Quand on va à Moscou…

Le patron de LifeSite, John-Henry Westen, s’est rendu à Moscou. Depuis lors il publie une série de vidéos du « John-Henry Westen Show » qui selon l’idéologie officielle occidentale ne peuvent qu’être étiquetées « propagande russe ».

Les voici dans l’ordre chronologique :

— « Ils traitent les enfants comme de l’or. » des familles catholiques qui FUIENT en Russie ?

— « Un renouveau catholique près du Kremlin ».

— Rencontre avec la Lila Rose russe : la force pro-vie en Russie.

— Le renouveau moral de la Russie : de la capitale de l’avortement à la nation pro-vie.

— La Russie est-elle devenue davantage pro-vie que les Etats-Unis ?

— Est-ce que la Russie est l’avenir de l’Europe chrétienne ?

La dernière est un entretien avec Fabrice Sorlin. Les deux précédentes sont des entretiens avec un prêtre orthodoxe.

A quoi s’ajoute une vidéo de LSNTV (LifeSiteNews TV) qui reprend un entretien de John-Henry Westen avec Angelika Karetkina sur SPAS TV, la chaîne fédérale de l’Eglise orthodoxe russe.

Le mépris des fidèles, et de la messe

Jusqu’où iront-ils dans leur mépris des fidèles qui est d’abord un mépris blasphématoire et sacrilège de la messe ?

Le diocèse de Cleveland dans l’Ohio fait savoir que Rome a accordé une prolongation de deux ans à deux messes traditionnelles dans le diocèse…

Un sursis pour la messe ! Le saint sacrifice de la messe en sursis, de par la volonté de Rome… Vous l’aurez encore deux ans si vous êtes sage, et après, ce sera fini.

Ce n’est pas tout. Il faut vraiment la vouloir : A Akron, ce sera le dimanche à 13 heures. Sic. A Cleveland, à 9h30.

En 2023 il y avait une douzaine de sites de messe traditionnelle dans le diocèse. Il en restait deux, ce sont ceux qui restent en sursis.

Mais de quoi se plaint le peuple ? Il y en a en fait un troisième, que le bon évêque a créé : au sanctuaire Sainte-Elisabeth de Hongrie, tenu par l’Institut du Christ Roi.

Ainsi, quand le sursis prendra fin, l’évêque pourra dire : vous voyez bien qu’il y a toujours une messe traditionnelle dans le diocèse…

(Le fait que Rome donne un sursis de deux ans veut surtout dire que dans deux ans l’infâme motu proprio Traditionis custodes sera toujours en vigueur.)

Deux îles prennent un nom de saint

Par décret du Premier ministre russe Mikhail Michoustine, deux îles de l’archipel des Kouriles, qui n’avaient pas encore de nom, prennent celui de deux grands missionnaires de l’Eglise orthodoxe russe : « saint Innocent de Moscou (ou d’Irkoutsk), apôtre de la Sibérie et de l’Amérique », et « saint Nicolas l’illuminateur du Japon ».

Cette décision s’inscrit dans la volonté d’honorer les figures marquantes de l’histoire religieuse et culturelle russe.

Ces deux évêques, liés à l’Extrême-Orient russe, ont tous deux visité l’île de Sakhaline en 1861. Cette grand île à l’ouest des Kouriles forme avec elles le diocèse de Ioujno-Sakhalinsk et Kouriles.

Léon XIV et le tikkoun olam

Le rôle du pape est paraît-il de confirmer ses frères dans la foi. Léon XIV l’a même affirmé dans sa grande interview : le pape est « chargé de confirmer les autres dans leur foi, et c’est là le plus important ».

Dans son message vidéo à l’occasion d’une réunion autour de la maladie de Charcot à Chicago, il a dit :

« Nos frères et sœurs juifs nous disent que l’un des grands projets que Dieu a confié à la famille humaine est d’achever et de perfectionner la merveilleuse création qu’il nous a donnée – tikkoun olam ».

Le concept cabalistique de tikkoun olam est une réparation du monde et de soi à travers les séphirots… Rien à voir avec le christianisme. Et le Christ ne sert à rien ici… Le tikkoun olam a été récemment dévalué en simple engagement pour la justice sociale, les droits de l’homme et l’environnement… Si c’est ce que veut dire le pape il lui suffit de citer son prédécesseur, pas besoin de citer la Kabbale…

Il a dit aussi :

« Comme le rapportent nos amis musulmans, le hadith dit que 70.000 anges sont présents lorsque les soignants arrivent le matin. 70.000 autres anges arrivent le soir. Je crois que vous aussi, vous êtes des anges. »

Sic.

Et il n’y avait rien de spécifiquement chrétien dans son message, en dehors de l’allusion convenue au bon Samaritain…

« Imprégné de la tradition catholique »

L’université de Georgetown à Washington se vante d’être « la plus ancienne institution catholique et jésuite d’enseignement supérieur aux Etats-Unis ».

Elle vient de nommer président Eduardo Peñalver, actuellement président de l’université de Seattle, également jésuite :

« Le président Peñalver est un leader exceptionnel imprégné de la tradition catholique et jésuite qui apporte une riche expérience dans l’enseignement supérieur, une vision mondiale, un engagement en faveur de la justice sociale et de l’excellence académique, ainsi qu’une vision audacieuse pour l’avenir de Georgetown. Nous sommes impatients de l’accueillir au sein de la communauté de Georgetown. »

Imprégné de la tradition catholique ?

« Je rejette l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité », dit-il ouvertement. « Je préférerais une solution plus simple consistant à considérer les relations homosexuelles sérieuses comme moralement valables. »

Et il a critiqué l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade par la Cour suprême (la fin du droit fédéral à l’avortement) en ces termes : « Il est clair que cette décision et son raisonnement auront des conséquences considérables pour beaucoup, en particulier les femmes à faibles revenus et les femmes de couleur, les personnes LGBTQ et la société dans son ensemble. »

*

D’autre part, le pape a nommé Josef Grünwidl archevêque de Vienne. Ce n’est pas une surprise, puisqu’il était administrateur apostolique de l’archidiocèse depuis le début de l’année. C’est un bergoglien typique, partisan du diaconat féminin, du cardinalat féminin, il a déjà nommé trois femmes à des postes de direction du diocèse, il enseigne que « le comportement envers les autres » est plus important que la prière, et il était membre en 2014 de l’« Initiative Prêtre », donc signataire de son « appel à la désobéissance » dont une revendication aujourd’hui satisfaite était l’accès à la communion pour les « divorcés remariés ». Ces prêtres s’engageaient aussi notamment à permettre aux laïcs de prêcher, et à « faire en sorte que chaque paroisse ait son propre prêtre, homme ou femme, marié ou célibataire, à temps plein ou à temps partiel ». Ce qui supposait évidemment « l’admission des femmes et des personnes mariées au sacerdoce ».