Mauvais anniversaire…

Comme les années précédentes, l’anniversaire du début de la guerre en Ukraine, lundi prochain, fera l’objet d’une résolution de l’ONU et d’une réunion virtuelle du G7. Mais il semble que l’arrivée de Trump à la Maison Blanche bouleverse le programme…

Selon l’agence Reuters citant des sources diplomatiques, les Etats-Unis refusent de coparrainer le projet de résolution de l’ONU qui condamne les actions de la Russie et affirme son engagement « en faveur de la souveraineté, de l’indépendance, de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ». L’agence commente que c’est un « changement radical de la part de l’allié occidental le plus puissant de l’Ukraine ».

D’autre part, selon le Financial Times, les Etats-Unis s’opposent à ce que le communiqué du G7 qualifie la Russie d’« agresseur », « ce qui menace de faire dérailler la démonstration traditionnelle d’unité, selon cinq responsables occidentaux familiers du sujet ».

Baptêmes sur le front de guerre

Plus de 42.000 soldats russes ont été baptisés depuis trois ans sur le front, a déclaré le métropolite Cyrille de Stavropol, président du département synodal pour la coopération avec les forces armées et les forces de l’ordre du patriarcat de Moscou.

« Plus de 42.000 personnes ont été baptisées, uniquement selon les données officielles. Et aujourd’hui, vous pouvez aller dans chaque abri et voir des icônes, voir la bannière avec l’image du Sauveur non faite de main d’homme, ces reliques sacrées qui sont vraiment très importantes aujourd’hui pour les militaires. C’est aussi le travail de nos prêtres et de notre Église. »

Le métropolite a précisé qu’au total, plus de 2.000 prêtres se sont rendus sur la ligne de front et ont effectué plus de 4.500 missions. « Et ces voyages de mission ne sont pas des voyages d’un jour avec de l’aide humanitaire, mais des voyages de mission de 10 jours, d’un mois, de deux, de trois. Certains prêtres sont là depuis un an et demi ou deux ans. Aujourd’hui, malheureusement, nous avons des pertes, six prêtres sont morts dans la zone de l’opération militaire spéciale au cours de la première année. »

Le métropolite a ajouté : « La motivation de la défense du monde russe est de défendre la souveraineté du pays, les valeurs sacrées du pays, en voyant comment non seulement les nazis, mais aussi les satanistes détruisent l’Église orthodoxe ukrainienne. Et l’ensemble du monde occidental, le monde déjà post-chrétien dans sa majorité, est malheureusement silencieux à ce sujet. »

A la tronçonneuse

En deux temps, le cadeau de Javier Milei à Elon Musk lors de la Conservative Political Action Conference (« le plus grand rassemblement conservateur du monde ») : une tronçonneuse.

En coulisse :

Sur scène :

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Il ne s’agit pas seulement de « couper la bureaucratie » et les dépenses inutiles ou mauvaises, mais aussi de trancher dans le vif des idéologies. Conformément aux décrets de Donald Trump, le ministère de la Santé, que dirige Robert Kennedy, a publié un mémo qui détruit l’idéologie du genre et rétablit la vérité.

Le SEXE est la caractérisation biologique immuable d’une personne en tant qu’homme ou femme.

La FEMME est une personne du sexe caractérisé par un système reproducteur ayant pour fonction biologique de produire des ovules.

L’HOMME est une personne du sexe caractérisé par un système reproducteur ayant pour fonction biologique de produire du sperme.

Précisions :

Il n’y a que deux sexes, féminin et masculin, car il n’y a que deux types de gamètes. Un individu humain est soit de sexe féminin, soit de sexe masculin, selon qu’il est du sexe caractérisé par un système reproducteur ayant pour fonction biologique de produire des ovules (ovules) ou du sperme.

Le sexe d’un être humain, féminin ou masculin, est déterminé génétiquement à la conception (fécondation) et est observable avant la naissance. Avoir la fonction biologique de produire des ovules ou des spermatozoïdes ne signifie pas que des ovules ou des spermatozoïdes seront nécessairement produits. Certaines femmes ou certains hommes peuvent ne pas produire ou ne plus produire d’ovules ou de spermatozoïdes en raison de facteurs tels que l’âge, des troubles congénitaux ou d’autres troubles du développement, des blessures ou des problèmes médicaux qui entraînent l’infertilité.

