Quand la propagande craque

Lu dans un article du Tagesspiegel, journal allemand impeccablement russophobe et engagé à fond dans le soutien à l’Ukraine (article de Tobias Mayer, citant le reporter canadien Neil Hauer) :

Les Ukrainiens sont confrontés à un autre problème : les civils ukrainiens qui hébergent des soldats russes. « Les civils pro-russes qui soutiennent l’ennemi constituent un problème majeur dans ces villages situés sur la ligne de front », écrit Neil Hauer. Ceux qui n’ont pas encore fui aident l’armée russe. Le commandant ukrainien a rapporté un cas où des soldats russes ont été « chaleureusement accueillis » dans une maison située à l’ouest de la position ukrainienne. Le danger venait donc soudainement d’une nouvelle direction.

Poutine

Vladimir Poutine a voulu passer son 73e anniversaire avec des officiers supérieurs. Cela a commencé par une prière à la cathédrale Saints Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg, qu’il avait choisie parce que c’est la nécropole impériale de la famille Romanov, et il a déposé des fleurs sur la tombe de Pierre Ier le Grand.

 Poutine, sa santé, ses sosies

A l’occasion de l’anniversaire de Vladimir Poutine, la chaîne allemande Welt demande à son correspondant Christophe Wanner s’il n’y a pas des signes de fatigue chez Poutine. Réponse :

« Eh bien, je n’en vois aucun. Poutine fait beaucoup d’exercice, il nage, il dispose d’une salle de sport spéciale au Kremlin, qu’il a récemment montrée à la télévision d’État russe. Le président russe est vraiment en bonne forme physique. Des rumeurs persistantes circulent en Russie selon lesquelles il serait malade, mais cela dure depuis des années et nous voyons que Poutine continue de bien gérer sa fonction, ce qui signifie qu’il est en bonne santé. Et si cela ne change pas, il n’y aura pas de changement de pouvoir en Russie dans les années à venir. Je ne vois aucune opposition ni aucun coup d’État en gestation. »

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Cela dit, il faudrait savoir de quel Poutine on parle. Il y a deux ans, Zelensky affirmait que le vrai Poutine était mort et qu’on ne voyait que des sosies. Justement, les sosies ont organisé une petite cérémonie au Kremlin pour l’anniversaire de Poutine. Mais le vrai Poutine, s’il existe, n’est évidemment pas celui qui salue ses sosies…

La Russie toujours plus isolée

Quelque 85 pays ont confirmé leur participation à la Semaine russe de l’énergie, qui se tiendra du 15 au 17 octobre à Moscou.

Anton Kobyakov, conseiller présidentiel et secrétaire exécutif du comité directeur du forum :

« À l’heure actuelle, 5.000 représentants de 85 pays ont confirmé leur participation à la Semaine russe de l’énergie. L’intérêt pour ce forum ne cesse de croître : l’année dernière, à la même période, plus de 2.200 représentants de 58 pays avaient confirmé leur participation. Le forum se tiendra cette année sur le thème “Créer ensemble l’énergie de l’avenir”. Notre pays se prépare à accueillir des représentants des milieux d’affaires et de la recherche, des personnalités politiques et des experts, afin de discuter ensemble des problèmes et des défis actuels auxquels sont confrontés les secteurs nationaux et mondiaux des combustibles et de l’énergie, et de partager leurs opinions sur les tendances et les perspectives de coopération dans ce domaine. »

Les valeurs communes

Un extrait de la longue séance de questions réponses de Vladimir Poutine au Forum de Valdai. C’’est sa réponse à Tara Reade, une Américaine qui travaillait avec le sénateur Joe Biden et qui a dû fuir après les accusations qu’elle portait contre lui. Elle a aujourd’hui la nationalité russe et travaille pour RT.

« Vous avez mentionné les valeurs communes et la façon dont nous traitons les personnes qui viennent de différents pays et qui souhaitent vivre ici et qui partagent ces valeurs communes avec nous. Vous savez, dans notre culture politique, il y a eu beaucoup de bonnes choses, des choses contestables… Ainsi, le document d’identification des citoyens de l’empire russe n’avait pas de champ pour la nationalité. Le passeport soviétique l’avait, mais pas le passeport russe. Il avait la religion. Il y avait une valeur commune, une valeur religieuse, l’appartenance à la religion chrétienne orientale, la religion orthodoxe. Bien sûr, il y avait d’autres valeurs, mais c’est celle-là qui déterminait le type de valeurs que vous partagiez. C’est pourquoi aujourd’hui, peu importe que quelqu’un vienne de l’est ou de l’ouest, s’il partage nos valeurs il est de chez nous et c’est ainsi que nous allons le traiter. »