Saint Etienne de Hongrie

Extrait d’une hymne du XVe siècle, traduite en hongrois.

Üdvözlégy, boldog István király, nemzeted dicső reménysége!
Üdvözlégy, hitünk doktora és apostola!

Üdvözlégy, szentség és igazságosság tükre!
Általad hittünk Krisztusnak, általad üdvözülünk Krisztusban.

Imádkozzál népedért, járj közben papjaidért,
hogy tieid közül senki ne legyen az ellenség prédája!

Salut, bienheureux roi Étienne, glorieuse espérance de ta nation ! Salut, docteur et apôtre de notre foi !

Salut, miroir de sainteté et de justice ! Par toi, nous avons cru au Christ ; par toi, nous sommes sauvés dans le Christ.

Prie pour ton peuple, intercède pour tes prêtres, afin qu’aucun des tiens ne devienne la proie de l’ennemi !

De la férie

Mémoire de saint Gilles.

Gilles, Athénien, était de famille noble, et avait étudié, dès l’enfance, les lettres sacrées. Un jour, comme il se rendait à l’église, un malade, couché sur une place, lui demanda l’aumône. Gilles lui donna sa tunique ; et dès que le malade la revêtit, il guérit. À la mort de ses parents, Gilles abandonna au Christ tout son patrimoine. Il guérit un jour, par sa prière, un homme qui venait d’être mordu par un serpent. Il guérit aussi un possédé qui, se tenant dans l’église, troublait de ses cris les autres chrétiens. Mais bientôt, craignant les dangers de la faveur humaine, Gilles s’enfuit secrètement au bord de la mer. Il aperçut là des matelots qui allaient périr dans une tempête : il pria et aussitôt la tempête s’apaisa. En reconnaissance de quoi les matelots, apprenant qu’il voulait aller à Rome, s’offrirent à l’y emmener gratuitement avec eux.

Mais en arrivant à Arles, Gilles s’y arrêta, et demeura deux ans avec saint Césaire, évêque de cette ville, où il guérit une femme atteinte de fièvre depuis trois ans. Puis, ayant soif du désert, il s’éloigna secrètement d’Arles, et vécut longtemps en compagnie de l’ermite Veredôme, dans un endroit où, en sa faveur, Dieu voulut bien faire cesser la stérilité du sol. Mais, comme le bruit de ses miracles se répandait partout, Gilles, craignant de nouveau les dangers de la louange humaine, quitta son compagnon et s’enfonça encore dans le désert, où il eut le bonheur de trouver une grotte auprès d’une source. Il y eut pour nourricière une biche qui, à de certaines heures, venait lui donner son lait.

Le blason de Saint-Gilles-du-Gard avant les pitoyables « logos ».

Or, un jour, les fils du roi, qui chassaient par là, virent cette biche et la poursuivirent avec leurs chiens. Effrayée, elle se réfugia aux pieds de saint Gilles. Et celui-ci, étonné de ses cris, sortit de sa cellule et entendit les chasseurs. Il demanda alors à Dieu que fût sauvée la bête qu’il lui avait donnée pour nourricière. Et en effet aucun des chiens n’osait s’approcher de la biche. La nuit étant proche, les chasseurs s’en revinrent chez eux. Et le lendemain, de nouveau, ils durent rentrer chez eux sans avoir pris la biche. Ce qu’apprenant, le roi se rendit sur les lieux avec l’évêque et une foule de chasseurs. Et comme, de nouveau, les chiens refusaient d’approcher, un des chasseurs, par accident, blessa d’une flèche le saint, qui demandait grâce pour la biche. Après quoi les chasseurs se frayèrent un chemin jusqu’à la grotte, aperçurent un vieillard en habit monacal avec une biche étendue à ses pieds. Le roi et l’évêque s’avancèrent alors vers lui, lui demandèrent qui il était, d’où il était venu, comment il avait pu arriver à un endroit aussi sauvage, et enfin par qui il avait été blessé. Puis, lui ayant demandé pardon de cette blessure dont ils étaient cause, ils lui donnèrent des remèdes pour la guérir, en même temps que de nombreux présents. Mais le saint ne voulut même pas jeter les yeux sur les présents ni sur les remèdes. Bien plus, sachant que la vertu devenait plus parfaite dans la maladie, il pria Dieu de ne plus recouvrer la santé aussi longtemps qu’il vivrait.

