Nous ne parlons plus le même langage

Un article de l’agence TASS

L’autorisation donnée en janvier par la Conférence épiscopale italienne à des homosexuels déclarés de devenir prêtres est un parti pris en faveur d’un programme libéral très éloigné de l’enseignement évangélique, dit le métropolite Antoine de Volokolamsk, chef du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.

« Je ne le cacherai pas : ce que nous observons aujourd’hui dans l’Église catholique dans le contexte des valeurs familiales traditionnelles ne peut que susciter la perplexité et l’inquiétude. »

« Récemment, le Vatican a publié le document Fiducia supplicans, qui introduit une nouvelle pratique pour les catholiques, à savoir la bénédiction des couples de même sexe. La Commission théologique synodale de l’Église orthodoxe russe a analysé le document et publié son rapport, qui contient de nombreux commentaires. Les déviations par rapport à l’éthique familiale chrétienne traditionnelle sont déjà devenues une triste réalité dans de nombreuses confessions protestantes », a souligné le métropolite Antoine.

Selon lui, le thème de l’éthique familiale et des valeurs morales traditionnelles est « l’un des rares sujets sur lesquels l’Église catholique romaine et moi-même pouvons parler, comme on dit, avec le même langage ».

« Depuis de nombreuses années, nous construisons des relations avec l’Église catholique romaine précisément sur la base de sujets qui nous sont communs et de questions sur lesquelles nos positions coïncident. Le danger est que le thème de l’éthique familiale chrétienne traditionnelle ne soit plus à l’ordre du jour. Et si cela se produit, je ne vois pas vraiment de quoi nous pourrions parler avec les catholiques. »

Karoline Claire Leavitt

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Claire Leavitt, 27 ans, a tenu hier sa première conférence de presse. Elle a impressionné la nuée de journalistes par son aisance et sa répartie. Le New York Times (anti-Trump) a même titré : « La porte-parole de la Maison Blanche a fait des débuts d’une solidité à toute épreuve » (steely and unflinchly : d’acier et sans faille). On a pu remarquer qu’elle arborait une croix qui brillait à la lumière : Karoline Leavitt est catholique et ne s’en cache pas.

Extraits d’une interview :

« Le lycée catholique était un endroit incroyable. Il m’a appris la discipline, il m’a rapprochée de ma propre relation avec Dieu, et il m’a également enseigné l’importance du service public et de la participation à la vie de la communauté. »

« Le fait d’avoir reçu une éducation catholique a vraiment formé ce que je suis. Plus tard, j’ai poursuivi cette éducation catholique à l’université. Je suis très fière d’être le premier membre de ma famille à obtenir un diplôme de premier cycle, grâce au travail acharné de mes parents et de ma famille. J’ai fréquenté le Collège Sant-Anselme à Amherst, dans le New Hampshire, et ces valeurs de travail acharné et de détermination m’ont été inculquées dès mon plus jeune âge. Nous allions au travail tous les jours, nous travaillions dur, et rien dans cette vie n’est donné, tout doit être gagné. C’est ce qu’on m’a enseigné très jeune, et ces valeurs m’ont été inculquées et ancrées dans mon éducation catholique, dont je suis très reconnaissante. »

« Ma foi en Dieu me porte. Chaque jour quand je me réveille je fais mes prières et je demande à Dieu de me donner la force dont j’ai besoin pour tenir jusqu’au lendemain. »

« Je suis fièrement pro-vie. Je crois sincèrement qu’il s’agit d’une des questions essentielles auxquelles notre pays et notre monde sont confrontés. La question de la vie est de la plus haute importance. C’est très clair dans notre Constitution. Sans le droit à la vie, rien d’autre ne compte. Nous devons instiller une culture qui apporte, encourage et prend soin de la vie à nouveau, parce que malheureusement la gauche a vraiment dominé le message sur cette question. Il ne s’agit pas de “droits reproductifs des femmes”. Il ne s’agit pas de la “santé des femmes”. Il s’agit de la vie et de sa protection, un point c’est tout. Il s’agit d’une question pour laquelle nous avons la capacité de changer les cœurs et les esprits. Nous devons simplement nous faire entendre davantage à ce sujet. Et gagner la guerre du message parce que, malheureusement, nous l’avons perdue, en particulier avec ma génération de jeunes femmes et de jeunes filles. »

Covington, Kentucky : haro sur la tradition

L’évêque de Covington (nord du Kentucky), Mgr John Iffert, supprime les Missionnaires de saint Jean Baptiste, constitué de deux prêtres et des laïcs, voués à la messe traditionnelle.

