« Etre orthodoxe en Bretagne »

J’avais annoncé l’émission de France 2 Orthodoxie du 1er septembre Etre orthodoxe en Bretagne, sur la paroisse Sainte-Anne de Lanion et son curé le P. Maxime le Diraison. On peut la voir jusqu’à la fin du mois sur le site de France TV, ou sur le site Orthodoxie.com. C’est à voir, surtout pour les Bretons… Voici quelques extraits des propos du prêtre.

« Pour moi, orthodoxie et identité bretonne, la « celtitude », ne pouvaient pas être opposées. Parce que ce sont ma mère et mon père, pourrait-on dire. Je savais très bien que ce pays avait été fondé par des saints, par des hommes de Dieu, des hommes qui aimaient Dieu, qui cherchaient Dieu. Et que ce pays, les noms de lieux qui en portent la trace, avaient été fécondés, organisés, embellis, ordonnés, par des chrétiens « orthodoxes ». Etre breton et être orthodoxe sont en continuité totale. J’ajoute même que pour moi l’esprit des Bretons, des Celtes en général, pour ce qu’il en reste, est très proche de l’état d’esprit, de la mentalité, de la sensibilité qu’on peut trouver chez les orthodoxes, notamment chez les slaves. »

« La présence ecclésiale, orthodoxe en profondeur, est partout en Bretagne… Tréguier, en breton, c’est Lan Treguer, c’est-à-dire la laure, la laure c’est la fondation monastique, et le premier évêque-abbé du Trégor est arrivé ici au VIe siècle comme la plupart des saints fondateurs de Bretagne, car les sept premiers évêchés sont d’abord des fondations monastiques et leurs territoires. (…) C’est le premier modèle de l’Eglise bretonne du temps des saints et des rois. Et pour nous orthodoxes, faire mémoire de ce grand saint fondateur qu’était saint Tugdual, qui a organisé le monachisme dans toute cette partie nord de la Bretagne, qui était le premier royaume breton, le royaume de Domnonée, qui signifie tout simplement seigneurie… »

« Saint Yves n’est pas un saint des Eglises indivises comme la plupart des saints les plus anciens, mais est certainement depuis des siècles le saint dans lequel se reconnaissent le plus les Bretons, le plus vénéré par le peuple breton. (….) Pour nous les orthodoxes, saint Yves manifeste quand même l’Evangile dans toute sa force. Saint Yves c’est l’ami des pauvres, c’est l’exemple des prêtres, et pour moi qui suis breton et prêtre, prêtre orthodoxe, bien sûr saint Yves représente une figure idéale. (…) Comme on dit en breton : Na n’eus ket unan evel sant Erwan : il n’y a pas de saint comme saint Yves. »

« Cette chapelle (de Kerfons) est particulièrement appréciée, visitée, parce qu’elle abrite le plus beau jubé du Trégor. Le jubé, c’est la barrière de chœur, qui parfois en Basse Bretagne a connu un développement, une ornementation artistique exceptionnelle, et les Bretons, dans leur extrême Occident très conservateur, très traditionaliste, ont conservé ce jubé qui est une trace, une descendance, de cette iconostase que nous avons dans nos églises orthodoxes. (…) Ça nous rappelle que dans cet Occident médiéval l’organisation de l’espace était encore assez proche de notre sensibilité et de notre culture spirituelle orthodoxe. »

Des chrétiens qui réagissent

Communiqué du diocèse de Raška et Prizren (l’un des plus anciens diocèses serbes, qui s’étend au Kosovo), à propos de l’Ulpiana Fest, censée apporter « l’expérience de la période ancienne et culturelle, en la combinant avec l’art contemporain, (…) voyage qui nous aide à mieux comprendre nos racines, en offrant une nouvelle perspective qui renforce notre lien avec notre patrimoine et notre identité culturelle ».

Le diocèse de Raška et Prizren a accueilli avec consternation la nouvelle que le Festival d’Ulpiana de cette année, dans le parc archéologique de l’ancienne ville romaine d’Ulpiana, près de Gračanica, a commencé par un spectacle néo-païen au cours duquel trois grandes croix ont été incendiées.

Cet acte infâme et sans précédent est une profonde insulte à tous les chrétiens, et en particulier à notre peuple dans la municipalité à majorité serbe de Gračanica, où se trouve ce site archéologique. L’incendie des croix nous rappelle les temps terribles de la persécution des chrétiens par les païens, mais aussi la destruction systématique des sanctuaires orthodoxes serbes au Kosovo et en Métochie à notre époque. Dans une vague d’attaques de vandalisme menées par des extrémistes albanais du Kosovo, des dizaines d’églises ont été détruites et incendiées, dont les croix ont été incendiées et démolies. Des croix ont également été brisées dans de nombreux cimetières chrétiens. L’incendie de croix dans les environs immédiats du monastère de Gračanica est une insulte à la foi chrétienne et une menace directe.