Le roi, cependant, lui fit de fréquentes visites, pour recevoir de lui l’aliment spirituel. Et toujours il lui offrait des trésors, et toujours le saint refusait de les accepter. Il conseilla enfin au roi d’employer plutôt ces trésors à construire un monastère, où serait pratiquée dans toute sa rigueur la discipline monastique. Et le roi suivit son conseil ; mais, quand le monastère fut construit, il insista par ses prières et ses larmes pour forcer saint Gilles à en devenir l’abbé.

La renommée du saint parvint jusqu’au roi Charles, qui le manda près de lui et le reçut avec déférence. Il lui demanda, entre autres choses, de vouloir bien prier pour que lui fût remis un très grand péché qu’il avait commis jadis, et qu’il n’osait avouer à personne, pas même au saint. Et le dimanche suivant, pendant que Gilles, célébrant sa messe, priait pour le roi, un ange lui apparut qui déposa sur l’autel une feuille où était écrit que, grâce à ses prières, le péché du roi se trouvait pardonné. Et l’on dit aussi que, sur cette feuille, une main céleste avait ajouté que quiconque invoquerait saint Gilles pour la rémission d’un péché, obtiendrait cette rémission, pourvu seulement qu’il ne commît plus le même péché. Gilles porta la feuille au roi, qui se repentit humblement. Puis le saint reprit le chemin de son monastère. Et à Nîmes, en passant, il ressuscita le fils d’un des chefs de la ville, qui venait de mourir.

Peu de temps après, prévoyant que son monastère allait être saccagé par les ennemis, il se rendit à Rome, et obtint du pape, pour son église, un privilège, ainsi que deux portes en bois de cyprès où se trouvaient sculptées les images des apôtres. Après quoi, ayant confié ces portes au Tibre, et les ayant recommandées à la conduite divine, il retourna vers son monastère ; et, sur le chemin, à Tiberon, il guérit un paralytique. Et quand il revint à son monastère, il trouva les portes qui l’attendaient dans le port. Après avoir rendu grâces à Dieu, il les dressa au seuil de son église, tant pour l’ornement de celle-ci que pour qu’elles fussent le témoignage du pacte accordé au monastère par la curie romaine.

Enfin, comprenant par révélation que le jour de sa mort approchait, il en informa ses frères et leur demanda de prier pour lui. Et quand il se fut endormi dans le Seigneur, bien des personnes affirmèrent avoir entendu des chœurs d’anges transportant son âme au ciel. Cette mort eut lieu en l’an du Seigneur 700.

La Légende dorée

*

Comme dit L’Année liturgique :

Nous ne devons pas omettre de mentionner brièvement que le présent jour marque pour les Grecs le point de départ du Calendrier, et qu’ils le célèbrent à cause de cela par une fête spéciale, dite de l’Indiction ou du nouvel an.

Voici l’apolytikion de ce jour, en grec par Nicodème Kabarnos, et en slavon par le chœur du monastère Andronikov de Moscou, selon une mélodie du vieux chant znameny qui se trouve dans ce monastère et dont le texte est un peu différent de celui du tropaire actuel. (Le monastère, qui fut celui d’Andrei Roublev, est aujourd’hui le « musée Andrei Roublev de la culture et de l’art russe anciens ».)

Ὁ πάσης δημιουργὸς τῆς κτίσεως, ὁ καιροὺς καὶ χρόνους ἐν τῇ ἰδίᾳ ἐξουσίᾳ θέμενος, εὐλόγησον τὸν στέφανον τοῦ ἐνιαυτοῦ τῆς χρηστότητός σου, Κύριε, φυλάττων ἐν εἰρήνῃ τοὺς βασιλεῖς καὶ τὴν πόλιν σου, πρεσβείαις τῆς θεοτόκου, καὶ σῶσον ἡμᾶς.

