Censure lettone

Le journaliste russe Léonide Ragozine a été déclaré « persona non grata » et expulsé de Lettonie, où il vivait depuis 2014 (il avait quitté la Russie, où il était correspondant de la BBC, après l’annexion de la Crimée).

Ce qu’on lui reproche ? Avoir dit dans un podcast que la Russie s’était vue contrainte de répondre à l’Occident par la « force brutale » : « [La Russie] se considère toujours comme un perdant, subissant une pression constante de la part de l’Occident qui empiète sur sa sphère d’influence et ses intérêts stratégiques. Cela l’oblige à réagir face à des actions hybrides, clandestines, en quelque sorte invisibles, qui modifient la donne au sein de l’ex-Union soviétique. »

Il est interdit d’exprimer une telle opinion en Lettonie. C’est considéré comme de la propagande russe.

Comme on ne peut rien contre Ragozine sur le plan judiciaire, puisque ses propos n’enfreignent aucune loi, on le déclare persona non grata et on l’expulse. Comme Xenia Fedorova chez nous. Avec le même argument : « Ses opinions sont en flagrante contradiction avec les intérêts de l’Etat letton. »

On en parle parce que Ragdozine était connu, mais ce sont plusieurs dizaines de journalistes, commentateurs et personnalités culturelles qui ont été expulsés de Lettonie depuis le début de la guerre en Ukraine.

Art sacré européen

Une immonde statue de Donald Trump nu, le corps doré, a été installée (pour quelques jours). au Parlement européen. Intitulée « La peste orange ». On n’imagine même pas comment la direction du Parlement européen a pu autoriser une telle ignominie. (En outre il s’agit d’un autoplagiat d’une « œuvre » de 2002 du même « artiste ».)

Alice Weidel a dit ce qu’il fallait dire :

L’UE, qui est vraiment incapable de quoi que ce soit, tourne donc en dérision le président américain Trump avec une mesquinerie sans précédent. Il ne s’agit pas seulement d’un impair diplomatique, mais cela révèle aussi la stupidité totale qui règne dans cette institution.

Art sacré ukrainien

Le prêtre de l’Eglise du pouvoir ukrainien Serhiy Tkatchouk est fier de présenter la nouvelle bannière de la chapelle du bataillon dont il est l’aumônier sur le front : l’icône du Saint-Sauveur-non-faite-de-main-d’homme (mandylion), traditionnellement sur fond rouge, est sur fond rouge et noir : le drapeau de Bandera. On y a ajouté deux tridents nationalistes ukrainiens, et l’inscription : « Dieu et l’Ukraine avant tout. »