Maria Zakharova sur Macron

Lors de son point de presse hebdomadaire, Maria Zakharova a été interrogée sur les propos de Macron sur Poutine, « un prédateur, c’est un ogre à nos portes » :

« Nous voyons constamment des déclarations étranges du président français à l’égard de la Russie. Parfois, elles dépassent les limites non seulement du raisonnable, mais aussi de la décence, devenant des insultes vulgaires à l’égard de la Russie et de son peuple. »

On peut le vérifier ici, c’est à 2h34. (Le « point de presse » de Maria Zakharova dure plus de trois heures.) Et ce n’est que le début d’un développement sérieux sur la responsabilité française dans ce qui se passe en Ukraine.

La coopération américano-russe

Vladimir Poutine était hier à Sarov, au grand centre nucléaire russe, où il a prononcé un discours sur le sujet. Mais il a dit aussi :

« Nous avons plusieurs entreprises, notamment la société Novatek, qui est l’une de nos grandes entreprises actives dans le domaine de la liquéfaction du gaz naturel. Il convient de noter que ce travail est mené en coopération avec de nombreux partenaires, tant européens qu’asiatiques. À ce propos, nous discutons avec nos partenaires américains de la possibilité de collaborer dans ce domaine, non seulement dans notre zone arctique, mais aussi en Alaska. »

Il a ajouté que la Russie dispose actuellement de technologies uniques dans ce domaine, qui intéressent ses partenaires, notamment aux États-Unis.

D’autre part, lors de la conférence de presse qui a suivi, il a précisé :

« La Russie n’a pas de “pays hostiles“. Nous avons des “élites hostiles“ dans certains pays. »

Statistiques de la fuite en Russie

La porte-parole du ministère russe de l’Intérieur, Irina Volk, à propos du « visa humanitaire » instauré par Poutine pour accueillir en Russie les personnes qui fuient la dictature woke des pays occidentaux :

« Ces personnes s’intéressent de plus en plus à la possibilité de s’installer dans notre pays. Depuis la signature du décret, plus de 1.800 étrangers ont demandé un permis de séjour temporaire et 1.300 décisions ont été prises. Les étrangers qui ont demandé un permis sont principalement des citoyens allemands (369 personnes), lettons (185), américains (163), français (136), italiens (133), estoniens (87), britanniques (87), sud-coréens (78), canadiens (78) et lituaniens (64). »

Le plus grand nombre de demandes a été déposé à Moscou (594), à Saint-Pétersbourg (300), dans la région de Moscou (186) et dans la région de Krasnodar (176).

En Russie, même le rap est national et chrétien

Le rappeur MACAN, 23 ans, très célèbre en Russie, a sorti le mois dernier son sixième album. Sur scène, il manifeste son patriotisme (première vidéo : Gloire à la Russie) et sa foi (deuxième vidéo : « Seigneur, que ta sainte volonté soit faite »).

Les inscriptions sur les vidéos :

« Alors que je pensais assister à un concert de MACAN, je me suis retrouvé à une fête patriotique. »

« Le moment où le respect pour MACAN a atteint des sommets. »

Les deux grands

La rencontre entre Trump et Poutine ne pouvait pas se terminer mieux. C’est impressionnant. Trump était manifestement mal à l’aise. Mais il a résisté à l’Etat profond. Héroïquement, pour un politicien (mais un politicien qui est homme d’affaire et veut faire des affaires avec la Russie). Pour prendre la mesure de la situation, il suffit par exemple de rappeler que Mike Pence, son ancien vice-président, juste avant la rencontre, avait republié son tweet de février 2024 : « Poutine est un criminel de guerre qui ne comprend que la force. L’invasion brutale et non provoquée de l’Ukraine par la Russie a tué ou blessé des centaines de milliers d’Ukrainiens, hommes, femmes et enfants. La brutalité de la Russie doit être contrée par la force américaine. »

Or Donald Trump a même explicitement abandonné tout idée de « cessez-le-feu » au profit d’un véritable « accord de paix », et il a chaleureusement remercié « Vladimir » d’être venu. En sachant qu’il allait être vilipendé par toute la presse occidentale et accusé d’avoir remis Poutine sur le devant de la scène internationale. Voici l’intégralité de leurs propos suite aux trois heures d’entretien :

D’emblée, Vladimir Poutine a évoqué l’histoire commune des Etats-Unis et de la Russie en Alaska. Et il l’a fait aussi en acte. Il a rendu hommage aux pilotes russes qui s’entraînaient avec les pilotes américains pendant la guerre. En fléchissant le genou et en se signant devant chaque tombe.

Et il a voulu rencontrer l’archevêque de l’Eglise orthodoxe russe de l’Alaska (qui est un ancien pasteur méthodiste américain). Après lui avoir transmis les salutations du patriarche Cyrille, il lui a remis deux icônes, une de saint Germain (Herman) le missionnaire russe de l’Alaska au début du XIXe siècle, et une de la Dormition de la Mère de Dieu dont c’était la fête. L’archevêque Alexis lui a donné quant à lui une icône qui lui avait été offerte quand il a été ordonné évêque au Mont Athos…