Auteur de l’entière création, qui tiens en ton pouvoir les moments et les temps, bénis la couronne de l’année que ta bonté nous donne de commencer ; garde en paix les rois et ta ville, par les prières de la Mère de Dieu, et sauve-nous.

Всея твари Содетелю,/ Иже времена и лета Своею областию положивыи,/ благослови венец лету благости Твоея, Господи,/ сохраняя в мире царя и град и люди Твоя/ молитвами Богородицы по велицей Твоей милости.

Auteur de l’entière création, qui tiens en ton pouvoir les moments et les temps, bénis la couronne de l’année de ta bonté, Seigneur, garde en paix le roi et ta ville et ton peuple, par les prières de la Mère de Dieu, à cause de ta grande miséricorde.

Saint Raymond Nonnat

Raymundus non natus : Raymond non né, parce que sa mère est morte alors qu’elle était enceinte de sept mois. Son mari voulut voir l’enfant mort avant qu’elle soit enterrée. On ouvrit son ventre, et l’enfant était vivant. Il devint ensuite membre de l’ordre de la rédemption des captifs fondé par un autre saint Raymond, et il mourut à 35 ou 36 ans des suites des sévices subis lors de sa captivité chez les Sarrasins. Voir
sa vie,
sa mort,
une estampe catalane,
son monastère.

Dans le martyrologe de ce jour on lit aussi :

En Angleterre, saint Aidan, évêque de Lindisfarne. SaintCuthbert, dont la mémoire est honorée le 13 des calendes d’avril (20 mars), n’étant encore que simple berger, vit son âme portée au ciel ; il quitta alors son troupeau pour se faire moine.

Aidan est un Irlandais né vers 590, qui se fit moine au monastère de l’île d’Iona en Ecosse (fondé par saint Colomba – Columkill – en 563). En 616 le roi Oswald de Northumbrie fut exilé dans ce monastère, où il se convertit. Quand il recouvra sa couronne, il demanda au monastère qu’on lui envoie un moine pour évangéliser son peuple. On lui envoya Aidan, qui fonda le monastère de Lindisfarne, et devint non seulement abbé, mais évêque. La mort de saint Aidan, « l’apôtre de la Northumbrie », le 31 août 651, fut un drame national. Cette nuit-là, un jeune berger, Cuthbert, vit en songe une grande lumière avec des anges qui descendaient du ciel et emportaient l’âme d’un défunt. Le matin, on lui apprit que l’abbé-évêque était mort. Il décida de devenir moine lui aussi. Il se fit disciple d’un certain Eata au monastère de Melrose, et quand Eata fut nommé abbé de Lindisfarne il l’y suivit, et il devint prieur. Au bout de douze ans il se fit ermite sur l’île de Farne. On alla le chercher pour le faire évêque, et il devint lui aussi abbé et évêque de Lindisfarne. Il mourut en 687 et devint l’un des saints les plus vénérés dans l’Angleterre médiévale.

L’évangéliaire de Lindisfarne, réalisé peu après la mort de saint Cuthbert.

14e dimanche après la Pentecôte

Fra Angelico, couvent Saint-Marc, cellule 32.

« Nul ne peut servir deux maîtres. » À cette même intention, bonne ou mauvaise, se rapporte ce que notre Seigneur expose en conséquence de son assertion : « Ou il haïra l’un et il aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » Il faut examiner attentivement ce passage ; le Seigneur lui-même indique quels sont ces deux maîtres, en ajoutant : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » Les Hébreux donnent, dit-on, aux richesses le nom de Mammon. En langue punique, ce mot a le même sens ; car mammon signifie gain.

