Le pape du panthéisme climatique

La « vidéo du pape » pour le mois de septembre :

« Prions pour le cri de la Terre. Si nous prenions la température de la planète, elle nous dirait que la Terre a de la fièvre. Elle est malade, comme toute personne malade. Mais sommes-nous à l’écoute de cette douleur ? Entendons-nous la douleur des millions de victimes des catastrophes environnementales ? Ce sont les pauvres qui souffrent le plus des conséquences de ces catastrophes, eux qui sont contraints de quitter leur foyer à cause des inondations, des vagues de chaleur ou des sécheresses. Faire face aux crises environnementales provoquées par l’homme, telles que le changement climatique, la pollution ou la perte de biodiversité, exige des réponses non seulement écologiques, mais aussi sociales, économiques et politiques. Nous devons nous engager dans la lutte contre la pauvreté et la protection de la nature en changeant nos habitudes personnelles et celles de notre communauté. Prions pour que chacun d’entre nous écoute avec son cœur le cri de la Terre et les victimes des catastrophes environnementales et de la crise climatique, en s’engageant personnellement à prendre soin du monde qu’il habite ».

« Prions pour le cri de la Terre. » Prions qui ? Quoi ? On ne saura pas. Prions dans le vide ? Prions la matière ? Prions Pachamama ? Prions Gaïa qui est « malade, comme toute personne malade », pour qu’elle se réveille et anéantisse les hommes ?

Où est Dieu ? Où est le Christ ? Où est la Croix ?

Où est l’Eglise ?

Les « évangéliques » et le Saint Suaire

Le site américain Orthodox Reflexions publie souvent des articles intéressants, parfois excessifs (on dirait « intégristes » chez nous), la plupart du temps trop longs… Le dernier paru explique fort bien, grâce à la tradition des icônes, pourquoi les évangéliques rejettent violemment toute idée d’une authenticité du Saint Suaire. En voici une traduction.

Le Suaire de Turin a refait parler de lui récemment lorsqu’une nouvelle étude, publiée dans la revue Heritage, a daté l’origine du tissu à 2.000 ans. Cela ne prouve pas de manière concluante que le suaire est bien le drap mortuaire du Christ. Cependant, cette étude place le tissu au bon endroit, au bon moment, pour qu’il soit authentique.

Ce ne sont pas tous les catholiques romains, et certainement pas tous les chrétiens orthodoxes, qui acceptent le Suaire comme une véritable relique de la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Cependant, qu’ils acceptent ou rejettent le Suaire, les discussions entre catholiques romains et orthodoxes sont le plus souvent civiles. Il n’y a pas d’enjeux particulièrement importants d’un côté comme de l’autre. Si le Suaire est réel, il s’agit d’une relique authentique de plus, originaire de Jérusalem, qui s’est retrouvée en Italie à la suite des Croisades. Il n’y a là rien de nouveau. Si le Suaire est un faux, ce n’est qu’une fraude pieuse de plus dans une histoire vieille de 2 000 ans, déjà jalonnée de tant d’autres. La foi de chacun n’est pas en jeu.

Cependant, de nombreux évangéliques sur l’espace en ligne n’ont pas pris les derniers résultats des tests sur le Suaire avec autant de sérénité. Presque immédiatement, les apologistes évangéliques se sont mis à attaquer violemment l’authenticité du Suaire. L’intensité de cette réaction a quelque peu surpris de nombreux orthodoxes et catholiques romains. Ils ont souvent posé la question suivante : « Pourquoi sont-ils comme ça ? ». L’explication la plus courante est celle d’un parti pris anticatholique. (J’utiliserai cette expression dans le sens d’anti-romain et d’anti-orthodoxe dans ce cas-ci.) Il y a certainement du vrai dans cette explication. L’évangélisme est souvent réactif à l’égard de tout ce qui est perçu comme « catholique », qu’il s’agisse d’art, d’un calice, de vêtements, d’écrits patristiques du premier siècle ou même de l’architecture des églises. « Catholique = mauvais » pourrait bien être la devise officielle de l’évangélisme.

Mais dans le cas du Suaire, le simple sectarisme anticatholique n’explique pas tout. Le Suaire présente un défi qui peut réellement détruire l’évangélisme. Un fait dont beaucoup d’entre eux sont parfaitement conscients à un certain niveau, même s’ils refusent de l’exprimer clairement.

Attendez, quoi ? L’authenticité du Suaire pourrait-elle menacer l’existence même de l’évangélisme ? Absolument. Deux raisons majeures viennent immédiatement à l’esprit.

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