La messe interdite à Koad Keo

Une messe devait être célébrée hier à 11h, comme chaque lundi de Pâques, à la chapelle de Koad Keo, à Scrignac, près de la tombe de l’abbé Perrot.

Mais dès 8 heures le curé local de l’Eglise officielle était là, pour signifier aux organisateurs que cette messe n’était pas autorisée par le diocèse et qu’elle n’aurait pas lieu.

Au motif que le prêtre qui devait la célébrer « n’est pas catholique ».

Ce prêtre a été ordonné au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Il a quitté cette fraternité, mais le diocèse refuse de le régulariser.

L’an dernier c’est lui déjà qui avait célébré la messe sans que personne ne s’en émeuve.

Mais le diocèse « catholique » est de plus en plus sectaire. Il a viré les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre qui étaient pourtant parfaitement en règle, il continue la persécution. En réalité, l’ennemi du diocèse, c’est la liturgie catholique.

Et pour être certain que la messe ne serait pas célébrée, le curé a fait venir deux gendarmes. Lesquels furent d’ailleurs très aimables et ne comprenaient pas du tout pourquoi ils devaient empêcher une messe dans une chapelle… Une messe pour l’abbé Perrot dans la chapelle construite par l’abbé Perrot…

Les quelques 70 personnes restées sur place ont pu néanmoins prier devant les reliques de l’abbé Perrot, avant d’aller piqueniquer au Huelgoat.

La chapelle Notre-Dame de Koad Keo est l’œuvre de l’architecte James Bouillé, membre de l’association de renouveau de l’art breton les Seiz Breur et fondateur de l’Atelier breton d’art chrétien. En 1942 l’abbé Perrot dut la céder au diocèse sur demande de l’évêque. Sinon elle serait la propriété de l’organisateur de la messe du lundi de Pâques (Youenn Caouissin, fils du bras droit de l’abbé Perrot)et personne ne pourrait l’interdire…

Ali Ghamsari

Donald Trump ayant annoncé que demain à partir de 20 heures heure locale il allait bombarder les centrales électriques et les ponts en Iran, le joueur de tar et compositeur iranien Ali Ghamsari (dont le concert de Berlin a été retransmis par Arte il y a trois mois) a décidé de s’installer devant la centrale de Damavand qui produit la moitié de l’électricité consommée à Téhéran. Il affirme vouloir protéger la centrale en jouant de la musique.

Quand Trump gagne

Military Watch confirme que les Américains ont perdu dix aéronefs lors de l’opération prétendument destinée à récupérer le deuxième pilote du F-16 abattu par les Iraniens. (Comme la catastrophique opération a eu lieu à 500 km du lieu du crash, il est clair qu’elle avait une autre mission, peut-être tenter de récupérer l’uranium enrichi.)

Les Américains ont perdu 35 aéronefs en 36 jours de guerre.

Et les Iraniens qui n’ont plus rien depuis longtemps ont lancé ce matin leur 97e vague de missiles sur des cibles israéliennes et américaines.

Addendum. Les Iraniens ont trouvé sur le site un passeport au nom de Moran Sagron. Qui est ingénieur en technologie nucléaire…

Témoignages d’Avdeïevka

Une femme :

— L’opération militaire spéciale a commencé en 2022, n’est-ce pas, et nous avons été libérés en 2024. Nous avons attendu la Russie pendent deux ans. Quelque 700 personnes sont restées ici à Avdeïevka…

Un homme :

— C’était comme sur la lune, cratères sur cratères… J’ai vécu dans un bâtiment qui n’était pas terminé. Oh ils l’ont frappé, ils l’ont démoli,.. Voici ma petite tanière, un poêle, un lit, une fenêtre… c’est tout…
Une chatte de guerre… le bruit ne lui fait pas peur… Les Ukries nous bombardent, et elle reste là à ronronner… La maison tremble, et on se demande, est-ce que la prochaine sera pour moi ? Voici pourquoi je suis en vie : j’ai prié le Seigneur qu’il sauve l’église…

Le recteur de l’église Sainte Marie Madeleine :

— Là où j’étais il y a eu une frappe, puis une seconde, une frappe directe, un ou deux jours de plus et ce serait fini… Et Alexis est resté comme gardien. On lui a donné un appartement avec de l’électricité et du chauffage.

Alexis :

— A la fin de l’automne je suis revenu, après tout c’est chez moi ici, une sorte de civilisation, tout ce que j’ai est ici. J’inspecte tous les jours. Les chiens… Je ne sais pas s’ils sont nourris… Cinq sont morts, je les ai enterrés dans les cratères derrière la palissade.

Svetlana :

— Quand nos gars sont arrivés, personne n’y croyait. Jusqu’à ce qu’on les voie et qu’on les embrasse, jusqu’à… ça me fait pleurer.

Alexis :

— J’ai couru vers là-bas, les Russes venaient des deux côtés, j’en ai vu sept avec des brassards rouges, j’ai pensé : est-ce que j’ai une vision ? Alors nous nous sommes embrassés…

— Alexis !

— Homme de Dieu !

— Comment vas-tu ? Dieu merci nous sommes arrivés chez vous !

— Merci !

C’était un aumônier militaire, pas le nôtre, un aumônier de l’armée.

Le recteur :

— C’est seulement la volonté de Dieu qui peut sauver l’église. Pourtant, elle a partagé le sort de la ville et de son peuple, qui a souffert.

(C’est le premier bâtiment à être restauré.)

— L’église est le cœur spirituel de la cité. Et s’il bat, cela veut dire qu’il y aura une vie ici.

Svetlana :

— Ils travaillent même la nuit… Ils n’arrêtent jamais. Les gars sont magnifiques, ils ont des mains en or.

Le directeur de la reconstruction (qui a un nom musulman) :

— Il y avait des combats ici, et nous avons essuyé des tirs plus d’une fois, nous avons même dû fuir des drones.

Dmitri, maçon d’Adeïevka :

— Si une église est restaurée, cela veut dire que l’Eglise le sait et qu’elle est sûre que tout sera OK. Et cet espoir se transmet aux gens à travers la restauration de l’église.