Servir Mammon, c’est être l’esclave de celui que sa perversité a préposé aux choses terrestres, et que le Seigneur appelle « prince de ce monde ». Donc : « ou l’homme le haïra et aimera l’autre », c’est-à-dire Dieu ; « ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » En effet, quiconque est esclave des richesses s’attache à un maître dur et à une domination funeste ; enchaîné par sa cupidité, il subit la tyrannie du démon, et certes, il ne l’aime pas, car qui peut aimer le démon ? Mais cependant il le supporte.

« C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez. » Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu.

Saint Augustin, livre 2 sur le Sermon sur la montagne, leçons des matines.

Décollation de saint Jean Baptiste

Les stichères des vêpres, par Théodore Vassilikos. A partir de 3’51, après l’introduction habituelle.

Κύριε ἐκέκραξα πρὸς σέ, εἰσάκουσόν μου, εἰσάκουσόν μου, Κύριε. Κύριε, ἐκέκραξα πρὸς σέ, εἰσάκουσόν μου πρόσχες τῇ φωνῇ τῆς δεήσεώς μου, ἐν τῷ κεκραγέναι με πρὸς σὲ εἰσάκουσόν μου, Κύριε. Κατευθυνθήτω ἡ προσευχή μου, ὡς θυμίαμα ἐνώπιόν σου, ἔπαρσις τῶν χειρῶν μου θυσία ἑσπερινὴ εἰσάκουσόν μου, Κύριε.

Ἀπὸ φυλακῆς πρωΐας μέχρι νυκτός, ἀπὸ φυλακῆς πρωΐας ἐλπισάτω Ἰσραὴλ ἐπὶ τὸν Κύριον.

Seigneur j’ai crié vers toi, exauce-moi, exauce-moi, Seigneur ; Seigneur j’ai crié vers toi exauce-moi, entends la voix de ma supplication quand je crie vers toi, exauce-moi, Seigneur. Que s’élève ma prière comme l’encens devant toi, et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral ; exauce-moi Seigneur. (Psaume 140.)

Place, Seigneur, une garde à ma bouche, et une porte pour veiller sur mes lèvres. (Psaume 129.)

(3’51) Γενεθλίων τελουμένων, τοῦ ἀναιδεστάτου Ἡρῴδου, τῆς ἀσελγοῦς ὀρχηστρίδος, ἐπληροῦτο ἡ διάθεσις τοῦ ὅρκου· τοῦ γὰρ Προδρόμου ἡ κεφαλὴ ἀποτμηθεῖσα, ὡς ὀψώνιον ἐφέρετο, ἐπὶ πίνακι τοῖς ἀνακειμένοις. Ὢ συμποσίου μισητοῦ, ἀνοσιουργήματος καὶ μιαιοφονίας πλήρους! Ἀλλ’ ἡμεῖς τὸν Βαπτιστήν, ὡς ἐν γεννητοῖς γυναικῶν μείζονα, ἐπαξίως τιμῶντες μακαρίζομεν.

L’insatiable Hérode célébrant l’anniversaire de sa naissance, fut accompli le serment que l’impudique danseuse fit valoir ; et la tête du Précurseur tranchée par le maître du festin fut offerte aux convives sur un plat. Détestable banquet plein de crime et d’impiété ! Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant à juste titre comme le plus grand, nous disons bienheureux le Baptiste.

Ὅτι παρὰ τῷ Κυρίῳ τὸ ἔλεος, καὶ πολλὴ παρ’ αὐτῷ, λύτρωσις καὶ αὐτὸς λυτρώσεται τὸν Ἰσραὴλ ἐκ πασῶν τῶν ἀνομιῶν αὐτοῦ.

Car la miséricorde est dans le Seigneur, et une abondante rédemption est en lui. Et c’est lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités. (Psaume 129)

Ὠρχήσατο ἡ μαθήτρια, τοῦ παμπονήρου διαβόλου, καὶ τὴν κεφαλήν σου Πρόδρομε, μισθὸν ἀφείλετο. Ὢ συμποσίου πλήρους αἱμάτων! Εἴθε μὴ ὤμοσας Ἡρῴδη ἄνομε, ψεύδους ἔκγονε, εἰ δὲ καὶ ὤμοσας, μὴ εὐώρκησας· κρεῖττον γὰρ ψευσάμενον ζωῆς ἐπιτυχεῖν, καὶ μὴ ἀληθεύσαντα, τὴν κάραν τοῦ Προδρόμου ἀποτεμεῖν. Ἀλλ’ ἡμεῖς τὸν Βαπτιστήν, ὡς ἐν γεννητοῖς γυναικῶν μείζονα, ἐπαξίως τιμῶντες μακαρίζομεν.

