Saint Thomas

Novgorod, 1360.

L’Apôtre saint Thomas et l’Avent, voilà deux sujets qu’il semble assez difficile d’unir. Dans notre pensée, saint Thomas qui toucha les cicatrices du Ressuscité semble appartenir au cycle de Pâques. Il y a cependant une parole de Notre Seigneur qui nous permet d’établir une liaison avec l’Avent : « Parce que tu as vu, Thomas, tu crois ? Bienheureux ceux qui ne voient pas et croient cependant. » Nous avons précisément besoin, en face du mystère annoncé de Noël, d’une foi ferme et aimante. Pendant tout l’Avent nous entendons un joyeux message auquel nous devons croire sans voir. Dans la nuit sainte nous nous agenouillerons devant le divin Enfant dans sa crèche et l’Église nous dira : Voici le grand Roi, le Dieu éternel. Nous pourrons alors nous appliquer la parole dite à Thomas : Bienheureux ceux qui ne voient pas et croient cependant.

Dom Pius Parsch

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O Oriens

O Oriens, splendor lucis ætérnæ, et sol justítiæ : veni, et illúmina sedéntes in ténebris, et umbra mortis.

O Orient, splendeur de la lumière éternelle, et soleil de justice : venez et éclairez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

Prépare-toi, Bethléem

A partir de ce jour, la liturgie byzantine chante ce magnifique tropaire :

Prépare-toi, Bethléem : pour tout homme s’ouvre l’Eden ; pare-toi, Ephratha : en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; son propre sein devient le Paradis mystique où pousse l’arbre divin dont ceux qui en mangent vivront au lieu d’en mourir comme Adam : le Christ vient au monde pour relever son image déchue.

Ἑτοιμάζου Βηθλεέμ, ἤνοικται πᾶσιν ἡ Ἐδέμ. Εὐτρεπίζου Ἐφραθᾶ, ὅτι τὸ ξύλον τῆς ζωῆς, ἐν τῷ Σπηλαίῳ ἐξήνθησεν ἐκ τῆς Παρθένου. Παράδεισος καὶ γάρ, ἡ ἐκείνης γαστήρ, ἐδείχθη νοητός, ἐν ᾧ τὸ θεῖον φυτόν, ἐξ οὗ φαγόντες ζήσομεν, οὐχὶ δὲ ὡς ὁ Ἀδὰμ τεθνηξόμεθα. Χριστὸς γεννᾶται, τὴν πρὶν πεσοῦσαν, ἀναστήσων εἰκόνα.

Vendredi des quatre temps

Les antiennes du jour :

Constantes estóte, videbitis auxílium Dómini super vos. (II Par. 20,17)

Soyez persévérants, et vous verrez le secours du Seigneur sur vous.

Ad te, Dómine, levávi ánimam meam : veni, et éripe me, Dómine, ad te confúgi. (Psaume 24,1)

Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme, venez et délivrez-moi ; vers vous je me suis réfugié, Seigneur.

Veni, Dómine, et noli tardare: relaxa facinora plebi tuæ Israël. (Psaume 142,9)

Venez, Seigneur, et ne tardez pas ; remettez les péchés d’Israël, votre peuple. 

Deus a Libano véniet, et splendor ejus sicut lumen erit. (Habacuc 3,4)

Dieu viendra du Liban, et sa splendeur brillera comme ta lumière. 

Ego autem ad Dóminum aspíciam, et exspectábo Deum Salvatórem meum (Michée 7,7).

Pour moi, je porterai mes regards sur le Seigneur, et j’attendrai le Dieu, mon Sauveur.

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L’antienne de Magnificat :

O clavis David * et sceptrum domus Israël; qui áperis, et nemo claudit; claudis, et nemo áperit: veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis.

O Clef de David, et sceptre de la maison d’Israël ; qui ouvrez, et nul ne peut fermer ; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez, et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

De la férie

Les antiennes du jour.

De Sion véniet Dóminus omnípotens, ut salvum fáciat pópulum suum. (Isaïe 59,20)

De Sion viendra le Seigneur tout-puissant pour sauver son peuple.

Convértere, Dómine, aliquantulum, et ne tardes veníre ad servos tuos. (Psaume 89,13)

Revenez, Seigneur, un peu plus près de nous et ne tardez pas de venir à vos serviteurs.

De Sion véniet, qui regnaturus est Dóminus, Emmanuel magnum nomen ejus. (Isaïe 7,14)

De Sion viendra le Seigneur qui doit régner. Son nom est grand : Emmanuel.

Ecce Deus meus, et honorabo eum : Deus pátris mei, et exaltábo eum. (Exode 15,2)

Voici mon Dieu, et je l’honorerai : le Dieu de mon père, et je l’exalterai.

Dóminus légifer noster, Dóminus Rex noster, ipse véniet, et salvábit nos. (Isaïe 33,22)

Le Seigneur est notre Législateur ; le Seigneur est notre Roi ; lui-même viendra, et nous sauvera.

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L’antienne de Magnificat.

O radix Jesse, qui stas in signum populórum, super quem continébunt reges os suum, quem gentes deprecabúntur : veni ad liberándum nos, jam noli tardáre.

O Racine de Jessé, qui êtes comme l’étendard des peuples, devant qui les rois fermeront leur bouche, et dont les nations imploreront le secours : venez nous délivrer, maintenant ne tardez plus.

Mercredi des quatre temps

Les antiennes du jour.

Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.

Les prophètes annoncèrent que le Sauveur naîtrait de la Vierge Marie.

Spíritus Dómini super me, evangelizáre paupéribus misit me.

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Il m’a envoyé porter aux pauvres la bonne nouvelle.

Propter Sion non tacébo, donec egrediátur ut splendor justus ejus.

Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, jusqu’à ce que paraisse son juste, comme une éclatante lumière.

Ecce, véniet Dóminus, ut sédeat cum princípibus, et sólium glóriæ téneat.

Voici que le Seigneur va venir pour siéger avec les princes et occuper le trône de gloire.

Annuntiáte pópulis, et dícite : Ecce, Deus Salvátor noster véniet.

Portez l’annonce aux peuples et dites : Voici que Dieu notre Sauveur va venir.

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L’antienne du Magnificat.

O Adonái, et Dux domus Israël, qui Móysi in igne flammæ rubi apparuísti, et ei in Sina legem dedísti : veni ad rediméndum nos in bráchio exténto.

O Adonaï, et Conducteur de la maison d’Israël, qui avez apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné la loi sur le Sinaï : venez pour nous racheter par la puissance de votre bras.