Encore une immondice blasphématoire

J’apprends par Riposte catholique que l’association normande Les Amis de saint Louis proteste contre « les représentations d’un Stabat Mater christianophobe et blasphématoire aux opéras de Rouen les 20 et 21 mars prochain et de Caen le 1er avril ».

« Des éplucheurs de patates, des cardinaux à cornettes dans un décor de bâches froissées, une mère timbrée aux prises avec sa gazinière en feu…. Cette mise en scène irrévérencieuse du Stabat Mater de Scarlatti – une première – a pris résolument ses distances avec le caractère religieux de l’œuvre ».

C’est une « relecture burlesque et transgressive ».

Il est particulièrement ignoble de choisir le Stabat Mater, la déploration de la Mère de Dieu devant son Fils crucifié, pour assouvir ses fantasmes de cultureux en manque d’inspiration.

On remarque que ces gens-là ne respectent même pas l’œuvre musicale, car la musique de Scarlatti n’est qu’un prétexte. Elle est complètement défigurée (il y a une batterie, une guitare électrique, un accordéon, une scie musicale…), et le spectacle dure une heure et demie alors que l’œuvre dure une petite demi-heure.

Donc à Rouen, après l’immonde crachat sur « Dialogues des carmélites », on aura le plus immonde crachat encore sur le Stabat Mater.

Je constate que cette ignominie n’est pas une nouveauté. Mais jusqu’ici je n’avais vu aucune critique. Parce qu’on ne doit pas critiquer davantage « l’Art » que « la Science » ? Cela a commencé en octobre 2023, il y a près d’un an et demi, aux Bouffes du Nord à Paris. Et c’est une coproduction Opéra de Lille, Opéra de Reims, Le Quartz de Brest, Théâtre de Caen, Maison de la Culture d’Amiens… Ils répandent leurs excréments partout.

J’oubliais. A l’opéra de Rouen, c’est au « tarif famille »…

Au point mort

Les Américains et les Ukrainiens se sont mis d’accord hier à Ryad sur un cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine.

Mais Poutine a déjà rejeté plusieurs fois cette idée, puisqu’un cessez-le-feu donnerait seulement à l’Ukraine le temps de reconstituer ses forces et d’accumuler des armes de l’OTAN.

Du reste Zelenski vient encore de marteler que sa « ligne rouge dans les négociations est de ne pas reconnaître la souveraineté de la Russie sur les territoires qu’elle occupe ». Ce qui est littéralement insensé. Car la Russie n’occupe pas la Crimée, Donetsk ou Marioupol, on n’y voit aucune « force d’occupation », ce sont des territoires russes habités par des Russes qui reconstruisent ce que l’Ukraine a détruit depuis 2014.

Quant à l’opération « historique » des Ukrainiens dans la région russe de Koursk, qui devait fournir à Zelensky une « monnaie d’échange », elle est terminée : les soldats russes sont en train de chasser les derniers soldats ukrainiens…

« L’opération de Koursk est une des plus grandes victoires de toute la guerre », claironnait Zelensky à Ramstein le 9 janvier dernier, repris par toute la classe politico-médiatique occidentale. Elle se termine, sans surprise, comme une de ses plus calamiteuses défaites.

Pauvres « Dialogue des carmélites »

La seule critique de spectacle dans le numéro de Diapason de ce mois est un éloge dithyrambique d’une nouvelle mise en scène des « Dialogues des carmélites », de Poulenc. Et c’est une nouvelle profanation, immonde, de ce chef-d’œuvre. Les metteurs en scène s’acharnent sur cet opéra, parce qu’il est doublement insupportable aux cultureux de notre temps : il est intégralement et profondément chrétien, et il dénonce les persécutions antichrétiennes de la Révolution.

Sans surprise, Tiphaine Raffier situe l’action à notre époque, et montre le contraire de ce que dit le livret (et la musique), ce qui est habituel depuis des décennies sur les scènes d’opéra. Mais elle va plus loin :

« Puis nous voici enfin au couvent, plus précisément dans sa section la plus glauque, les sanitaires, avec côté jardin un alignement de cuvettes de WC où se précipite Constance (« Encore ces maudites fèves ! »), côté cour une douche pour personne handicapée où l’on traîne une vieille prieure grabataire, vêtue d’une légère chemise de nuit qui ne cache rien de l’avilissement des chairs. »

« Encore ces maudites fèves ! » sont les premiers mots de la novice Constance. L’exclamation vient de ce qu’on lui donne encore des fèves à éplucher parce qu’il n’y a plus de farine. Rien à voir avec ses intestins. Mais Tiphaine Raffier en est encore au stade pipi-caca, surtout quand il faut démolir la religion.

« La scénographie d’Hélène Jourdan, d’un réalisme saisissant, nous mène ensuite à la chapelle, dont le bas plafond accentue le sentiment d’enfermement au carmel. »

Car chacun sait que (contrairement à ce que chante tout l’opéra) les religieuses cloitrées sont des prisonnières que la Révolution a enfin libérées…

Et puisqu’elle les a libérées ce n’est évidemment pas pour les tuer, donc à la fin de l’œuvre, au lieu de monter une à une à l’échafaud, elles s’effondrent une à une sous la pluie, sans raison…

On regrette que ni Bernanos ni le P. Bruckberger ne soient encore parmi nous, pour pousser la gueulante qui s’imposerait. (C’était fin janvier et début février à Rouen, et personne semble-t-il n’a bronché.)

Dodik

Le parquet fédéral de Bosnie-Herzégovine, qui est encore plus indépendant que la Cour constitutionnelle roumaine puisqu’il est sous les ordres du « Haut représentant international » (qui est très officiellement le sommet du pouvoir), a lancé un mandat d’arrêt contre Mirolad Dodik, le président de la Republica srpska, son Premier ministre Radovan Viskovic, et le président de son parlement, Nenad Stavandic.

Ils sont accusés d’« ingérence dans l’ordre constitutionnel », exactement comme Georgescu en Roumanie, comme c’est bizarre.

« Je recommande à la police fédérale de ne pas agir et je crois qu’ils ne le feront pas », a commenté Dodik.

(Mirolad Dodik a été condamné à un an de prison et six ans de bannissement politique le 26 février pour avoir empêché la reconnaissance sur le territoire de l’entité serbe du délit de non-respect des décisions du Haut Représentant, que le dit Haut-Représentant a introduit de son propre chef dans le code pénal.)

SVR-CIA

Sergueï Narychkine, directeur des renseignements extérieurs de la Russie (SVR), et le nouveau chef de la CIA, John Ratcliffe, ont eu un entretien téléphonique hier soir. Selon la partie russe, ils ont « discuté des questions d’interaction entre les agences de renseignement dans des domaines d’intérêt commun et de résolution des situations de crise ».

« Un accord a été conclu pour maintenir des contacts réguliers dans le but d’améliorer la stabilité et la sécurité internationales, ainsi que de réduire la confrontation dans les relations entre Moscou et Washington. »

Il n’y avait pas eu de contact à ce niveau depuis novembre 2022.