La persécution en Ukraine

Le monastère de Potchaïev avait jusqu’à la fin du mois d’août pour « prouver » qu’il n’a pas de liens avec l’Eglise orthodoxe russe. Le « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience » lui donne finalement 60 jours de plus, à la demande des avocats du monastère.

Le « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience » continue son examen des divers diocèses de l’Eglise orthodoxe ukrainienne pour déterminer s’ils ont des liens avec l’Eglise orthodoxe russe et ainsi pouvoir les poursuivre en justice afin de les interdire. Après avoir lancé une procédure judicaire contre le diocèse de Rovenky, il commence ce vendredi une enquête sur le diocèse de Balta.

Zelensky avait affirmé que l’Eglise orthodoxe ukrainienne aurait disparu à la fin de 2023…

(A propos de Balta on lit cette intéressante précision sur Wikipedia : « Au XIXe et au début du XXe siècle, la population de la ville comprenait une majorité de Juifs, des Russes et des Moldaves orthodoxes, des Polonais catholiques et des Russes vieux-croyants. » Pas la moindre mention d’ « Ukrainiens »…)

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La prochaine audience concernant l’interdiction de la métropole orthodoxe de Kiev est prévue pour le 10 septembre. (D’autre part la métropole de Kiev a engagé une procédure en dissolution du « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience ».)

Le matamore de Kiev et la réponse russe

Zelensky a averti avant-hier que « le ciel russe est désormais réservé aux drones, et non à l’aviation civile, tant que la guerre dure », et a donc averti les compagnies aériennes que « le ciel russe devient totalement dangereux » et qu’elles doivent suspendre leurs vols. En bref il affirme que l’Ukraine se lance dans le terrorisme aérien, comme l’a aussitôt souligné Poutine.

Hier, Boudanov a renchéri : « Les drones et les missiles ukrainiens domineront le ciel russe tant que l’agression se poursuivra. »

Aujourd’hui, l’agence fédérale russe du transport aérien (Rosaviatsiya) fait savoir de façon laconique :

« Aucune demande officielle de ce type n’a été adressée à Rosaviatsiya, ce qui signifie que tout va bien ; les liaisons aériennes n’ont été suspendues avec aucun des 37 pays. »

Sviatogorsk

Vladimir Poutine a annoncé hier au détour d’une conférence de presse la libération de Sviatogorsk, dans la région de Donetsk, par les troupes russes qui étaient aux portes de la ville depuis longtemps. C’est aussi ce que disent nombre d’observateurs russes. Pour l’heure il n’y a pas eu de déclaration officielle du ministère russe de la Défense.

Je le signale parce que j’ai souvent évoqué le monastère de Sviatogorsk, l’un des trois plus grands monastères « ukrainiens ». Or le monastère se trouve au sud-ouest, sur l’autre rive de la rivière Donets, et le pont entre la ville et le monastère a été détruit. Donc dans l’immédiat il n’est pas libéré.

Néanmoins j’apprends que les Russes ont ouvert une enquête sur l’assassinat du moine Barsanuphe par des nazis ukrainiens sous uniforme des forces spéciales. (Assassinat qui n’a suscité AUCUNE condamnation dans la classe politico-médiatique ukrainienne.)

Petit roquet penaud

Le ministre estonien de la Défense Hanno Pevkur démissionne, parce qu’il s’est fait avoir par des escrocs indiens.

Il avait conclu un accord de production de 70 millions d’euros (de la fameuse Facilité européenne pour la paix) d’obus pour l’Ukraine avec une entreprise indienne… qui n’avait jamais produit d’obus. Naturellement, il n’a jamais reçu le moindre obus.

L’Estonie attaque maintenant le contrat devant la Cour européenne d’arbitrage (bonne chance…), et la Commission européenne examine si l’Estonie doit rembourser les 70 millions…

Addendum

La compagnie indienne mise en cause, Datasel, affirme que c’est l’Estonie qui l’a escroquée, et elle porte plainte. Elle dit qu’elle a livré pour 59 millions d’euros de munitions et que l’Estonie a alors rompu le contrat…