Un beau geste

Lors de la remise des médailles du Grand Prix junior de patinage, le 22 août à Xi’an, les patineurs néo-zélandais Yanhao Li et japonais Daiya Ebihara ont abandonné leurs drapeaux sur la glace avant de poser avec le jeune champion russe (« neutre ») Lev Lazarev, vainqueur avec près de 20 points d’avance.

C’était semble-t-il une première. Dommage qu’on ne le voie pas plus souvent. Et même toujours, au nom de la fraternité sportive.

Quand on les laisse concourir…

Finalement, les gymnastes russes ont fini par avoir leurs visas (au tout dernier moment pour ceux auxquels il avait été refusé) pour participer aux championnats d’Europe à Zagreb.

Résultat : ils terminent à la première place, avec dix médailles d’or, douze d’argent et six de bronze. Dont trois médailles d’or pour la seule Angelina Melnikova, dont la demande de visa avait d’abord été refusée.

Voilà pourquoi il ne faut pas qu’ils participent aux tournois.

Que les russophobes se rassurent, toutefois : c’est « WG2 » (World Gymnastic 2) qui a gagné, puisque les Russes sont privés de leur nationalité…

Le palmarès de la gymnastique artistique féminine :

Une première américaine

Pour la première fois depuis Kennedy, un vice-président ou président américain a assisté à la messe traditionnelle : hier, JD Vance, au prieuré de l’Oratoire de Cincinnati.

C’est du moins ce qu’affirme le site Rorate Caeli, car le site de l’Oratoire de Cincinnati (Old Saint Mary’s church) ne parle que de « latin mass » (pour la messe traditionnelle les anglophones disent Traditional Latin Mass : TLM).

Mais Rorate Caeli est plutôt fiable. (Et c’est aussi grâce à l’Oratoire – de Lorient – que j’ai la messe traditionnelle, mais bien indiquée « saint Pie V »).

Ukraine : l’échec de l’Eglise officielle

Le traditionnel pèlerinage de Kamianets-Podilskyi au monastère de Potchaïev, qui se déroule du 19 au 27 août (entre la Transfiguration et la veille de la Dormition selon le calendrier slavon) sur 250 km, attire cette année nettement plus de monde que les années précédentes. Au quatrième jour, le cortège s’étirait sur trois kilomètres.

Comme les années précédentes, les autorités de la région ont interdit tout rassemblement. Mais cette année la police accompagne le pèlerinage sans l’obliger à prendre des chemins de traverse ou passer à travers champ. Les policiers disent carrément qu’ils n’arrivent pas à identifier les organisateurs et qu’ils trouvent seulement des gens qui marchent de leur propre initiative et sont rejoints par d’autres…

Bref, les 27 et 28 août, ce sera une marée humaine encore plus importante que d’habitude à Potchaïev. Telle est la réponse des fidèles orthodoxes à l’ultimatum du pouvoir, qui a donné aux moines jusqu’à la fin du mois de « prouver » que le monastère n’a aucun lien avec la Russie…

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Deux vidéo publiées la nuit dernière (ça vaut le coup d’œil) :

Papa Kallas est mort

Siim Kallas, le père de la furie russophobe de Bruxelles, est mort. Il fut un exemple type des opportunistes tournant avec le vent pour occuper les meilleurs postes.

Membre du parti communiste dès ses études, il devint rédacteur en chef de Rahva Haal, le journal du parti, en 1989. Il était aussi président de la « confédération des syndicats », et membre du Soviet suprême de l’Union soviétique. Donc un authentique apparatchik.

Deux ans plus tard il était un impeccable libéral, devenant président de la Banque d’Estonie et mettant en place la monnaie nationale, la couronne (rattachée au mark).

En 1994 il fonde son « parti de la réforme » (européiste et otanien) pour, dit-il ouvertement, devenir Premier ministre. Il échoue en 1995 mais devient ministre des Affaires étrangères, puis ministre des Finances, puis enfin Premier ministre, mais il perd sa majorité au bout de 15 mois. Alors il est récupéré à Bruxelles où il devient (en 2004) commissaire aux Affaires économiques puis vice-président de la Commission européenne. En 2014 il tente en vain de redevenir Premier ministre, et en 2016 il ne parvient pas à se faire élire président par le Parlement. Il finira sa carrière comme député de 2019 à 2024.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser à la fois la difficile rupture avec la Russie en 1991 et le délire russophobe de sa fille, Siim Kallas a toujours eu de bons rapports avec le gouvernement russe, y compris quand il était commissaire européen, au point que certains l’accusaient d’être un agent de Moscou. Rien de nouveau sous le soleil.