Ils gardent leur cathédrale jour et nuit

Hier, les paroissiens de la cathédrale du Saint-Esprit de l’Eglise orthodoxe ukrainienne de Tchernivtsi ont fait une grande procession autour du sanctuaire pour marquer les 15 jours de leur occupation des lieux pour empêcher les sbires du pouvoir de s’en emparer.

Le 16 février, la cathédrale était soi-disant « transférée » à l’Eglise du pouvoir. Mais pendant ce temps-là 4.506 fidèles, à l’intérieur de la cathédrale, manifestaient leur volonté de rester dans l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Dehors, des manifestants avec drapeaux ukrainiens et drapeaux de Bandera criaient « Mort aux voleurs ! » Sic.

Le 19 février il apparaissait par des messages sur les réseaux sociaux que la cathédrale allait être attaquée dans la soirée. Alors les paroissiens et le clergé se sont réunis en masse dans la cathédrale. Et depuis lors ils y restent 24 heures sur 24. Jusqu’au carême, qui a commencé lundi, il y avait la célébration de la divine liturgie deux fois par jour, et le psautier est récité non-stop jour et nuit.

Guerre par procuration

Dans son interview hier sur Fox News, où il est apparu avec une croix de cendre sur le front, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré :

Il est très clair depuis le début que le président Trump considère qu’il s’agit d’un conflit prolongé et dans l’impasse.  Et franchement, c’est une guerre par procuration entre des puissances nucléaires – les États-Unis, qui aident l’Ukraine, et la Russie – et elle doit prendre fin.  Et personne n’a la moindre idée ou le moindre plan pour y mettre fin.  Le plan des Ukrainiens jusqu’à présent et de leurs alliés au Capitole et des personnes à qui vous parlez dans d’autres pays est de continuer à leur donner tout ce dont ils ont besoin aussi longtemps qu’il le faudra.  Ce n’est pas une stratégie.

Réaction de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin :

Nous sommes d’accord avec cela. C’est effectivement le cas. Nous en avons parlé à plusieurs reprises, en déclarant qu’il s’agit fondamentalement d’un conflit entre la Russie et l’Occident collectif. Et l’Occident collectif, bien sûr, cela fait principalement référence aux États-Unis. Le propos correspond parfaitement aux positions que notre président et notre ministre des Affaires étrangères ont exprimées à plusieurs reprises. Et oui, nous sommes d’accord qu’il est temps de mettre fin à ce conflit et à cette guerre.

La Négresse fait de la résistance

La cour administrative d’appel de Bordeaux a sommé la municipalité de Biarritz de faire abroger deux délibérations municipales de 1861 et 1986, attribuant le nom La Négresse respectivement à un quartier puis à une rue de la ville.

Mais les recherches montrent que la délibération de 1861 n’avait pas du tout donné de nom à un quartier. Le texte disait que Napoléon III donne de l’argent pour aménager les promenades autour du lac de La Négresse, qui donc s’appelait déjà comme cela, et qui en outre s’appelle aujourd’hui lac Mouriscot.

L’avocat de la Ville a donc introduit une requête en rectification d’erreur matérielle auprès de la cour. Mais la « rue de La Négresse » devra avoir changé de nom avant le 6 mai.

Ainsi va la connerie ambiante.

Orban et Macron

Emmanuel Macron a fait venir Viktor Orban à Paris, aujourd’hui, veille du « conseil européen extraordinaire » sur l’Ukraine en présence de Zelensky, pour tenter de le persuader de ne pas mettre de bâtons dans les roues d’un nouveau soutien massif à l’Ukraine.

Mais dans l’avion Viktor Orban n’y paraissait pas prêt du tout :

« Maintenant que l’Amérique n’est plus là, le camp de la guerre est devenu beaucoup plus faible. Alors pourquoi pensent-ils pouvoir l’emporter ? J’aimerais avoir une réponse à cette question. Est-il raisonnable que la France reste dans le camp pro-guerre ? »

Russophobie euro-épiscopale

La « présidence de la COMECE » (c’est la brochette d’individus en noir ci-dessus) se fend d’une déclaration où elle

– réaffirme « la proximité et la solidarité sincère des évêques de l’UE avec le peuple ukrainien, qui souffre depuis plus de trois ans de l’invasion massive et injustifiable de la Russie ». ;

– et exprime sa « gratitude aux décideurs de l’UE pour le soutien humanitaire, politique, économique, financier et militaire sans précédent qu’ils ont apporté à l’Ukraine et à son peuple au cours des dernières années ».

Comme d’habitude, la COMECE répète le politiquement correct médiatique (et c’est pourquoi on n’en parle jamais) :

La lutte de l’Ukraine pour la paix et la défense de son intégrité territoriale n’est pas seulement une lutte pour son propre avenir. Son issue sera également décisive pour le sort de l’ensemble du continent européen et d’un monde libre et démocratique.

Il y en a encore comme cela une tartine, sur la « violation flagrante du droit international », les « actes atroces commis à l’encontre de la population civile » qui « exigent que justice soit faite ».

Il y a même un passage amusant :

La communauté internationale doit continuer à aider l’Ukraine à reconstruire les infrastructures détruites. La Russie, l’agresseur, doit participer de manière adéquate à cet effort.

Quand on voit comment Marioupol (démolie par les nazis d’Azov) a été reconstruite, et agrandie de nouveaux quartiers, et avec de nouvelles infrastructures (hôpitaux, écoles, cinéma, gymnase ultra-moderne, gigantesque école navale…), on peut constater que la Russie a déjà participé de façon spectaculaire « à cet effort »…