Espace d’écoute…

Ce machin blanc a été installé dans la basilique Saint-Pierre. Cet outrage esthétique en un tel lieu n’est pas une latrine mais un « espace d’écoute ». Sic. Surtout pas un confessionnal.

Mgr Orazio Pepe, secrétaire de la fabrique de Saint-Pierre, explique :

« C’est un espace ouvert, une occasion de rencontre, un lieu où un frère – un prêtre, une religieuse, un laïc – écoute un autre frère en humanité. La personne qui écoute ne remplace pas le confesseur qui administre le sacrement de la réconciliation. Il s’agit simplement d’une pause qui permet de parler et de confronter ses pensées avec quelqu’un qui est prêt à écouter. »

N’importe qui écoute n’importe qui… Avec n’importe quelles conséquences ?

La messe captive

Mgr Miguel Maury Buendía, nonce apostolique en Grande-Bretagne, a dit jeudi aux évêques anglais que le pape n’avait pas l’intention d’abroger Traditionis Custodes, mais qu’il accorderait des dérogations de deux ans renouvelables aux évêques qui en feraient la demande.

C’est ce qu’il fait déjà, en ajoutant que c’est à condition que l’évêque conduise ces archéo-fidèles vers la néo-liturgie.

Sans doute le pape ne se rend-il pas compte à quel point cette attitude est odieuse, à la limite blasphématoire. La messe traditionnelle est en prison, mais elle peut avoir des permissions de sortie si l’évêque les demande humblement et s’il s’engage à persuader les tradis que la nouvelle messe est ce qu’il leur faut.

L’Eglise LGBT

Sur cette photo on voit le pape accueillant en audience privée Alex Capecelatro et son « mari » Brian D. Stevens, venus avec l’archevêque de Los Angeles, le 11 octobre dernier. La scène a été racontée par le menu sur le site américain « Letters from Leo – the American Pope & US Politics » :

Lors d’une audience privée au Vatican avec l’archevêque José Gomez de Los Angeles le mois dernier, le pape Léon XIV a écrit une petite page d’histoire.

Au milieu des formalités, le premier pape américain s’est surpris à rire d’une blague sur Wordle partagée avec un couple ouvertement gay de Californie.

Les deux hommes — Alex Capecelatro, entrepreneur technologique renommé et PDG de Josh.ai, et son mari Brian D. Stevens, célèbre philanthrope catholique— faisaient partie de la délégation de Gomez.

Lorsque le pape Léon a appris « que nous étions mariés », a déclaré Alex plus tard sur les réseaux sociaux, il les a accueillis avec une cordialité et une gentillesse indéniables, sans la moindre hésitation.

Pour Capecelatro, qui n’a pas été élevé dans la religion catholique, ce moment a été particulièrement émouvant aux côtés de Brian, un catholique fervent.

En discutant avec un pape anglophone dont le message est celui de l’unité et de la paix, ils se sont sentis pleinement accueillis dans l’étreinte de l’Église.

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L’Eglise LGBT

De gauche à droite : deux prêtres de New York, l’animateur de télévision (ABC) Gio Benitez, son « mari » l’animateur de télévision Tommy DiDario, et le P. James Martin SJ qui écrit :

Bienvenue dans l’Église catholique Gio Benitez ! J’étais tellement heureux de participer aujourd’hui à l’accueil de Gio dans la pleine communion avec l’Église catholique à l’église Saint-Paul-l’Apôtre ! Quelle messe merveilleuse ! Et trois sacrements en une journée : le baptême, la confirmation et l’Eucharistie ! Beaucoup de chrême !

Voici une vidéo de la cérémonie : le baptême, la confirmation et la communion de l’inverti vedette Gio Benitez, dont le parrain est son « mari »…

(Le sacrement de confirmation est conféré par l’évêque. Même si celui-ci délègue son pouvoir à un prêtre – ici à trois prêtres ! -, c’est précisément par délégation expresse de l’évêque. Le cardinal archevêque de New York, Timothy Dolan, est donc directement impliqué dans ces trois sacrements sacrilèges.)

Leur Eglise

Hier pour la première fois a été diffusée par la chaîne ZDF une « messe catholique queer », « organisée par la communauté queer de Münster » (Westphalie), « l’une des plus anciennes » d’Allemagne : c’est l’aboutissement d’un travail de 25 ans. Car « la communauté queer de Münster offre depuis 1999 un espace sûr aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queer ou intersexuées pour vivre leur foi ».

Le célébrant était Karsten Weidisch, qui est aumônier du lycée diocésain, et « coach ». Sic. Il « aide à mieux voir pour mieux connaître afin que le changement devienne possible ». Car il est spécialiste notamment en « gestion du changement », « diversité » et « gestion de soi ».

On n’ose imaginer ses « catéchèses ».

Le pire est qu’à cette « messe » rock LGBT, où le sermon était à trois : le prêtre et deux représentants de la « communauté queer », il y avait des enfants. Dont les enfants de chœur. Quatre filles et deux garçons, car telle est aujourd’hui la parité. A moins que l’une des filles s’identifie comme garçon.

La parabole du pharisien et du publicain tirée de l’Évangile selon Luc (chapitre 18, versets 9 à 14) délivre un message clair : « Sois toi-même, reste fidèle à toi-même ! Sois toi-même, en chemin ! », a déclaré le pasteur Karsten Weidisch dans son sermon. La devise du service religieux « Qui suis-je – pour toi ? » reprend une déclaration du défunt pape François. À la question sur l’attitude de l’Église envers les personnes homosexuelles, il avait répondu : « Qui suis-je pour le juger ? »

Dans le même temps, à Rome, le successeur du pape François déclarait dans son homélie :

« La règle suprême dans l’Église est l’amour : personne n’est appelé à commander, tous sont appelés à servir ; personne ne doit imposer ses idées, nous devons tous nous écouter mutuellement ; personne n’est exclu, nous sommes tous appelés à participer ; personne ne détient toute la vérité, nous devons tous la rechercher humblement, et la rechercher ensemble. »

Personne n’est exclu, à condition de trouver génial qu’il y ait des « messes » rock célébrant les perversions sexuelles. Sinon c’est le régime Traditionis custodes d’exclusion des églises paroissiales.