Le sexe d’une personne est immuable et déterminé par la biologie objective. L’utilisation d’hormones ou les interventions chirurgicales ne modifient pas le sexe d’une personne, car ces actions ne changent pas le type de gamète que le système reproducteur de la personne a pour fonction biologique de produire. Les troubles rares du développement sexuel ne constituent pas un troisième sexe, car ces troubles n’entraînent pas la production d’un troisième gamète. Autrement dit, le système reproducteur d’une personne atteinte d’un tel trouble ne produit pas d’autres gamètes que des ovules ou des spermatozoïdes.

La bibliothèque neuve

La bibliothèque Chantal-Mauduit, « à la jonction des quartiers Eaux-Claires et Mistral » de Grenoble, a été incendiée à l’aide d’une voiture bélier.

Elle avait coûté plus d’un million d’euros, et avait été inaugurée le 14 décembre dernier. C’était une « inauguration festive », qui commençait ainsi à 10h : « Ouverture avec la Fanfare à la Noix. Ambiance festive sur le parvis avec une fanfare endiablée et un chocolat chaud offert à votre arrivée. » Et se terminait ainsi : « Concert Desertstreet. Ayoub Faouzi, inspiré par ses racines sahraouies, crée avec Desertstreet une fusion musicale unique mêlant traditions sahraouies, Gnawa, Chaâbi, avec des influences funk, flamenco, blues et rock. » Sic.

Une bibliothèque en écriture inclusive (du moins pour ses activités sportives…) :

Il n’en reste plus que des cendres. Elle n’a même pas eu le temps d’avoir des « usager-es régulièr-es »…

Un certain Dmitriev

Cette photo prise à l’issue de la rencontre entre la délégation américaine et la délégation russe à Ryad intrigue. Qui est donc l’homme qui fait sourire ainsi Marco Rubio et Tim Walz ?

C’est a priori un inconnu, surtout pour les Français, puisqu’il n’a même pas de fiche Wikipedia en français à son nom (alors qu’il est chevalier de la Légion d’honneur, mais il ne faut pas le dire).

Un « homme de l’ombre », comme on dit pour faire peur. Il s’appelle Kirill Dmitriev, et s’il était à Ryad c’est parce qu’il est l’homme clef (avec Lavrov évidemment, et Ouchakov) du dispositif de Poutine pour la réconciliation entre la Russie et les Etats-Unis, particulièrement dans le domaine économique (mais pas seulement, car on dit qu’il a joué un rôle crucial dans les derniers échanges de prisonniers entre Moscou et Washington) : il a vécu aux Etats-Unis pendant 13 ans, a travaillé chez Goldman Sachs et McKinsey avant de devenir le président du fonds américano-russe Delta Private Equity, puis du fonds ukrainien Icon Private Equity, et enfin du Fonds d’investissement direct russe, le fonds souverain de la Fédération de Russie, créé par Medvedev et Poutine en 2011.

Kirill Dmitriev est né à… Kiev en 1975. Il n’a que 14 ans lorsque, par le biais du premier échange d’étudiants entre l’Ukraine dans sa dernière année soviétique et les Etats-Unis, il se retrouve en Californie. Deux ans après il est à l’université Stanford où il obtient son premier diplôme économique « avec honneur et distinction », puis il poursuit à Harvard. Il est embauché comme banquier d’investissement chez Goldman Sachs et consultant chez McKinsey. Il retourne « en Russie » en 2000 et s’occupe d’y favoriser les investissements occidentaux, ce qu’il fait avec une grande efficacité.

Parmi ses nombreuses décorations, la Légion d’Honneur, qui lui a été attribuée en 2018 « pour sa grande contribution au renforcement de la coopération entre la Russie et la France ». Car le fonds souverain russe a investi également en France depuis 2016, quand il a participé au sauvetage de la verrerie d’Arques tout en finançant une usine du groupe ARC à Kaliningrad.

Il est sous le coup des sanctions américaines (et canadiennes et britanniques), ce qui ne se voit guère sur la photo, ainsi que sa femme pour la seule raison qu’elle est « la fille d’un proche de Poutine »…