Nava Mau et le pape

L’acteur qui se fait appeler Nava Mau et se dit « femme transgenre » était l’un des militants LGBT reçus par le pape le 13 août dernier. Il revient sur cette rencontre sur Instagram.

« Nava Mau »…

Cette année a été remplie de moments qui ne semblaient pas réels, qui ne le sont toujours pas, et celui-ci ne figurait absolument pas sur ma carte de bingo. Jamais je n’aurais imaginé être assise à côté du pape dans sa résidence, et encore moins m’entretenir avec lui pendant une heure aux côtés de six défenseurs des droits des LGBTQ venus du monde entier.

Je lui ai parlé de mon éducation, de mon travail avec les survivants de la violence et de la façon dont la communauté a été ma foi. Je lui ai parlé de Baby Reindeer (Mon petit renne) et de ce que cela signifiait pour des millions de personnes à travers le monde de connaître désormais une femme transgenre qui s’émancipe, qui s’assume et qui est aimée. Je lui ai parlé de ma grand-mère, qui était ma meilleure amie et qui aurait été la plus fière de moi. Elle était là avec nous ce jour-là.

J’ai malheureusement perdu toutes les autres photos du voyage, mais ces deux jours m’ont incontestablement replongé dans l’esprit des communautés qui luttent pour la survie, la dignité et la justice. Oui, ces deux jours étaient sacrés. Le pape nous a quittés en nous disant qu’il nous souhaitait tout l’amour et le bonheur que nous désirions, et que nous devions continuer à nous battre. Je n’oublierai jamais sa bénédiction.

J’ai rencontré des activistes d’Ouganda et du Ghana qui représentent les communautés LGBTQ dans la résistance contre les lois qui vont jusqu’à punir notre existence de la peine de mort. Alors que nous assistons à une recrudescence des attaques politiques contre les personnes queer et trans aux États-Unis, je suis frappée par leur courage inébranlable. Leur détermination et leur foi devraient nous guider tous, car nous ne serons pas libres tant que tout le monde ne le sera pas. Nous devons mener ce combat ensemble.

L’immonde Saltini et son archevêque

Événement dans ce qui reste du monde catholique en Italie : un juge de Modène a rejeté la demande de non-lieu formulée par le ministère public dans l’affaire Saltini, car il entend bien qu’il y ait un procès pour délit d’offense à une confession religieuse (article 403 du code pénal italien) suite à l’exposition blasphématoire qui a eu lieu en mars 2024 dans une église de Carpi.

Cette exposition était intitulée Gratia Plena. Pleine de grâce. Si c’est la femme représentée à moitié dénudée sur trois tableaux d’une laideur triviale, devant des personnages qui la scrutent à la loupe, c’est déjà immonde. Et dans une église, c’est pire. Mais le clou de l’exposition était le tableau censé représenter le Christ après la descente de croix (il y a l’inscription INRI à côté de sa tête), dont le sexe est caché par… la tête d’un personnage censé représenter Longin… A voir ici (image 10 : « INRI (Saint Longin) ». Je ne peux décemment pas montrer cela.

C’était devant l’autel, et avec la bénédiction de l’archevêque, Mgr Castellucci, vice-président de la conférence épiscopale italienne.

L’archevêque, ainsi que l’« artiste » et les deux commissaires de l’exposition, traitent l’affaire par le mépris. Ils auront donc un avocat commis d’office, alors que l’accusation sera représentée par Francesco Fontana, de Justitia in Veritate, qui connaît l’affaire à fond (y compris la fausse agression de Saltini et le fait que ses peintures sont des plagiats), et dispose des témoignages d’un journaliste qui avait mené son enquête, de l’ancien archevêque, et du vicaire général du diocèse…

L’audience est prévue pour le 20 janvier prochain. Où un archevêque devra répondre de l’accusation d’offense à la religion catholique.

Le nouveau Pasolini

Le P Cantalamessa, qui était le prédicateur pontifical depuis 44 ans (wojtylien sous Jean-Paul II, ratzingérien sous Benoît XVI, dans l’air du temps sous François), 90 ans, a été créé cardinal et remplacé par un certain Roberto Pasolini, lui aussi capucin.

La particularité de ce Roberto Pasolini est d’être un militant de l’inversion sexuelle en tant qu’exégète (car il est professeur d’exégèse à la faculté de théologie de Milan). Il voit des invertis partout dans la Bible et cela va très loin. Un sommet est l’histoire du centurion et de son serviteur en train de mourir. Si le centurion tient tellement à lui c’est évidemment que c’est son amant. Et Pasolini de s’exclamer : « De qui Jésus fait-il le plus grand éloge » ?

« En vérité, je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi », dit Jésus : il n’a pas trouvé plus grande foi que celle de ce centurion inverti qui ne veut pas perdre son giton. Tel est l’amour vrai.

Tel est le nouveau prédicateur de la Maison pontificale. On dit qu’il va aussi être nommé professeur à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Où il ira en effet très bien avec le grand-chancelier « homoérotique » Vicenzo Paglia.

Au moins son répugnant homonyme cinéaste ne cherchait pas à détruire l’Eglise de l’intérieur.

Le signe de la bête

Ils étaient paraît-il plus d’un million à admirer à Toulouse Lilith la Gardienne des Ténèbres, l’araignée géante et le minotaure. Dont de nombreux enfants. Tout le monde était émerveillé par ce spectacle ouvertement satanique. Parce qu’ils croient que l’enfer n’est qu’un divertissement.

A noter : puisque quelques très timides voix cléricales se sont émues de la chose, les organisateurs ont ajouté à Lilith une grande boucle d’oreille en forme de croix inversée…

Voici trois extraits du scénario. A l’heure de la messe.

8h12

Nouveau jour pour Lilith, Ariane et Astérion. C’est la Gardienne des Ténèbres qui ouvrira en premier les yeux ce dimanche matin. Plus vite qu’Astérion, elle se faufilera dans les ruelles de la Ville rose. Direction le second signe de la porte des Ténèbres, celui de la Bête ! »

8h16

Lilith cherche à ouvrir la porte des Ténèbres ce dernier jour du spectacle de La Machine. Ce matin, elle prend la direction du second : la Bête. Le fameux « 666 » se trouve place de la Daurade. Hier soir, elle rejoignait la Croix de Satan, installée place Saint-Pierre.

9h20

Ce dimanche matin, la séquence intitulée « Le Signe de la bête » se déroule entre les Carmes et la place du Capitole à partir de 10h15.

Ce pays est vraiment foutu.