Les sanctions, ça marche…

Extraits d’un article de Bloomberg :

Le brut russe Oural, fleuron de la Russie, se négocie à sa plus faible décote par rapport aux prix de référence depuis le lancement de l’opération militaire spéciale du Kremlin contre l’Ukraine en 2022, ce qui suggère que les nouvelles sanctions de l’UE n’ont jusqu’à présent eu aucun impact.

Selon les données compilées par Bloomberg, le brut expédié depuis les ports occidentaux russes s’est négocié ces derniers jours avec une décote moyenne de 11,45 dollars le baril par rapport au prix de référence de la mer du Nord. Il s’agit de l’écart le plus faible depuis février 2022.

Cette décote s’est même réduite après que l’UE a annoncé ce mois-ci ce que la haute diplomate du bloc, Kaja Kallas, a qualifié d’« un de ses plus forts » plans de sanctions contre la Russie. Afin de limiter l’afflux de pétrodollars dans les caisses du Kremlin, Bruxelles va abaisser son plafond de prix du pétrole russe de 60 à 47,60 dollars le baril et interdire les importations de produits pétroliers fabriqués à partir du brut russe. L’Oural s’échangeait au-dessus de 58 dollars la semaine dernière.

Il est peut-être trop tôt pour évaluer l’impact du 18e train de sanctions de l’UE contre Moscou. Le nouveau plafonnement des prix devrait entrer en vigueur le 3 septembre, tandis que l’interdiction d’acheter des produits pétroliers fabriqués à partir de brut russe ne prendra effet que fin janvier prochain.

« Je m’attends à ce que la décote augmente à nouveau à partir du 3 septembre, mais probablement pas beaucoup, à moins que les Européens ne trouvent un moyen de la faire respecter », a déclaré Ronald Smith d’Emerging Markets Oil & Gas Consulting Partners LLC. « L’Europe et les États-Unis ont des raisons de veiller à ce que les sanctions ne soient pas trop efficaces. L’arrêt des exportations russes entraînerait nécessairement une flambée des prix du pétrole pour tous. »

Provocation LGBT à Moscou

Trois jeunes gens, dont deux déguisés en filles, ont fait irruption dans la cour du monastère Sretenski de Moscou. Ils sont restés un quart d’heure, essayant de parler avec un prêtre, pour finir par l’insulter, et se moquant des fidèles. Et enregistrant de brèves vidéos pour leur propagande « trans », où ils sont de dos, mais l’une montre de près le visage des deux « filles ».

Une enquête a été ouverte par le ministère de l’Intérieur et le FSB. Les actes de ces crétins pourraient être qualifiés d’atteinte aux sentiments religieux, ce qui est passible de poursuites pénales.

Et peut-être ont-ils délibérément choisi le monastère Stretenski, et dans ce cas leur geste est particulièrement ignoble. Il s’agit d’un des plus anciens monastères russes, avec une nouvelle très grande cathédrale « édifiée sur le sang » des nouveaux martyrs russes, près de la Loubianka.

Poutine

Dans le cadre de la Journée de la flotte russe, hier, Vladimir Poutine a visité la cathédrale stavropégiale Saint-Nicolas de Kronstadt. Il a vénéré l’icône de saint Nicolas et allumé un cierge pour les marins défunts.

Il a ensuite visité la frégate Amiral Grigorovitch et a remercié les marins qui la nuit précédente ont détecté et repoussé une attaque de drones ukrainiens : cette attaque qui a conduit à annuler la grande parade nautique, pour ne pas donner à Zelensky une occasion de réjouissance facile (il y a eu néanmoins un mort et trois blessés – tous civils, dans la région).

La Hongrie se tourne vers la Serbie et la Russie

Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères :

« Nous allons de l’avant avec nos partenaires serbes et russes pour construire un nouvel oléoduc entre la Hongrie et la Serbie. Alors que Bruxelles interdit l’énergie russe, coupe les liens et bloque les routes, nous avons besoin de plus de sources, de plus de routes. La Hongrie ne sera pas victime de ces décisions désastreuses. »

Les Journées royales de Iekaterinbourg

Comme chaque année à Iekaterinbourg, c’était hier et aujourd’hui les « Journées royales », le 17 juillet étant le jour du massacre de Nicolas II et de sa famille et le jour de la fête liturgique de la famille impériale martyre. La nuit dernière a eu lieu la solennelle divine liturgie des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale édifiée « sur le sang », et à partir de 2h30 la procession de 21 km jusqu’au lieu où les dépouilles furent jetées, et où a été édifié un monastère. Et encore une divine liturgie ce matin à 9 h. Et cet après -midi il y avait un spectacle musical et poétique, un concert, une pièce de théâtre… Il y avait là diverses personnalités, dont Maria Lvova-Belova, commissaire présidentielle aux droits de l’enfant de la Fédération de Russie, 12 évêques et de nombreux prêtres, et plus de 40.000 fidèles.

Le métropolite Vincent de Tachkent, le métropolite Eugène de Iekaterinbourg, et à côté de lui Constantin Malofeïev, organisateur des journées.