La décision a été prise « à la lumière de la lettre apostolique Traditionis Custodes et en réponse au dénigrement constant de la forme actuelle du rite romain par les membres de l’association et au manque de leadership clérical approprié pour l’association ». Bien sûr, il ajoute que les deux prêtres restent incardinés dans le diocèse de Covington et « conservent tous les droits et obligations liés à leur état vocationnel », autrement dit qu’ils doivent rester et célébrer la néo-liturgie…

Le « dénigrement constant » est clairement une calomnie. La petite congrégation s’est installée dans le diocèse en 2011 sous les auspices du précédent évêque, Mgr Roger Foys, qui en 2015 louait leur « merveilleux, merveilleux ministère », leur « amour du Seigneur et leur joie dans le Seigneur, ainsi qu’une merveilleuse révérence, dont on ne voit pas beaucoup d’exemples ».

L’organisation Christ is King Action ministries souligne que la suppression de ce groupe est « l’interruption soudaine et injuste d’un ministère qui a fait preuve d’une fidélité inébranlable envers l’Église », et que la « réconciliation réussie d’une communauté catholique entièrement indépendante avec l’Église » était l’une de leurs réalisations les plus remarquables.

Le 28 août dernier, Mgr Iffert célébrait une messe pour le lobby LGBT « Les catholiques embrassent tous les enfants de Dieu – un ministère pour les familles favorisées ». Sic.

Les soviétiques profanateurs de Kiev

Les représentants du gouvernement ukrainien sont descendus au niveau des fonctionnaires soviétiques de l’antichristianisme. Ce qui est logique, puisqu’ils persécutent le clergé et les fidèles et leur enlèvent leurs églises au motif que ces églises « appartiennent à l’Etat »… depuis l’époque soviétique.

La directrice de la « Réserve de Tchernihiv » (c’est ainsi qu’ils appellent les ensembles architecturaux religieux), Natalia Rebrova, a ironisé sur les vieilles moniales qui se trouvent encore dans le monastère. Le personnel de la réserve, dit-elle, est sans cesse sur le territoire du monastère et « effectue le travail qu’il doit faire ». Les moniales, qui sont là « illégalement », sont « captives de la propagande, captives de l’idée qu’elles sont là pour toujours », parce que « la direction du monastère a pris en otage les nonnes âgées et les manipule ». Et elle ricane : « Nous entendons dire que nous reviendrons toujours »…

Un journaliste lui dit que d’un point de vue seulement humain, on peut les comprendre, puisqu’elles sont des religieuses, qu’elles se trouvent dans leur sanctuaire et qu’elles veulent vivre selon leurs croyances. Réponse : « Si vous vivez dans un État, vous êtes un citoyen de cet État, vous aimez cet État, vous devez respecter les lois de cet État. D’un point de vue purement humain, on peut comprendre les erreurs, mais lorsque vous avez une œuvre à réaliser, c’est très difficile à comprendre. »

Puis elle s’est vantée que l’expulsion des fidèles de la cathédrale a permis à l’Etat de prendre les reliques des saints pour les profaner. Elle a osé dire sans frémir, en bonne fonctionnaire bolchevique : « J’aimerais souligner qu’au début de l’année 2024, les reliques de trois saints de Tchernihiv ont été inscrites au registre de l’État. Pour la première fois en Ukraine, le ministère de la Culture a pris une telle décision. Ce sont des pièces à conviction spécifiques, qui sont systématiquement examinées par des experts en la matière, des anthropologues. »

Alors que les orthodoxes condamnaient le fait que des films soient projetés dans la cathédrale, elle avait déclaré auparavant que les projections de films continueraient.

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Des représentants de la commission d’État pour l’inventaire des « biens de la réserve historique et architecturale d’État de Kremenets-Pochayiv » ont tenté une nouvelle fois aujourd’hui d’entrer dans la laure de Potchaïev. Une nouvelle fois ils ont été refoulés par des fidèles et des moines accompagnés d’avocats, au motif qu’ils n’ont aucune base légale pour le faire.

Olga Routkovskaïa, directrice adjointe de la commission et représentante du ministère de la culture, a déclaré qu’en réponse aux actions des fidèles, un groupe d’enquête et d’opération sera appelé sur le site pour enregistrer les « obstructions au travail de la commission ».

Les représentants de la Laure rappellent qu’ils sont les détenteurs légaux de ce bien et qu’ils l’utilisent strictement pour l’usage auquel il est destiné. Le hiérodiacre Pitirim a expliqué que le ministère de la Culture lui-même s’était retiré de la détermination de la personnalité juridique des parties au contrat. Ainsi, tant qu’il n’est pas précisé qui est l’héritier légal des droits de propriété, il est illégal de procéder à l’inventaire.