Un nouvel archevêque hérétique

On n’évalue pas un pape à l’aune de ses vêtements et de ses résidences, mais d’après ses actes. Pour l’heure Léon XIV n’a pas pris de décisions importantes. On peut toutefois suivre ses nominations. La première a été celle du nouveau président de l’Académie pontificale pour la vie, et celui-ci est pire que le précédent, puisqu’il est favorable à l’euthanasie. Mais comme c’était le vice-président on peut supposer que c’est une nomination quasi automatique suivant le départ du calamiteux président de 80 ans, en attendant mieux…

Il n’en va pas de même de la nomination de Mgr Shane Mackinlay comme archevêque de Brisbane, la troisième ville d’Australie et dont la province couvre un large quart nord-est du pays.

Car Mgr Mackinlay est ouvertement favorable à l’ordination diaconale pour les femmes. Il était l’un des 13 membres de la commission chargée de rédiger le projet de document final du synode de 2013. Et il déclarait alors à propos de l’ordination des femmes au diaconat :

« Je suis heureux que ce sujet soit abordé. Je suis heureux qu’il fasse l’objet d’un débat. Et si le résultat devait être que l’ordination au diaconat soit ouverte aux femmes, je m’en réjouirais vivement. »

Or, comme le souligne opportunément Mgr Strickland, « la volonté de redéfinir le diaconat pour y inclure les femmes n’est pas une question de discipline mineure ou d’adaptation pastorale : c’est une rupture avec la tradition ininterrompue de l’Église, et un pas vers la remise en cause de la nature même du sacerdoce sacramentel ».

(Léon XIV a également nommé une sous-préfète au dicastère des religieux, ce qui fait deux femmes à la tête de ce dicastère qui a autorité sur des prêtres et même des évêques.)

Un peu de « propagande biélorusse »

Vidéo mise en ligne aujourd’hui par l’agence de presse d’Etat biélorusse.

« Cette année marque le 505e anniversaire du monastère de Jirovitchi et le 555e anniversaire de la découverte de l’icône de la mère de Dieu à Jirovitchi. Le président a félicité les Biélorusses à l’occasion de ces dates importantes. Il a noté que “des millions de personnes trouvent de l’espoir en touchant la relique et sont enrichies spirituellement en visitant le monastère”. »

Loukachenko sur le séminaire de Jirovitchi (ajoutant au texte qu’il est en train de lire) : « Les futurs ecclésiastiques ne sont pas seulement un pilier de l’Eglise orthodoxe, mais aussi un roc important dans la fondation de l’Etat biélorusse. »

6’48 : Loukachenko en 2007, inaugurant le nouveau reliquaire de sainte Euphrosyne de Polotsk, pour lequel l’Etat a fourni 120 kg d’argent : « Eurphrosyne de Polotsk est un véritable phare de spiritualité. Elle a consacré sa vie au service de Dieu et de sa patrie… Toute ses activités étaient étroitement liées à Polotsk, le berceau de la nation biélorusse, son cœur. Ici, sur le sol de Polotsk, nous prenons particulièrement conscience de l’importance de préserver l’héritage de nos ancêtres et de perpétuer leurs bonnes traditions. »

11’14 : les fresques de Polotsk (XIIe siècle) dans l’église de la Transfiguration construite selon les directives de sainte Euphrosyne. Un énorme travail de restauration, qui a été l’occasion de nombreuses découvertes, notamment un rare synthronon derrière l’autel.

(Regarder la vidéo sur YouTube et cliquer sur le petit rectangle qui a comme des traits de morse, en bas à droite, pour avoir les sous-titres en français.)

Le lectionnaire de la néo-liturgie

L’un des principaux arguments des novateurs est que le « lectionnaire » est beaucoup plus fourni dans la néo-liturgie et donc que les fidèles bénéficient d’une plus grande quantité de lectures bibliques. Ce principe est d’abord anti-liturgique, car la liturgie n’est pas un enseignement biblique, c’est un culte que l’Eglise rend à Dieu. Ensuite, comme il était à prévoir, le texte biblique est abondamment censuré. On en a retiré ce qui ne convient pas à l’homme moderne, conformément aux principes explicitement affirmés par les fabricants, ce qui donne lieu à d’invraisemblables dentelles de textes pleins de trous, comme pour les psaumes de ce qui reste de l’office. Par exemple « Isaïe 61:1-3a.6a.8b-9 » ou « 2 Samuel 7:4-5a.12-14a.16 »… « a » et « b » (voire « c ») indiquent qu’on coupe le verset en deux (voire en trois), pour ne garder que ce qui convient à l’homme moderne.

