalition hétéroclite a été passé entre tous les partis opposés à « l’extrême droite », ce qui représente 54% des députés.

La date du nouveau premier tour de la présidentielle n’a pas encore été fixée. Rappelons que la candidate arrivée deuxième, Elena Lasconi, quoique européiste libérale bon teint, a dénoncé l’annulation du premier tour comme « illégale, immorale et qu’elle écrase l’essence même de la démocratie ». Comme pour le gouvernement, tous les partis unis contre « l’extrême droite » ont choisi un candidat unique, Crin Antonescu, ancien président du Sénat.

Fico rencontre Poutine

Après Viktor Orban le 5 juillet, le Premier ministre slovaque Robert Fico a lui aussi brisé le tabou occidental et a rencontré Vladimir Poutine au Kremlin (pendant deux heures).

Au-delà du symbole, la rencontre avait un but précis : la Slovaquie va être confrontée à un grave problème énergétique à partir du 1er janvier, parce que la clique de Zelensky va stopper le transit du gaz russe à travers le territoire ukrainien.

En outre, la clique de Zelensky veut des sanctions plus sévères contre le programme nucléaire russe, ce qui mettrait en péril la production d’électricité dans les centrales nucléaires en Slovaquie.

Les deux hommes ont également échangé des vues sur la guerre en Ukraine, et sur les relations mutuelles entre la Slovaquie et la Russie, que Fico a « l’intention de normaliser ».

Leur dictature

Il faut protéger la « démocratie » (l’oligarchie en place) contre ceux qui votent mal. Et c’est une commission internationale qui va le faire dans les nations de l’UE, avec une autorité supranationale. Une autorité supranationale va protéger la liberté à l’intérieur des nations… Le Parlement européen n’a évidemment pas le pouvoir de créer une telle instance (ni d’ailleurs rien du tout), mais la démarche est significative de la volonté totalitaire de ces minables pions de la dictature européiste, qui insultent tranquillement les citoyens géorgiens, moldaves et roumains…. Et français, etc.

Trou sans fond

Le Conseil européen a donné son feu vert à un versement de 4,1 milliards d’euros de « prêts » et de subventions à Zelensly au titre de la Facilité pour l’Ukraine. Le Conseil a conclu que l’Ukraine avait satisfait aux conditions et aux réformes nécessaires envisagées dans le Plan pour l’Ukraine pour recevoir les fonds. Le premier versement avait été de 4,2 milliards.

C’est normal, puisque l’Union européenne a trop d’argent et qu’on ne sait pas quoi en faire, puisque tous les citoyens sont riches et que les services publics sont partout au top, autant que ça serve à quelqu’un…

Rappel du Conseil européen :