Cet acte de mauvais goût et d’un vandalisme extrême n’a rien à voir avec l’héritage de l’Ulpiana de Justinien – Justiniana Secunda – dans lequel on peut voir les vestiges d’une basilique et d’un baptistère paléochrétiens, qui ont été érigés à l’endroit même où saints Flore et Laure ont été martyrisés et crucifiés. Flore et Laure ont été les premiers martyrs chrétiens dans cette région. Dans la région à majorité musulmane du Kosovo-Métochie, une telle profanation publique du symbole chrétien le plus saint au nom d’un art pervers ne fait que montrer l’irresponsabilité totale de ceux qui ont organisé cet événement et remet en question leur capacité à prendre soin de l’ancien patrimoine chrétien. L’héritage de l’ancienne Ulpiana se poursuit depuis des siècles par le monastère voisin de Gračanica, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui se dresse non loin de l’ancienne Ulpiana depuis 700 ans comme témoignage de la foi chrétienne.

La messe de Lanciano…

Lanciano est connu dans le monde entier pour avoir été le théâtre du plus célèbre miracle eucharistique de l’histoire. Il y a dans l’archidiocèse de Lanciano-Ortona une aumônerie scolaire et universitaire, qui célébrait le 25 août la « messe » à la Costa dei Trabocchi, le littoral le plus proche de Lanciano( avec manifestement plus d’adultes que d’étudiants).

Et celle du 18 août a sûrement beaucoup plu à François, quand on voit que le prêtre offre l’hostie consacrée (si tant est que ces mots aient encore un sens) au soleil levant…

Nous avons commencé notre dimanche avec une perspective différente, comme le sont les perspectives de la vie.

Nous avons laissé la place à l’aube, à la lumière du jour qui se lève, différente de la précédente et tout aussi riche d’espoirs et de projets.

Une lumière de renouveau, de joie et un hymne à la Création que nous défendons !

Poussée laïcarde

Le lycée de l’Immaculée Conception de Pau, montré du doigt en février par Libération, est sur la sellette. Cinq syndicats avaient dénoncé « le non-respect des obligations contractuelles qui lient l’ensemble scolaire Immaculée Conception-Beau Frêne de Pau à l’État » : confessions organisées durant le temps scolaire, cours d’instruction religieuse tenant du catéchisme avec des questions liées à l’existence de Dieu (sic), et une conférence de Reynald Secher qui était selon le rectorat « une approche révisionniste de l’Histoire » puisqu’il y était question d’un « génocide vendéen ».

Le directeur a été convoqué à Bordeaux jeudi par le conseil académique dans le cadre d’une procédure disciplinaire. L’audience a duré de 14h30 à 0h20. Sic.

Les avocats de l’établissement ont produit une quarantaine de pages de conclusions. Le conseil académique a émis un avis, et la rectrice doit décidera des suites à donner sous 10 jours.

Deux éléments sont étonnants. Le premier est qu’on a affaire à une école catholique sous contrat où il y a encore un enseignement catholique, ce qui devient très rare. Le second, beaucoup plus étonnant, est que la direction ne se met pas à plat ventre devant les autorités laïcardes avec force protestations de politiquement correct. Le directeur écrit dans sa lettre aux parents et aux élèves : » J’ai âprement défendu la réputation de l’Immaculée Conception, de ses professeurs, de son personnel, réfuté point par point la vacuité des trois griefs (…). Nul n’est dupe de l’origine et de la finalité des articles calomnieux et malveillants parus par deux fois dans Libération depuis février. (…) »

Sacrilège

On l’apprend seulement maintenant, par LifeSiteNews. Du 25 au 28 juin dernier, l’assemblée de la soi-disant Eglise anglicane d’Amérique du Nord s’est tenue à l’université Saint-Vincent de Latrobe, en Pennsylvanie. Une université toujours officiellement bénédictine, prolongement de son abbaye, l’« archi-abbaye Saint-Vincent » : le premier monastère bénédictin fondé aux Etats-Unis. Les « eucharisties » ont été célébrées dans la chapelle de l’université, dans le gymnase, et aussi, la plus solennelle, dans la vénérable basilique du monastère. Avec des hommes déguisés en très diverses sortes de clercs, des femmes en prêtres, et le nouvel « archevêque » élu dans la crypte…

La soi-disant Eglise anglicane d’Amérique du Nord est une scission de la soi-disant Eglise épiscopale américaine et de la soi-disant Eglise anglicane du Canada. C’est une « Eglise conservatrice » qui refuse la soi-disant ordination épiscopale d’homme invertis ou de femmes. Elle dit avoir 128.000 fidèles.

Ni l’université ni le diocèse n’ont mentionné cette parodie sacrilège sur leur site internet. Interrogé par LifeSiteNews, le diocèse a répondu que l’évêque n’avait rien à voir avec cette affaire. L’université a répondu qu’elle n’avait rien à en dire.

LifeSiteNews fait remarquer que la basilique Saint-Vincent figure aussi dans la liste des paroisses « LGBTQ-friendly » de New Ways Ministry.