Saint Bernard

Ces extraits du premier sermon de saint Bernard sur l’Assomption étaient dans le bréviaire monastique la lecture des matines du 19 août, cinquième jour dans l’octave de l’Assomption, veille de la fête de saint Bernard, avant qu’on ait l’idée saugrenue de supprimer cette octave (avec les autres) :

Ainsi, aujourd’hui, en s’élevant glorieusement vers les cieux, elle a sans aucun doute comblé les joies des citoyens célestes par des augmentations abondantes. Car c’est sa voix qui apporte le salut et qui fait exulter de joie même ceux qui sont encore enfermés dans le sein maternel. Si déjà, selon les paroles de Marie, les petits enfants à peine nés ont été émus d’allégresse (Luc 1, 41), quelle sera donc cette exultation céleste où ils auront le privilège d’entendre la voix, de contempler son visage et de jouir de sa bienheureuse présence !

Mais qui peut suffisamment concevoir combien glorieuse est la Reine du monde en ce jour ? Et avec quel fervent amour de dévotion toute la multitude des légions célestes est venue à sa rencontre, étant conduite vers le trône de gloire par des chants ! Avec quelle expression sereine, quel visage serein, elle a été accueillie par le Fils dans ses divins bras, et élevée au-dessus de toute créature, avec l’honneur qui était dû à une si grande Mère ; avec quelle gloire qui convenait si parfaitement à son Fils ?

Heureux étaient les doux baisers déposés sur les lèvres de l’Enfant, auxquels la mère applaudissait sur son sein virginal. Mais ne considérerions-nous pas comme encore plus heureux ceux qu’elle a reçus aujourd’hui de la bouche de celui qui est assis à la droite du Père, lorsqu’elle montait vers le trône de gloire, chantant les noces et disant : « Qu’il me baise d’un baiser de sa bouche ! » (Cantique des cantiques 1, 1) Qui peut décrire la génération du Christ (Isaïe 53, 8) et l’assomption de Marie ? Car autant elle a reçu de grâce sur terre parmi tous, autant elle obtient maintenant dans les cieux une gloire singulière.

Le « rite » à un million de variantes

On me communique la conclusion d’une intelligence artificielle à laquelle on a indiqué les choix possibles pour l’ordinaire de la messe, en se contentant de l’ordinaire le plus basique (par exemple : les seules quatre premières prières eucharistiques).

Le résultat est que le nouveau « rite » (qui n’en est définitivement pas un) permet au célébrant 1.327.104 possibilités de choix, tandis que le vrai rite n’en permet aucun.

(Il y a une erreur sur les « 4 formes de service ». Il s’agit de la messe avec ou sans aspersion et de la messe basse ou chantée. Mais le célébrant n’a pas le choix de l’aspersion, réservée au dimanche. Il n’y a donc que 2 « formes de service ».)

Saint Jean Eudes

Tous ces textes sacrés nous enseignent que Jésus-Christ doit être vivant en nous, que nous ne devons vivre qu’en lui, que notre vie doit être une continuation et expression de sa vie.

Pour entendre plus clairement et pour établir plus fortement dans votre âme cette vérité fondamentale de la vie chrétienne, considérez que Notre-Seigneur Jésus a deux sortes de corps et deux sortes de vie. Le premier est son corps personnel, qu’il a pris de la très sainte Vierge, et sa première vie est la vie qu’il a eue en ce même corps, pendant qu’il était sur la terre.  Son second corps, c’est son corps mystique, l’Église, que saint Paul appelle le Corps du Christ (I Co 1 2 , 27) ; et sa seconde vie est la vie qu’il a dans ce corps et dans tous les vrais chrétiens, qui sont membres de ce corps. La vie passible et temporelle que Jésus a eue dans son corps personnel a été accomplie et terminée à sa mort ; mais il veut continuer cette même vie dans son corps mystique, jusqu’à la consommation des siècles, afin de glorifier son Père par les actions et souffrances d’une vie mortelle, laborieuse et passible, non seulement durant l’espace de trente-quatre ans, mais jusqu’à la fin du monde. Si bien que la vie passible et temporelle que Jésus a dans son corps mystique, c’est-à-dire dans les chrétiens, n’a pas encore son accomplissement, mais elle s’accomplit de jour en jour dans chaque vrai chrétien, et elle ne sera parfaitement accomplie qu’à la fin des temps.

Comme saint Paul nous assure qu’il accomplit les souffrances de Jésus-Christ, ainsi on peut dire en vérité qu’un vrai chrétien, membre de Jésus-Christ et uni avec lui par sa grâce, continue et accomplit, par toutes les actions qu’il fait en l’esprit de Jésus-Christ, les actions que Jésus-Christ a faites durant le temps de sa vie passible sur la terre. De sorte que, quand un chrétien fait oraison, il continue et accomplit l’oraison que Jésus-Christ a faite sur la terre ; lorsqu’il travaille, il continue et accomplit la vie laborieuse de Jésus-Christ ; et ainsi de toutes les autres actions qui sont faites chrétiennement.

Vous voyez par là ce que c’est que la vie chrétienne: une continuation et un accomplissement de la vie de Jésus ; que toutes nos actions doivent être une continuation des actions de Jésus ; que nous devons être comme autant de Jésus sur la terre, pour y continuer sa vie et ses œuvres,  et pour faire et souffrir tout ce que nous faisons et souffrons, saintement et divinement, dans l’esprit de Jésus, c’est-à-dire dans les dispositions et intentions saintes et divines avec lesquelles Jésus se comportait dans ses actions et souffrances.

Le Royaume de Jésus, II, 2.

Ils appellent encore ça une « messe »…

Les assomptionnistes sont fiers de publier cette photo, et d’autres, sur Facebook.

Et c’est un cardinal qui montre comment on célèbre la « messe » dans la cuisine du train…

Je me demande ce que peut dire l’animatrice (une bonne sœur, sans doute) – concélébrante ? (il n’y a que des prêtres devant elle, et encore un derrière elle) – dans son micro au moment de l’élévation du « calice »

De la férie

Mémoire de saint Agapit. Martyrologe :

A Préneste, (Palestrina), l’anniversaire de saint Agapit martyr. Agé de quinze ans seulement, et brûlant d’amour pour le Christ, il fut arrêté par ordre de l’empereur Aurélien et tout d’abord battu très longtemps à coups de nerfs de bœuf ; il souffrit ensuite de plus cruels supplices sous le préfet Antiochus ; l’empereur le fit exposer aux lions, qui ne lui firent aucun mal ; enfin frappé par le glaive des exécuteurs, il reçut la couronne du martyre.

Agapit parmi les lions, et sa décapitation, par un « maître suisse », vers 1500, Metropolitan Museum, New York.