Les caves d’Azov

Hier 2 novembre, sur le témoignage d’un soignant (aujourd’hui menacé de mort), des familles de mobilisés et de « déserteurs » ont découvert une résidence près de Kiev où la cave servait de centre de détention clandestin du 1er corps Azov.

Une femme médecin vint sur place et on la voit sur des vidéos supplier à genoux les tortionnaires de la laisser entrer, tandis que la foule grossissait.

Finalement elle a pu entrer, et elle a trouvé au moins 25 hommes entassés dans la cave (en fait une trentaine, selon certains 40). Quatre d’entre eux ont dû être hospitalisés, souffrant de multiples blessures, l’un d’eux ayant la colonne vertébrale brisée.

Les images montrent aussi un garçon de 14 ans complètement hagard et ne tenant pas debout.

L’affaire était assez sérieuse pour que Kyrylo Boudanov, l’ancien directeur du renseignement militaire, aujourd’hui chef de cabinet de Zelensky, aille sur place. Son premier propos a été particulièrement remarqué : « Il y a beaucoup de bâtiments comme ça partout en Ukraine. » A savoir des lieux discrets où l’on amène les hommes kidnappés dans les rues pour les envoyer au front, et ceux qui « désertent » et que l’on punit de diverses manières…

Les observateurs ont remarqué que, dans l’urgence, Boudanov, s’adressant au garçon de 14 ans, s’exprimait… en russe.

Il y a eu une véritable émeute dans la rue, dispersée par la police. Plusieurs véhicules de recrutement ont été endommagés.

Le commandant d’Azov Denys Prokorenko a accusé ceux qui ont divulgué les informations sur le centre de torture de chercher à « dénigrer l’armée ukrainienne et discréditer Azov », soulignant les tentatives des Russes de déstabiliser le pays de l’intérieur.

Lorsque les habitants de Marioupol dénonçaient, en 2015, le centre de torture d’Azov, nos gazettes criaient à la propagande russe. Aujourd’hui qu’un centre de torture d’Azov est découvert près de Kiev, nos gazettes sont muettes. Quant à la propagande ukrainienne, elle dénonce… une « opération russe réussie »…

Interrogé sur la question ce matin, peu avant de rencontrer Zelensky, Friedrich Merz n’était pas à son aise, et il a montré malgré lui qu’il était au courant mais qu’il ne fallait rien dire. Voici in extenso sa réponse, tellement étrange que le Berliner Zeitung a choisi de la reproduire :

« Je n’ai pas une vision complète de l’incident. Il est question d’une privation illégale de liberté et de recours à la violence. L’Allemagne connaît bien ce genre de méthodes. Je tiens à dire… Non. Il ne s’agissait pas d’une déclaration officielle. Je demande qu’elle ne soit pas publiée. Je ne donne pas mon autorisation à cet effet. »

En début d’après-midi, Kyrylo Boudanov a fait savoir que les « instigateurs de ces événements seront sans aucun doute identifiés et punis ».

La femme médecin qui suppliait à genoux a déjà été arrêtée.


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Une réflexion sur “Les caves d’Azov”

  1. Mais cela fait depuis plusieurs décennies, dans le silence assourdissant européen que les salopards bandéristes et affidés agissent ainsi. C’est d’ailleurs rappelé dans l’article mentionnant 2015…Au fond déjà bien avant 2000. Remont aux dates clés et constatons la dégradation allant augmentant en 2011, en 2014 plus encore, plus déchaînés depuis 2022 ..

    Pauvre admirable femmme-médecin qui rejoint les agneaux…je crains vraiment pour son futur. Très vite, on l’oubliera et elle subira. Que Notre-Dame, Notre Seigneur Jésus-Christ l’assistent. Mais il y en a tant qui ont subi et d’autres encore s’ajouteront à la liste des martyrs en ce territoire maudit qui etait bien connu comme pourri, corrompu dès1991….Me rappelle une entité délibérément sans frontières plus au sud-sud-est. Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existés, serait purement….

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