Après avoir dansé, l’initiée du Diable malfaisant s’adjugea pour salaire ta tête, Précurseur. Détestable festin plein de sang ! Plût au ciel que tu n’eusses juré, fils du mensonge, Hérode, violateur de la Loi ; et même ayant juré, pourquoi tenir ce serment ? Mieux eût valu te dédire et atteindre la vie plutôt qu’en l’observant de couper la tête du Précurseur. Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant à juste titre comme le plus grand, nous disons bienheureux le Baptiste.

Αἰνεῖτε τὸν Κύριον πάντα τὰ ἔθνη, ἐπαινέσατε αὐτόν, πάντες οἱ λαοί.

Louez le Seigneur, toutes les nations ; louez-le, tous les peuples. (Psaume 116.)

Οὐκ ἔδει σε ὦ Ἡρῴδη, τὸν τῆς μοιχείας ἔλεγχον, δι’ ἔρωτα σατανικόν, καὶ οἶστρον θηλυμανίας, θανάτῳ κατακρῖναι· οὐκ ἔδει σε τούτου τὴν πάντιμον κάραν, παρανόμῳ γυναικί, δι’ ὅρκον ὀρχήσεως, παραδοῦναι σφαλερῶς. Ὤ! πῶς ἐτόλμησας τοιοῦτον φόνον τελέσαι; πῶς δὲ οὐ κατεφλέχθη ἡ ἀσελγὴς ὀρχήστρια, ἐν μέσῳ τοῦ συμποσίου ἐπὶ πίνακι βαστάζουσα ταύτην; Ἀλλ’ ἡμεῖς τὸν Βαπτιστήν, ὡς ἐν γεννητοῖς γυναικῶν μείζονα, ἐπαξίως τιμῶντες μακαρίζομεν.

Hérode, il ne fallait pas condamner à mort l’accusateur qui dénonçait en l’adultère l’aiguillon du désir et l’amour inspiré par le démon ; après ton serment pour une danse il ne fallait livrer sa précieuse tête à cette femme impie. Comment as-tu osé commettre un tel forfait ? Comment l’impudique danseuse n’a pas été consumée par le feu divin, lorsqu’elle la porta sur un plat au milieu des convives de ce festin ? Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant à juste titre comme le plus grand, nous disons bienheureux le Baptiste.

Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι. καὶ νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Γενεθλίων τελουμένων, τοῦ ἀναιδεστάτου Ἡρῴδου, τῆς ἀσελγοῦς ὀρχηστρίδος, ἐπληροῦτο ἡ διάθεσις τοῦ ὅρκου· τοῦ γὰρ Προδρόμου ἡ κεφαλὴ ἀποτμηθεῖσα, ὡς ὀψώνιον ἐφέρετο, ἐπὶ πίνακι τοῖς ἀνακειμένοις. Ὢ συμποσίου μισητοῦ, ἀνοσιουργήματος καὶ μιαιοφονίας πλήρους! Ἀλλ’ ἡμεῖς τὸν Βαπτιστήν, ὡς ἐν γεννητοῖς γυναικῶν μείζονα, ἐπαξίως τιμῶντες μακαρίζομεν.

L’insatiable Hérode célébrant l’anniversaire de sa naissance, fut accompli le serment que l’impudique danseuse fit valoir ; et la tête du Précurseur tranchée par le maître du festin fut offerte aux convives sur un plat. Détestable banquet plein de crime et d’impiété ! Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant à juste titre comme le plus grand, nous disons bienheureux le Baptiste.