Agnieszka Fromme, docteur en théologie, a étudié de près les différences entre les deux lectionnaires. Plusieurs de ses observations ont déjà été faites, mais son étude est systématique. Le blog New Liturgical Movement a publié l’article qui comporte le relevé qu’elle a fait. Ce relevé est précédé d’une longue introduction narrant l’histoire du lectionnaire et rappelant les fondements de la théologie catholique, et suivi d’une conclusion qui synthétise ses observations. On trouvera ci-dessous la traduction du relevé. Ce sera un nouveau chapitre de mon texte sur « la réforme liturgique, en quoi elle est irrecevable » (ci-contre, en haut de la colonne de droite).

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La persécution dans le Michigan

L’archevêque de Detroit, Mgr Weisenburger, interdit la messe traditionnelle à partir du 1er juillet dans la dizaine de paroisses où elle était célébrée. Comme de nombreux autres, il se conforme strictement à Traditionis Custodes et met fin aux dérogations qui avaient été accordées de manière provisoire.

La messe traditionnelle ne pourra plus être célébrée que dans une église de Détroit et dans trois chapelles situées au sud, au nord-ouest et au nord-est du diocèse. Le seul véritable sanctuaire sera l’église Saint-Joseph de Detroit tant que l’évêque y tolèrera l’Institut du Christ Roi…

Pour faire bonne mesure, l’archevêque interdit aussi que la messe moderne soit célébrée ad orientem, et il ordonne que les églises qui n’ont pas encore un autel indépendant en aient un dans les « 180 jours » (sic).

Donald Trump prône la liberté religieuse, mais pas l’archevêque de Detroit.

Donald Trump célèbre la Pentecôte

C’est passé inaperçu, même LifeSiteNews ne l’a signalé qu’hier, et j’avoue que je n’avais pas eu l’idée d’y aller voir. Mais Donald Trump a publié le jour de la Pentecôte un message présidentiel, dont voici une traduction.

Aujourd’hui, je m’unis dans la prière aux chrétiens qui célèbrent avec joie la descente du Saint-Esprit à la Pentecôte, l’un des événements les plus sacrés de la foi chrétienne. Nous commémorons l’accomplissement de la mission terrestre de Jésus-Christ et la naissance de son Église sainte et vivante.

À la Pentecôte, 50 jours après la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts le dimanche de Pâques, le Saint-Esprit est descendu sur ses apôtres sous la forme d’un vent puissant, leur donnant le pouvoir de parler en langues et de proclamer la bonne nouvelle de l’Évangile aux pays et aux peuples proches et lointains. « Repentez-vous et soyez baptisés, chacun de vous, au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit », a déclaré avec audace l’apôtre Pierre.

Fortifiés par le courage, la clarté et la grâce de Dieu Tout-Puissant, les apôtres ont continué, dans les années qui ont suivi, à braver d’énormes dangers pour amener les cœurs, les esprits et les âmes à la foi chrétienne, marquant ainsi le début de l’Église, contre laquelle même les forces des ténèbres ne prévaudront pas. Plus de 2.000 ans plus tard, le Saint-Esprit continue de descendre sur tous ceux qui proclament le nom du Christ, leur permettant ainsi de répandre l’Évangile.

Alors que nous célébrons cette glorieuse fête, nous rendons également hommage à tous les chrétiens qui, comme les apôtres, ont volontairement enduré la persécution à cause de leur foi. Mon administration défendra toujours le droit de chaque Américain à adorer Dieu librement et sans crainte. C’est pourquoi j’ai créé le Bureau de la foi de la Maison Blanche et institué avec fierté la Commission de la liberté religieuse de la Maison Blanche afin de protéger et de promouvoir le principe fondateur de la liberté religieuse en Amérique.  Sous ma direction, nous protégeons Dieu dans la sphère publique et encourageons tous les croyants à vivre leur foi librement, ouvertement et sans crainte de persécution.

Alors que nous célébrons le miracle de la Pentecôte et la naissance de l’Église du Christ, nous prions pour que le Saint-Esprit comble notre nation et son peuple d’une grâce abondante, nous apportant la paix, la protection et la présence de Dieu.

Que Dieu vous bénisse et continue de bénir les États-Unis d’Amérique.  Bonne Pentecôte !