Leur Europe

Vu sur Euractiv.

Dans la rubrique « Santé » : comment tuer plus de bébés. La commission des Droits de la femme du Parlement européen a voté par 26 voix contre 12 en faveur de la création d’un mécanisme permettant « d’aider les femmes contraintes de se rendre à l’étranger pour interrompre leur grossesse ».

Le Parlement européen votera en décembre une résolution sur le sujet. Laquelle sera transmise à la Commission.

Si la Commission prend la décision de subventionner le tourisme abortif, elle agira une fois de plus en violation du traité européen et du fameux état de droit. Mais c’est devenu une habitude.

*

Cela s’ajoutera au « prêt de réparation » basé sur les 140 milliards d’euros d’actifs souverains russes immobilisés, qui provoquera une riposte russe immédiate.

Ce n’est pas seulement la guerre contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien, c’est jusqu’à la faillite totale de l’UE.

Des journalistes sourds…

Hier Vladimir Poutine a rencontré des soldats blessés dans un hôpital. Il leur a montré les deux icônes qui lui ont été offertes le jour de son anniversaire par des soldats qui ont échappé à la mort grâce à ces icônes. Puis il a longuement parlé avec eux. Dans la partie publique, il a indiqué que l’armée russe était prête à accueillir des journalistes étrangers à Koupiansk et à Pokrovsk, pour qu’ils voient par eux-mêmes l’état d’encerclement des troupes ukrainiennes (des milliers de soldats dans chaque ville) nié par la propagande ukrainienne. Puis il a rappelé l’essai réussi du missile à propulsion nucléaire qui a parcouru 1.400 km (« avec un réacteur 1000 fois moins puissant que celui d’un sous-marin »), soulignant que cette avancée technologique servirait aussi dans la vie civile et se trouve déjà intégré au programme spatial, et il a ajouté qu’hier (le 28 octobre) a été testé avec succès un drone sous-marin à propulsion nucléaire, le Poséidon, plus puissant que le missile intercontinental Sarmat, alors qu’il n’y a déjà rien dans le monde qui soit comparable au Sarmat. Et Poutine demande alors d’enlever les caméras : « Nous allons parler entre nous. »

Si je rapporte tout cela, c’est parce que les journalistes ont abondamment évoqué le Poséidon, mais qu’ils n’ont rien dit de la proposition que Poutine venait de leur faire. Pas un mot. Pas la moindre réponse. Ils n’iront pas. Ils ne feront pas leur travail. Parce qu’ils doivent protéger la propagande ukrainienne, et non dire la vérité. Voici exactement ce que Poutine a proposé en vain :

« En deux endroits, comme vous le savez, à Koupiansk et à Krasnoarmeïsk, l’ennemi est bloqué par encerclement. J’ai évoqué la question avec les commandants, et ils ne voient pas d’objection à envoyer des représentants des médias dans la zone d’encerclement, des journalistes étrangers et des journalistes ukrainiens, afin qu’ils voient de leurs propres yeux ce qui se passe là, afin qu’ils soient convaincus de l’état d’encerclement des troupes ukrainiennes, et afin que les dirigeants politiques de l’Ukraine prennent des décisions appropriées quant au sort de leurs citoyens et de leurs soldats. Nous sommes seulement préoccupés par une chose, qu’il n’y ait pas de provocations du côté ukrainien. Nous sommes prêts à interrompre les hostilités pendant plusieurs heures, afin que ces groupes de journalistes entrent dans la partie encerclée, voient ce qui s’y passe, parlent aux soldats ukrainiens, et repartent. La seule question est de savoir si la partie ukrainienne est prête à cela. »

(Il est regrettable que les Russes continuent d’appeler Pokrovsk « Armée rouge », alors que le nom donné par les Ukrainiens fait référence à la Protection de la Mère de Dieu…)

A la Conférence de Minsk

La IIIe Conférence internationale sur la sécurité eurasienne s’est ouverte aujourd’hui à Minsk, avec des délégations d’une quarantaine de pays (dont la Hongrie, représentée par son ministre des Affaires étrangères) et de sept organisations internationales.

Voici quelques propos intéressants d’Alexeï Chevtsov, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe.

« À mon avis, la question la plus difficile est la volonté des pays occidentaux de respecter leurs engagements. Nous avons vu à plusieurs reprises des États quitter des organisations internationales, puis y revenir après un changement de parti au pouvoir, modifiant ainsi radicalement leur politique étrangère. Même sans changement de pouvoir, les exemples négatifs sont nombreux. Par exemple, les participants européens aux accords de Minsk n’avaient pas l’intention de les mettre en œuvre. L’accord sur la non-expansion de l’OTAN vers l’est a été rejeté sur la base du principe « un gentleman a donné sa parole, un gentleman l’a retirée ».

« Dans tous les cas, une solution devra être trouvée. Elle sera collective et tiendra compte des intérêts de tous les pays et peuples d’Eurasie. Malheureusement, les élites européennes ne sont pas encore prêtes pour cela. Elles préfèrent dépenser des milliards dans le projet ukrainien et détruire leur propre économie. »

« D’une manière ou d’une autre, nous devrons réorganiser l’architecture de sécurité en Eurasie, soit en construisant un système commun avec nos voisins occidentaux, soit en établissant un mécanisme d’interaction clair et prévisible. Un système commun n’est pas encore envisageable, mais nous devons essayer. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe est une région à la souveraineté limitée, où la plupart des pays ne sont pas indépendants dans leurs décisions. »

« Il y avait un certain espoir dans les années 1960 et 1980, lorsque les puissances européennes ont réussi à résister aux tentatives des États-Unis de dicter leurs conditions. Par exemple, l’Allemagne a refusé de déployer des armes nucléaires américaines sur son territoire, l’URSS a construit des gazoducs et des oléoducs pour l’Occident, qui ont fonctionné jusqu’à récemment. Il y avait un échange intensif de technologies et le système de sécurité collective fonctionnait relativement normalement, y compris dans le cadre de l’OSCE. »

« Après l’effondrement de l’URSS, l’Europe avait une occasion unique de devenir l’un des centres du monde multipolaire émergent. Malheureusement, l’Europe a choisi de suivre l’exemple des États-Unis en tentant d’établir un modèle mondial unipolaire, de mettre en œuvre une mondialisation à l’occidentale et d’orchestrer la « fin de l’histoire », c’est-à-dire d’établir un système qui lui permettrait d’exercer une domination idéologique, technologique et militaire et d’exploiter les ressources du reste du monde. C’est dans ce paradigme que l’Europe et l’Occident collectif ont fonctionné au cours des dernières décennies. »

Le gaz interdit…

Alors que le 19e paquet des sanctions contre la Russie prévoit l’interdiction du gaz russe à partir du 1er janvier 2027, les données du Centre for Research on Energy and Clean Air font apparaître que depuis le début de la guerre en Ukraine jusqu’au mois dernier l’Union européenne a été le premier importateur de GNL russe (50%), suivie de la Chine (22%) et du Japon (18%).

L’UE a été également le premier acheteur de gaz par gazoduc : 35%, suivie par la Chine (35%) et la Turquie (29%).

Montant des achats de gaz russe par l’UE : 42 milliards de dollars.

En ce qui concerne le pétrole russe, l’UE est le deuxième acheteur derrière la Chine, mais cela ne se voit pas dans les statistiques, où le deuxième importateur de pétrole russe est l’Inde… à laquelle nous achetons le pétrole russe, raffiné, beaucoup plus cher…

Quand on va à Moscou…

Le patron de LifeSite, John-Henry Westen, s’est rendu à Moscou. Depuis lors il publie une série de vidéos du « John-Henry Westen Show » qui selon l’idéologie officielle occidentale ne peuvent qu’être étiquetées « propagande russe ».

Les voici dans l’ordre chronologique :

— « Ils traitent les enfants comme de l’or. » des familles catholiques qui FUIENT en Russie ?

— « Un renouveau catholique près du Kremlin ».

— Rencontre avec la Lila Rose russe : la force pro-vie en Russie.

— Le renouveau moral de la Russie : de la capitale de l’avortement à la nation pro-vie.

— La Russie est-elle devenue davantage pro-vie que les Etats-Unis ?

— Est-ce que la Russie est l’avenir de l’Europe chrétienne ?

La dernière est un entretien avec Fabrice Sorlin. Les deux précédentes sont des entretiens avec un prêtre orthodoxe.

A quoi s’ajoute une vidéo de LSNTV (LifeSiteNews TV) qui reprend un entretien de John-Henry Westen avec Angelika Karetkina sur SPAS TV, la chaîne fédérale de l’Eglise orthodoxe russe.